Navigateur et explorateur hollandais, né vers 1603 à Lutjegast, près de Groningue, probablement mort avant le 22 octobre 1659, certainement avant le 5 février 1661.
Entré au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientales vers 1633, Abel Janszoon Tasman accomplit son premier voyage d'exploration dans l'île de Céram (auj. Seram, en Indonésie) en tant que capitaine de la Mocha en 1634. Cinq ans plus tard, il navigue sous les ordres de Mathijs Hendrickszoon Quast lors d'une expédition partie à la recherche des hypothétiques îles de l'or et de l'argent à l'est du Japon, puis participe à une série d'expéditions commerciales au Japon, à Formose, au Cambodge et à Sumatra. Le gouverneur-général des Indes orientales hollandaises, Anthony van Diemen, lui confie alors le commandement du plus ambitieux voyage d'exploration hollandais dans l'hémisphère Sud.
En 1642, des navigateurs hollandais ont déjà découvert plusieurs pans discontinus de la côte occidentale de l'Australie mais ils ignorent si ces terres sont insulaires ou rattachées à l'hypothétique continent austral du Pacifique. Tasman est chargé d'élucider la question en suivant des instructions tirées du journal de Frans Jacobszoon Visscher, son premier pilote. Il a ainsi pour ordre d'explorer l'océan Indien d'ouest en est, au sud de la route commerciale habituelle, de poursuivre vers l'est (si cela s'avère possible) pour vérifier s'il existe un passage maritime praticable vers le Chili, de redécouvrir les îles Salomon aux mains de la Couronne espagnole et enfin d'explorer la Nouvelle-Guinée.
Partant de Batavia (actuelle Djakarta, Indonésie) le 14 août 1642 avec deux navires, le Heemskerk et le Zeehaen, Tasman fait voile vers l'île Maurice (5 septembre-8 octobre), avant de mettre le cap vers le sud, puis l'est, atteignant ainsi la latitude la plus australe de son périple, soit 490, vers la longitude 940 est. Gouvernant ensuite vers le nord, il aborde le 24 novembre à une terre importante, située à 42020' de la latitude sud. Après en avoir contourné les côtes méridionales, […]
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