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Écrit par : Jean-Pierre BORDIER
Né dans l'Orléanais, Abbon, encore enfant, est offert par ses parents au monastère bénédictin de Fleury (aujourd'hui Saint-Benoît-sur-Loire) où il vient enseigner après avoir étudié à Paris et à Reims. Appelé à diriger l'école abbatiale de Ramsay (Yorkshire), il revient à Fleury pour en être bientôt élu abbé (988). Son œuvre se confond, dès lors, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Spirituelle française, originaire d'une grande famille de bourgeois parisiens, Barbe Avrillot, mariée à seize ans à Pierre Acarie, conseiller du roi et adhérent de la Ligue, fut mère de six enfants et mena une vie de piété et de dévotion qui fit de son hôtel de la rue des Juifs, à Paris, un centre du renouveau mystique : elle y reçut Benoît de Can ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né au pays d'Herbauge, en Poitou, Amand fut, très jeune, moine dans l'île d'Yeu, puis clerc à Tours et ermite à Bourges. Il connut des moines irlandais et adopta en grande partie leur mode de vie. En 629, il fut ordonné évêque sans siège fixe, pour évangéliser le nord de la Gaule, avec l'appui des rois francs, de Dagobert surtout, auquel néanmoins ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Né à Bethsaïde Julia en Galilée, mort vers 60-70 à Patras, dans la région d'Achaïe (Grèce), saint André est l'un des douze apôtres de Jésus, frère de Simon (qui deviendra l'apôtre Pierre). Dans les Évangiles synoptiques (Évangiles selon saint Matthieu, saint Marc et saint Luc), il est rapporté que Pierre et André sont appelés par Jésus alors qu'il ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Franciscain espagnol, Juan de los Angeles occupa de hautes charges dans son ordre : provincial, prédicateur de l'impératrice Marie, confesseur du monastère des Descalzas Reales à Madrid. Imbu de culture classique il n'en est pas moins profondément inscrit dans la tradition mystique franciscaine (celle de saint Denis, de saint Bonaventure et de Hug ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Les informations concernant les vies des parents de la Vierge Marie, Anne et Joachim, proviennent de récits apocryphes : le Protévangile de Jacques (iie s. apr. J.-C.) et l'Évangile de la nativité de Marie (iiie s. apr. J.-C.). Selon ces sources, Anne (en hébreu Hannah) naît à Bethléem, en ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
Qu'importe qu'Antoine (Fernando) soit né en 1195 ou en 1191 puisqu'on est démuni pour en trancher, ou qu'il soit de lignée noble et puissante comme il est de tradition hagiographique ? Compter Godefroy de Bouillon dans sa parenté n'ajouterait rien à celui qui fut plus vraisemblablement simple fils de Lisbonne. Le paradoxe est qu'un des saints les ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Il naquit à Qeman, au sud de Memphis en Égypte, de parents chrétiens aisés. Ces derniers étaient morts, quand Antoine, âgé de dix-huit ans, fut frappé par l'appel du Christ dans l'Évangile et vendit ses biens, assurant à sa sœur de quoi vivre et distribuant le reste. Il se mit sous la direction d'un vieillard qui lui apprit à partager son temps en ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
D'une grande famille apparentée aux rois mérovingiens, Arnoul naquit à Lay-Saint-Christophe, près de Nancy. De sa femme Doda, fille du comte de Boulogne, il eut deux fils, Anségisel et Cloud. Le premier épousa une fille de Pépin de Landen, et de leur descendance naquit Charlemagne. Personnage en vue comme administrateur de domaines royaux, Arnoul ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Probablement né à Rome, mort le 26 mai 604 à Canterbury, dans le Kent (Angleterre), saint Augustin, parfois appelé Austin, est le premier archevêque de Canterbury, apôtre de l'Angleterre et fondateur de l'Église chrétienne d'Angleterre du Sud. De naissance sans doute aristocratique, Augustin est prieur du monastère bénédictin de Saint-André à Rome ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MESLIN
Aurelius Augustinus est né le 13 novembre 354, à Thagaste (aujourd'hui Souk-Ahras en Algérie) ; il est mort le 28 août 430 dans sa ville épiscopale d'Hippone, assiégée par les Vandales (aujourd'hui Annaba). C'est un Romain d'Afrique, qui a vécu, dans une constante fidélité à la civilisation romaine, l'effondrement de l'Empire d'Occident. Telle est ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Figure importante de l'Église primitive dont l'activité fut liée de très près à celle de saint Paul. Barnabé (en grec : Barnabas) apparaît pour la première fois dans les Actes des Apôtres (iv, 36-37) : « C'était un lévite originaire de Chypre. Il vendit son champ, en apporta le montant et le déposa aux pieds des Apôtres. » On le retrouve ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Capucin anglais, auteur spirituel. D'origine protestante, converti au catholicisme, il doit émigrer et se réfugier à Douai ; son entrée chez les Capucins parisiens (1587) coïncide avec le renouveau de l'ordre en France (Ange de Joyeuse, Léonard de Paris, Honoré de Champigny). Ordonné en 1593, il devient le conseiller des mystiques parisiens groupé ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Aîné de quinze enfants, Benoît-Joseph Labre naquit à Amettes (Pas-de-Calais) dans une famille modeste. Aimant la prière et la solitude, à seize ans, il manifesta le désir d'être trappiste. Ses parents s'y opposèrent. À dix-huit ans, il entra à la chartreuse du Val-Sainte-Aldegonde : on ne voulut pas le garder. Il se rendit à pied à la Grande Trapp ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fille aînée d'un meunier ruiné et devenu journalier, souvent sans travail, Bernadette Soubirous eut, dès l'âge de quatorze ans, dans une grotte sur les bords du gave de Pau, près de Lourdes, plusieurs apparitions (la première, le 11 févr. 1858) d'une jeune fille entourée d'un halo de lumière qui finit par lui dire, le 25 mars : « Je suis l'Immacul ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI
Noble siennois de la lignée des Albizzeschi, Bernardin fut en Italie le prédicateur de son siècle. Entré chez les Franciscains en 1402 à l'issue d'une maladie où il fut visité par un songe, il déploya de 1405 jusqu'à sa mort une activité aussi intense que variée au service de son ordre et d'un idéal religieux dont la coloration lui valut quelques ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELUMEAU
Célèbre de son vivant, Bérulle tomba dans l'oubli après sa mort et passa de mode assez vite. Ses Œuvres complètes publiées en 1644 ne connurent que deux rééditions au xviie siècle. Mais Henri Bremond a réhabilité, au début du xxe siècle, « le maître de tant de saints, le docteur de tant de docteurs ... Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
Jean Fidanza, dit Bonaventure, né à Bagnoregio (près d'Orvieto) en 1217, étudie à la faculté des arts de Paris de 1236 à 1242. En 1243, il entre dans l'ordre des Franciscains à Paris et poursuit ses études de théologie jusqu'en 1248, sous la direction d'Alexandre de Halès. Bachelier biblique de 1248 à 1250, il commente à Paris l'Évangile selon Luc ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Mystique millénariste, proche de l'aile dite « spirituelle » du mouvement franciscain, Naprous Boneta s'apparente par l'esprit aux visionnaires cisterciennes que l'orthodoxie du xiiie siècle avait su se concilier. Mais l'exaltation de sa pensée, prônant la pauvreté volontaire selon le message de François d'Assise, coïncide avec ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Archevêque de Mayence, apôtre de la Germanie et réformateur des Églises franques. Boniface est le nom pris par le moine anglo-saxon Winfrid, lors de son premier voyage à Rome (718-719). Il était né vers 675 près d'Exeter, où, très jeune, il devint moine, avant de passer à l'abbaye de Nursling près de Winchester. Il reçut une très bonne instruction ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Birgitta Persson est née en Suède, près de Norrtälje, dans une illustre famille. Son père, Birger Persson, était gouverneur de la province d'Uppland ; sa mère appartenait à la famille régnante des Folkung. Dès son enfance, Birgitta fut habitée de songes mystiques. Lui apparut, en particulier, le Christ en croix, vision qui devait orienter sa vie. ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fondateur de l'ordre des Chartreux, né à Cologne, où, jeune encore, il devint chanoine de Saint-Cunibert. Venu à Reims pour étudier, Bruno fut nommé écolâtre vers 1056. De son enseignement fort apprécié on ne connaît que des commentaires des Psaumes et des Épîtres de saint Paul. L'archevêque de Reims, Manassès de Gournay, prélat simoniaque et indi ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
C'est avec sa Passion que sainte Catherine apparaît dans l'histoire. D'après ce récit, l'empereur Maxence passant à Alexandrie en Égypte ordonna à tous ses sujets d'offrir des sacrifices aux idoles. Catherine, alors âgée de dix-huit ans, était fille du roi Costos et avait appris les sciences et les arts, connaissait les poètes et les phil ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
En 1551 paraissait à Florence le livre intitulé Vita mirabile e dottrina santa della Beata Caterina de Genova, dont les chartreux de Bourg-Fontaine donnaient la traduction française en 1598. Ce Corpus catharinianum, qui devait être postérieurement divisé (la Vie, le Dialogue spirituel, le Traité du Purgatoir ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Religieuse italienne, célèbre par son action durant le Grand Schisme et par ses expériences mystiques. Avant-dernière de vingt-cinq enfants, Catherine Benincasa naquit à Sienne probablement le 25 mars 1347. Son père, teinturier, et sa mère, fille d'un poète, jouissaient d'une petite aisance. Catherine avait six ou sept ans quand le Christ lui appa ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Sainte Cécile est l'une des plus célèbres martyres romaines des premiers temps de l'Église et l'une des plus discutées d'un point de vue historique. Active au iiie siècle, sainte Cécile serait, selon une légende de la fin du ve siècle, une patricienne romaine qui, dès son enfance, aurait consacré sa vie à Di ... Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
Né à Isernia (Campobasso), Pierre de Morrone devient moine bénédictin au monastère de Faifoli (province de Bénévent) ; il en sera l'abbé de 1276 à 1279. À plusieurs reprises, il fait de longues expériences de vie érémitique en plusieurs endroits, notamment sur le mont Morrone, dans les Pouilles, et sur le mont Maiella, près de Sulmona. Le 5 juille ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Césaire naquit sur le territoire de Chalon-sur-Saône dans une famille gallo-romaine chrétienne. À dix-huit ans, il devint clerc à Chalon. Deux ans après, il se fit moine dans l'île de Lérins. Bientôt, on le nomma économe, mais son administration rigoureuse suscita de telles réclamations qu'il fut destitué. Il se livra alors avec ardeur au travail, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
C'est probablement durant la persécution de Dèce, en 250, que saint Christophe subit le martyre à « Samon », ville dont on ignore l'emplacement, dans la province de Lycie, au sud-ouest de l'Asie Mineure. On sait qu'il était honoré dans cette région au ve siècle. D'après la légende grecque, Christophe était un barbare anthropoph ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Claire naquit à Assise de la noble famille des Offreduccio. Le 18 mars 1212, dimanche des Rameaux, à Sainte-Marie-des-Anges, elle fit vœu de chasteté et de pauvreté entre les mains de François, converti depuis quatre ans. Il la confia à des moniales de saint Benoît, la mettant ainsi à l'abri des poursuites de sa famille. Quelques années plus tard, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né sans doute en Macédoine bulgare, Clément accompagne Constantin-Cyrille et son frère Méthode dans leur mission en Grande-Moravie. En 885, à la mort de Méthode, il est expulsé avec ses compagnons. Boris Ier-Michel l'accueille à Preslav et lui confie la christianisation de la Macédoine du Sud-Ouest, qui échappe encore à la hiérarchie gr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse du roi des Francs Clovis Ier, sainte Clotilde joua un grand rôle dans la conversion de son mari au christianisme. Elle est la petite-fille du roi des Burgondes Gondioc, lequel, relié aux rois Wisigoths, partage leur arianisme. À la mort de ce dernier, le royaume est divisé entre ses quatre fils : Gondebaud, Godegisèle, Chilpéric ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Déjà âgés, Robert Boylet et Marguerite Moyon eurent une fille qu'en l'honneur de saint Nicolas ils appelèrent Nicolette, mais qui fut connue sous le diminutif de Colette. À sa mort en 1399, son père, charpentier de l'abbaye de Corbie, confia sa fille à l'abbé. Ce dernier voulut la marier, elle refusa. Après plusieurs essais de vie religieuse, elle ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Un des plus grands missionnaires de l'Église celte à la fin du vie siècle et au début du viie, saint Colomban fut à l'origine d'un renouveau de la vie monastique et de la spiritualité laïque sur le continent. Élevé au monastère de Bangor (comté de Down) en Irlande, il quitte ce pays vers 590 avec douze moine ... Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
Évêque chrétien et docteur de l'Église, neveu de l'évêque Théophile d'Alexandrie. Après des études classiques et théologiques, Cyrille mena peut-être pendant un certain temps la vie monastique, puis devint clerc. Son oncle l'amena en 403 à Constantinople au concile du Chêne, qui déposa Jean Chrysostome. À la mort de Théophile, en 412, Cyrille fut ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Pape d'origine espagnole, Damase est né vers 304 à Rome, et mort le 11 décembre 384 dans cette même ville. Il occupe une charge de diacre sous le règne de son prédécesseur, le pape Libère (352-366), et accompagne celui-ci en exil lorsque l'empereur Constance II le déporte de Rome pour son refus de l'arianisme, doctrine qui niait la consubstantiali ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Proche des anabaptistes, dont il s'éloigne cependant par son mysticisme, Denck apparaît, à bien des égards, comme un précurseur de la libre-pensée. En butte à l'animosité de tous les partis, il dégage de son propre scepticisme une attitude chrétienne débarrassée de la rigueur des dogmes et fondée sur le respect mutuel des individus. Relevant les m ... Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
Né probablement au début du iiie siècle à Alexandrie de parents païens, disciple d'Origène et successeur de l'évêque Héraclas sur le siège d'Alexandrie (247), Denys — appelé « le Grand » — connaît la persécution sous Philippe l'Arabe (248) ; puis sous Dèce, il se cache en Libye ; pendant la persécution de Valérien, il est exilé ... Lire la suiteÉcrit par : Sebastian BULLOUGH
Fondateur de l'ordre des Frères prêcheurs (Dominicains), Domingo de Guzmán est né vers 1170 à Caleruega (Castille), dans une famille noble. Il étudie la théologie à Palencia. Vers 1196, il entre comme chanoine dans le chapitre du diocèse d'Osma, dont il devient le sous-prieur quelques années plus tard. En 1203, Dominique accompagne son évêque en m ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Compagnon de voyage puis de captivité de saint Frumentius, premier évêque d'Éthiopie, Édésius n'a pas été vénéré comme saint alors que Frumentius devint un saint très populaire. Quand Frumentius alla rendre visite à saint Athanase, patriarche d'Alexandrie, Édésius rentra dans sa ville de Tyr et c'est là qu'il raconta leur aventure à Rufin, qui est ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fille du roi de Hongrie, André II, Élisabeth fut, à l'âge de quatre ans, fiancée au fils du landgrave de Thuringe, Louis, qui en avait onze, et conduite au château de la Wartburg. Landgrave en 1217, Louis épousa Élisabeth en 1221 ; elle avait quatorze ans. Les deux époux eurent trois enfants : en 1222, Hermann, le futur landgrave ; en 1224, Sophie ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né en Limousin, dans la petite ville de Chaptelat (au nord de Limoges), d'une famille gallo-romaine, Éloi fit son apprentissage d'orfèvre à l'atelier monétaire de Limoges, puis vint à Paris travailler sous les ordres du trésorier royal. C'est là que, chargé de réaliser pour le roi Clotaire II un trône d'or incrusté de pierreries, il fut assez habi ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
« Je me sentis tout de suite comme chez moi ; tout fut compréhensible et sensible autour de moi. » Ainsi Clemens Brentano note l'impression qu'il retire de sa rencontre avec Anna Katharina Emmerick, le 24 septembre 1818. De fait, le poète vagabond vient de trouver son havre pour quelques années. Il va demeurer auprès de la stigmatisée, du printemp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Nisibe (Mésopotamie) de parents chrétiens, Éphrem subit profondément l'ascendant du rude et tendre évêque de sa ville natale, Jacques (303-338). De cette époque date probablement sa vocation de « moine à domicile », comme on en trouve beaucoup d'exemples dans son milieu. Sous Vologèse (346-361), le successeur de Jacques, il est un maître en r ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Pendant quarante-six ans, Étienne aurait été ermite à Muret, près d'Ambazac (Haute-Vienne), vivant de bouillie de seigle et d'eau, portant une cuirasse à même la peau, se servant des mêmes vêtements toute l'année et couchant dans une fosse creusée dans la terre. Il recevait beaucoup de visiteurs venus lui demander des consolations, des secours, de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Issu de la noble famille de Harding, Étienne naquit à Meriot dans le comté de Dorset (Angleterre). Il entra à l'abbaye voisine de Sherborne, la quitta quelques années plus tard pour aller en Écosse, puis se rendit à Paris pour étudier. De là, il fit le pèlerinage de Rome. Au retour, il se fixa à Molesmes, où l'abbé Robert cherchait désespérément u ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Déjà âgés, Jacques Alexis dit Martolilla et Vienna di Fuscaldo, habitants de Paola, près de Cosenza en Calabre, eurent un fils auquel ils donnèrent le nom de François. Son enfance fut pieuse. À douze ans, il passa un an chez les Frères mineurs de San Marco Argentano. Malgré les instances des Frères, il ne voulut pas y rester. En 1429, il alla avec ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Urbain COMBY
François Xavier est l’un des sept compagnons qui prononcent le vœu de Montmartre autour d’Ignace de Loyola en 1534. Dans l’e sprit de la règle de fondation de la Compagnie de Jésus (1540), il est désigné comme missionnaire pour les Indes. Arrivé à Goa en 1542, sans connaître les langues ni les cultures indiennes, il baptise plusieurs milliers de pe ... Lire la suiteÉcrit par : Henri BERNARD-MAITRE
Né dans un castillo (gentilhommière campagnarde), Javier en Navarre, François (Francisco de Yasu y Javier) était le sixième enfant d'un docteur en droit de l'université de Bologne, employé au service du souverain français Jean d'Albret. Deux de ses frères se compromirent dans les troubles militaires qui précédèrent l'annexion de la Navarre à l'Esp ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Au temps de l'empereur Constantin, un certain Meropios de Tyr, accompagné de ses deux disciples Frumentius (ou Frumence) et Édésius, fut, en revenant des Indes, obligé d'aborder au port d'Adoulis en Éthiopie (au sud de Massaouah). Passagers et matelots furent tous massacrés à l'exception de Frumentius et d'Édésius, qui furent réduits en esclavage ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
À la fin du xixe et au début du xxe siècle, plusieurs historiens érudits ont étudié la vie de sainte Geneviève et se sont violemment affrontés au sujet de sa valeur historique. La transmission du texte est très difficile, il y a au moins trois recensions dont les rapports sont mal établis. Cependant, il ne s ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
L'extraordinaire popularité dont saint Georges a joui au Moyen Âge est due à des légendes tellement invraisemblables que la congrégation des Rites prescrivit, en 1960, de supprimer tout ce qui en était passé dans l'office divin ; mais contrairement à ce que beaucoup crurent, cette décision ne mettait nullement en doute la réalité du personnage, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
À cinq ans, vers 1261, Gertrude fut placée à l'abbaye de Helfta, près d'Eisleben en Saxe. Elle y mourut probablement le 17 novembre 1302 (ou 1301). Gertrude n'a rempli aucune charge importante, ni dans le monastère ni en dehors, mais c'est l'une des plus grandes mystiques qu'ait connues l'Église catholique. Son œuvre écrite est censée comprendre s ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Georges Florent, qui devait ajouter aux noms de son grand-père et de son père celui de son arrière-grand-père maternel l'évêque de Langres, Grégoire (mort en 539 env.), naquit à Clermont en Auvergne le 30 novembre 538 (ou 539). Il appartenait à la vieille noblesse gallo-romaine, mais sa famille ne dédaignait pas de servir les rois barbares. Son pè ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né en Arménie, Grégoire fut élevé chrétiennement à Césarée de Cappadoce, se maria et eut deux enfants. Quand Tiridate remonta sur le trône de ses pères, Grégoire l'accompagna en Arménie. Le roi, qui était païen, voulut restaurer les fêtes de la déesse Anahit. Chrétien, Grégoire refusa d'y participer. Il fut jeté dans une fosse, où il resta enfermé ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Poétesse et mystique flamande de la première moitié du xiiie siècle, Hadewijch est l'auteur de poèmes d'inspiration courtoise, de lettres et de visions où l'amour, traité en thème privilégié, tend à se substituer à Dieu, au terme d'une expérience extatique dont l'expression passionnelle est rendue avec une particulière sensuali ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Frère mineur, auteur spirituel, né dans le sud des Pays-Bas. En 1445, Harphius est recteur de l'institut des frères de la Vie commune de Delft, au Val Saint-Jérôme, puis recteur d'une nouvelle maison organisée à Gouda. Lors d'un voyage à Rome, en 1450, il est frappé par le renouveau religieux en cours chez les franciscains de l'Aracaeli et entre d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
On n'a conservé ni écrit, ni enseignement d'Hilarion, mais le récit de sa vie, composé vers 386-391 par saint Jérôme, a enchanté des générations de lecteurs. Celui-ci a certainement amplifié le rôle de son héros et exploité des traits légendaires ; c'est justement ce qui a fait le succès du récit. Né près de Gaza en Palestine, Hilarion, à quinze a ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Née à Bermersheim, près d'Alzey, en Hesse (ses ancêtres étaient barons du lieu), Hildegarde fut confiée, à huit ans, aux bénédictines de Disibodenberg. À quinze ans, elle reçut le voile des moniales et, à trente-huit ans, fut élue abbesse (1136). Elle fonda en 1147 un nouveau monastère dans un lieu moins agréable, à Rupertsberg, et y transféra sa ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
En 212, Origène, de passage à Rome, avait voulu entendre le célèbre prêtre Hippolyte. Celui-ci eut l'adresse de glisser dans son discours l'éloge de son illustre auditeur : c'est ainsi qu'Hippolyte apparaît dans l'histoire. On ne sait rien de sa jeunesse ni de sa formation théologique ; on constate qu'en ce début du iiie siècle ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
De très grande famille, probablement apparenté aux Pépin, Hubert était sans doute marié quand il fut élu évêque de Maastricht vers 705. Il travailla à extirper de son diocèse les restes d'idolâtrie. Le 24 décembre 717 (ou 718), il transféra de Maastricht à Liège les reliques de son prédécesseur immédiat, le martyr Lambert. Liège devint ainsi siège ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Appartenant à la famille des comtes de Semur en Brionnais, Hugues fut moine à Cluny à quinze ans, prêtre à vingt, grand prieur aussitôt après et abbé de Cluny à vingt-cinq ans, en 1049. Il devait occuper cette charge soixante ans, déployant une activité extraordinaire et portant Cluny à son apogée. Excellent diplomate, il fut le conseiller écouté ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Deuxième successeur de Pierre comme évêque d'Antioche, selon une liste communiquée par Eusèbe de Césarée, Ignace ne nous est guère connu que par ses lettres qui ont été conservées ; celles-ci ont d'ailleurs été transmises dans des recensions de différentes longueurs ; la grande majorité des critiques s'accorde aujourd'hui à estimer authentique la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Né à Orléans, Isaac Jogues est admis à dix-sept ans chez les jésuites de Rouen, où Louis Lallemant est maître des novices. Ses notes et les récits de ses biographies révèlent un prêtre profondément marqué par la spiritualité ignatienne, et par cette mystique de l'Esprit saint qui est caractéristique des disciples de Lallemant. Ordonné prêtre en 16 ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Un des plus grands spirituels de l'Orient chrétien où son influence reste vivante, comme le prouve l'étude du père Justin Popovitch, « La Connaissance de Dieu chez saint Isaac », dans la revue orthodoxe Contacts (nos 69 et 70). De l'homme lui-même, on ne sait presque rien, sinon qu'il fut, au viie siècle, év ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fondateur de l'Institut des frères des écoles chrétiennes. Aîné de onze enfants, né à Reims, dans une famille de négociants et de magistrats, créé chanoine à seize ans, Jean-Baptiste de La Salle fit de longues et solides études dans sa ville natale d'abord, puis à la Sorbonne à Paris, tout en s'occupant de ses six jeunes frères et sœurs, orphelins ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Prêtre italien, fondateur des Salésiens, saint Jean Bosco est l'un des grands éducateurs du xixe siècle. Né à Castelnuovo d'Asti, en Piémont, il ne put faire d'études, sa famille étant très pauvre, qu'avec l'aide de bienfaiteurs ou avec l'argent qu'il avait gagné en travaillant. Ordonné prêtre en 1841, Jean Melchior Bosco fut d ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Moine au mont Sinaï pendant un demi-siècle, Jean doit son surnom à son œuvre majeure, L'Échelle (en grec klimax) du paradis, véritable somme de la vie ascétique qui résume trois siècles d'expérience monastique, en se fondant surtout sur celle du Sinaï. L'Échelle commence par le « renoncement au monde » et s'élèv ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
On voit souvent dans saint Jean Damascène l'auteur de la première Somme théologique. Certes la Source de la connaissance a servi de manuel en Orient pendant le Moyen Âge byzantin, cependant que, trois fois traduite en latin du xie au xiiie siècle, elle facilitait, par son usage du vocabulaire aristo ... Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
Fondateur des Frères hospitaliers, né à Montemor-o-Novo (Portugal), orphelin de bonne heure, Juan Ciudad est berger, puis soldat. Converti, il se fait propagandiste d'écrits édifiants, à Grenade. Un sermon de saint Jean d'Ávila (1537) le pousse à de telles manifestations de contrition qu'il est enfermé à l'hôpital. Découvrant ainsi la cruauté de c ... Lire la suiteÉcrit par : Louis COGNET, Bernard SESÉ
L'un des premiers religieux de la réforme des Carmes déchaux, saint Jean de la Croix, fut pris dans les violentes controverses qui, dans son ordre, opposèrent les réformés aux mitigés, et il eut, par là, une existence dramatique. Mais il connut, jeune, les plus hauts sommets de l'expérience mystique, et il exprima ses états intérieurs en des poème ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BERTHELOT DU CHESNAY
Né à Ri, près d'Argentan, Jean Eudes est le fils d'un chirurgien de campagne et le frère aîné de François, sieur de Mézeray, historien. Après avoir été l'élève des Jésuites au collège de Caen, il entre à l'Oratoire (1623). Il s'adonne aux missions paroissiales, en basse Normandie surtout. Il en estime les résultats éphémères, si le clergé des paro ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né à Dardilly (Rhône), Jean Marie Vianney fit sa première communion dans le village voisin d'Écully en 1799, au cours d'une messe célébrée clandestinement. Il travaillait la terre avec son père. Il voulait être prêtre. En 1807, il commença de pénibles études chez le curé d'Écully, Charles Balley, un ancien génovéfain de grande valeur et de vertu a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Fondatrice de la Visitation. Issue d'une grande famille de parlementaires de Dijon, Jeanne Frémyot épouse en 1592 le baron de Chantal ; le couple a six enfants lorsque le baron meurt dans un accident de chasse, en 1601 ; après une période de crise spirituelle, Jeanne de Chantal rencontre François de Sales en 1604 et participe à ses projets de fond ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Un récit en honneur au xviiie siècle raconte que Jean dit Népomucène naquit à Pomuk ou Népomuk en Bohême. Ses parents étant âgés, sa naissance fut miraculeuse. Très pieux, il fit de solides études qu'il couronna à Prague par les doctorats en théologie et en droit canon. Après un mois passé dans la prière, il fut ordonné prêtre ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LARDET
Après Ambroise de Milan († 397), avant Grégoire le Grand (vie s.), et avec son contemporain (et correspondant) Augustin, Jérôme appartient à ce « quatuor » des Pères latins, qui se sont vu conférer par excellence le titre de docteurs de l'Église. Seul d'entre eux, il n'avait été ni évêque ni pape. L'exception a valeur d'indice. ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Humaniste et prélat anglais célèbre par la résistance qu'il opposa, au nom de sa fidélité au pape et à l'Église catholique, à Henri VIII d'Angleterre en refusant de reconnaître la suprématie royale et l'abolition de la juridiction pontificale sur l'Église d'Angleterre. Ordonné prêtre en 1491, John Fisher se distingua comme érudit, comme prédicateu ... Lire la suiteÉcrit par : André DUVAL
Prêtre italien, né à Bra (Piémont), mort à Chieri, fondateur d'un grand hôpital turinois et de divers instituts religieux qui poursuivent en Italie son action charitable. Cottolengo est ordonné prêtre à Turin le 8 juin 1811. Après quelques années de ministère rural, puis d'études théologiques, il décide de se consacrer au service des infirmes et d ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Connu par les Évangiles, particulièrement par celui de Matthieu, Joseph, l'époux de Marie, était, selon la « généalogie de Jésus », de la race de David. Il aurait exercé le métier d'ouvrier en bâtiment (en grec, tektôn : charpentier, menuisier, etc.). Fiancé à Marie, il reconnut le fils de cette dernière, Jésus, lorsque, selon le récit év ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Ermite et auteur mystique. Anglaise née à Norwich, où elle passe sa vie comme recluse, Julienne a une série de visions au cours d'une maladie grave (1373). Elle en rédige deux récits (l'un court et l'autre long, celui-ci vingt ou trente ans après le premier). Ces récits traitent des mystères les plus profonds de la foi chrétienne (prédestination, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Mystique anglaise, connue par le récit de sa vie, qu'elle a dicté à deux secrétaires différents (et en deux temps). Le manuscrit de Margery Kempe, dont des morceaux choisis avaient paru en 1901 à Londres sous la forme d'un « court traité », ne fut publié qu'en 1936 (version modernisée, sous le titre Margery Kempe) et 1940 (édition critiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Vers 671, à la pire époque d'anarchie des royaumes francs, l'évêque de Tongres, Théodard, qui résidait habituellement à Maastricht, fut assassiné. Il eut pour successeur Lambert, né dans une grande famille française qui avait fourni plusieurs comtes. En 675, Childéric II, roi d'Austrasie, dont le pouvoir s'était étendu sur la Neustrie et la Bourgo ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Neveu de l'évêque de Poitiers Dido et élevé à la cour, Léger fut d'abord archidiacre de Poitiers, puis abbé de Saint-Maixent. Vers 663, la reine Bathilde le nomma évêque d'Autun. Il se montra bon évêque, mais en même temps partisan convaincu de l'autonomie du royaume de Bourgogne. Le maire du palais de Neustrie, Ébroïn, tenta d'imposer à la Bourgo ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fondatrice, avec saint Vincent de Paul, des Filles de la Charité, Louise de Marillac était née hors mariage de Louis de Marillac, conseiller au parlement ; elle eut une enfance peu heureuse et fut très profondément affectée quand elle comprit les circonstances de sa naissance. Elle fut d'abord élevée chez les dominicaines de Poissy. Après la mort ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né en Provence, d'une grande famille, Maïeul se réfugia à Mâcon, ses domaines ayant été ravagés par les Sarrasins. Il étudia à Lyon, puis devint archidiacre de Mâcon. Il entra à Cluny, où, quelques années plus tard, en 948, l'abbé Aymar, devenu presque aveugle, se l'adjoignit et le fit élire abbé. Maïeul continua l'œuvre de réforme des monastères ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Mael (Maol) Maedoc Ua Morgair, nom qu'on a transposé en Malachie, naquit à Armagh en Irlande du Nord. Il fut le disciple d'un reclus, puis d'évêques qui s'efforçaient d'introduire dans l'île les règlements de l'Église romaine. Ce fut, cependant, en vertu des vieux usages irlandais que Malachie obtint l'abbaye de Bangor par l'héritage d'un oncle. E ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Vénéré dans l'Église orthodoxe comme un confesseur de la foi, saint Marc Eugenikos, métropolite d'Éphèse, formé à la célèbre Académie patriarcale, fut marqué par la tradition palamite et plus particulièrement par la pensée de Nicolas Cabasilas. Celui-ci assumait et rectifiait l'apport augustinien, tardivement connu en Orient, par la notion du salu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Religieuse visitandine qui eut, par ses révélations, une grande influence sur la dévotion au Sacré-Cœur. Née à Verosvres, dans le Charolais, où son père était notaire, Marguerite Alacoque entra en 1671 à la Visitation de Paray-le-Monial et y fit profession l'année suivante. En 1673, elle eut ses premières apparitions : le Christ l'instruisait sur ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Brûlée le 1er juin 1310 à Paris, Marguerite Porète a laissé avec Le Miroir des simples âmes l'un des rares témoignages de première main sur les opinions qui caractérisent le mouvement du Libre-Esprit. Son enseignement, perpétué par Bloemardinne de Bruxelles (morte en 1335) et peut-être inspiré par Hadewijch d'Anvers (milieu du ... Lire la suiteÉcrit par : Hébert ROUX
Marie, la mère de Jésus de Nazareth, n'est mentionnée que de façon très discrète et épisodique dans l'ensemble de la littérature néo-testamentaire. En revanche, en tant que personne faisant l'objet de culte et de vénération, elle occupe progressivement une place singulière et éminente dans la foi et la spiritualité chrétiennes, tant orientale qu'o ... Lire la suiteÉcrit par : Charles BERTHELOT DU CHESNAY
Née à la campagne, dans la région de Coutances, Marie des Vallées est atteinte, à vingt ans, d'un mal étrange. Soupçonnée d'être sorcière, elle est déférée au parlement de Normandie (1614), qui estime le soupçon sans fondement. Retirée à Coutances, elle y est considérée comme une possédée du démon, victime des sorciers. Elle souffre les peines de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Les données de l'Évangile sur Marie-Madeleine sont simples, mais les légendes se sont multipliées au point de former un fouillis inextricable. Magdala est un village de la rive occidentale du lac de Tibériade, au nord de la ville de ce nom. Marie de Magdala, dont on a fait Madeleine, fut guérie par Jésus, qui chassa d'elle « sept démons ». Cette e ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Peut-être au hasard d'une garnison de son père, qui était tribun militaire, Martin naît à Sabaria, en Pannonie (Szombathely, en Hongrie). Il passe sa jeunesse à Pavie, en Italie. Déjà, il pense à devenir moine, mais, étant fils de soldat, il doit servir dans la garde impériale à cheval. Cela ne l'empêche pas de pratiquer la vertu : c'est ainsi qu' ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Issu d'une illustre famille de Constantinople, Maxime était, à trente ans, premier secrétaire à la cour impériale. Quelques années plus tard, il entra au monastère de Chrysopolis, voisin de Constantinople. Il écrivit des commentaires de l'Écriture et des Pères, des opuscules ascétiques et mystiques, des dissertations sur la liturgie et la théologi ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
Nous savons peu de choses sur la vie de Mechthild von Magdeburg. Grâce à quelques remarques disséminées dans son œuvre, on pense qu'elle a dû naître vers 1207. Elle appartient à une noble famille de la Marche et reçoit une éducation courtoise. À l'âge de douze ans, elle a sa première vision. Vers 1230, elle quitte ses parents et se réfugie au bégu ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Valeria Melania appartenait à une très grande famille romaine. On l'appelle Mélanie la Jeune pour la distinguer de sa grand mère, Mélanie l'Ancienne (350 env.-410). À quatorze ans, elle fut mariée à Valerius Pinianus et eut de lui deux enfants, qui moururent en bas âge ; les époux résolurent de quitter le monde et de vivre dans l'ascèse, mais l'in ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Originaire de Mélitène, dans la petite Arménie, Mélèce fut élu évêque de Sébaste vers 358. On ne sait pas bien quelle fut alors sa position dans les controverses théologiques du temps, mais il rencontra certainement des difficultés, puisqu'il était retiré à Alep quand, en 360, il fut promu au très important siège épiscopal d'Antioche. Il est proba ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Née à Tagaste (Soukh-Ahras, Algérie) d'une famille chrétienne, Monique fut élevée sévèrement. Jeune, elle goûtait un peu trop le vin ; elle cessa quand une servante en colère lui reprocha d'être ivrogne. Elle fut mariée à un propriétaire de Tagaste, Patricius, peut-être affectueux, mais coléreux, autoritaire et infidèle. Elle avait vingt-deux ans ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
La piété populaire éthiopienne a toujours marqué beaucoup d'attachement aux « neuf saints romains », auxquels on attribue la diffusion de la foi chrétienne dans le pays. Le nombre d'endroits qui portent leurs noms est incalculable. Ils s'appelaient Za-Mikael, Pantaleouom, Isaac, Afsé, Gouba, Alef, Mata, Liqanos et Sehma, et portèrent tous le titre ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Moine orthodoxe que l'hagiographie russe appelle le Grand Starets. Nil de la Sora fut le témoin de la pauvreté et de la liberté évangéliques, d'un christianisme de transfiguration, au moment où la Russie, au seuil des Temps modernes, s'immobilisait dans une sorte de totalitarisme sacral. Les biographies de saint Nil Sorski ayant été brûlées lors d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Appartenant à l'illustre famille auvergnate de Mercœur, Odilon fut chanoine de Brioude, puis entra à Cluny. Dès 991, l'abbé Maïeul en faisait son coadjuteur, et, en 994, Odilon devenait abbé de Cluny. Sous son impulsion, le développement de l'ordre de Cluny s'amplifia en France, en Allemagne et en Italie, et commença en Espagne. Odilon l'organisa ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
D'une grande famille du Maine, Odon, après avoir reçu une formation à la fois littéraire et militaire, servit le comte d'Anjou et le duc d'Aquitaine. À dix-neuf ans, il devint clerc de Saint-Martin de Tours. Pour étudier, il fit un séjour à Paris. Chanoine de Tours, il trouva cette vie trop facile : en 909, il se rendit à Baume (l'actuel Baume-les ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Dadon ou Audoenus (ce qui donna en français Ouen) est né près de Soissons, vers 600, dans une noble famille, profondément chrétienne. Enfant, il reçoit la bénédiction de saint Colomban, de passage chez ses parents. À la cour de Clotaire II (mort en 629) et de Dagobert (mort en 639), il est référendaire et chargé de missions importantes. Dès 636, O ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né en 287 en Haute-Égypte, de parents païens, Pacôme fut enrôlé de force à vingt ans ; secouru à Thèbes par des chrétiens, il fut touché de leur bonté. Renvoyé de l'armée peu après, il se retira au village de Seneset (aujourd'hui Kasr-es-Sayad), se fit inscrire comme catéchumène et reçut le baptême. Il se mit à l'école d'un vieux moine, Palémon, e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
Moine, puis écolâtre de Corbie, Paschase Radbert fonde Corvey (Germanie) en 822 ; abbé de Corbie en 844, il part pour Saint-Riquier en 851, puis revient à Corbie comme simple moine et y meurt. Il a été mêlé à la lutte des grandes abbayes pour échapper aux scandales des familles du palais. Il a participé aussi aux combats menés contre Gottschalk et ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né en Bretagne insulaire ; son père, qui appartenait à la société romaine chrétienne, était décurion. Patrick avait seize ans quand il fut enlevé par des pirates irlandais qui l'emmenèrent dans leur île ; il y fut employé comme berger pendant six ans. Il réussit à s'enfuir, débarqua en Gaule et se rendit à Auxerre où il étudia sous la direction de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Prêtre italien, fondateur des Passionistes. Né dans le Piémont, d'une famille noble dérogée par la mésalliance de son père, Paolo Francesco Danei, dirigé par un capucin, se destine au sacerdoce, envisageant très tôt (1720) la fondation d'un institut. Il est ordonné prêtre à Rome en 1727 et commence à prêcher une spiritualité d'abandon ; plusieurs ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
La figure la plus célèbre de la colonie monastique du mont Latros (actuel Beśparmak dagi), aux abords de l'ancienne Milet. Paul s'inscrit, malgré un certain nomadisme, dans la lignée des stylites : recherche des cimes et rayonnement paradoxal. Son stage d'obéissance accompli, il s'installe pour douze ans sur un rocher pourvu d'une caverne. Accablé ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
Né à Bordeaux dans une famille sénatoriale chrétienne, élève d'Ausone, Paulin entre dans la carrière des honneurs : consul à Rome (378), proconsul en Campanie (379 ou 381). Instruit dans la foi chrétienne par Ambroise de Milan, il retourne en Aquitaine, où il épouse une pieuse Espagnole, Tharasia (385) ; il est baptisé peu après par Delphinus de B ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Entre 374 et 379, saint Jérôme, qui s'était alors retiré dans le désert de Chalcis, raconta les aventures de Paul, qu'il présentait comme le premier ermite chrétien, en une jolie histoire très pittoresque. En 228, Paul serait né en Thébaïde, en Égypte, d'une famille très riche. Pour échapper à la persécution de Dèce en 249, il se sauva dans le dés ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BONNARD
Dans sa personne comme dans sa pensée, Paul fut et demeure encore aujourd'hui la figure la plus discutée du christianisme. Son autorité d'apôtre elle-même fut âprement contestée jusqu'au sein des communautés chrétiennes qu'il venait de fonderÉcrit par : Armand DANET
Né à Florence, Philippe Néri y fréquente dans sa jeunesse le couvent des dominicains de San Marco ; il connaît par eux les écrits de Savonarole, dont il conservera toujours le culte. En 1533, il se rend à San Germano (près du mont Cassin), pour s'initier aux affaires auprès d'un oncle dont l'héritage devait lui revenir, mais il renonce très vite à ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Fils de Jakob Kanis, bourgmestre de Nimègue, Pierre eut une jeunesse pieuse. En 1536, il vint à Cologne pour étudier le droit, mais il s'appliqua aussi à la théologie et à la spiritualité. Dès 1543, il publiait sous un pseudonyme une traduction allemande de Tauler. Ami des chartreux et des spirituels rhénans, il fut subjugué par Pierre Fabre, un d ... Lire la suiteÉcrit par : André CANTIN
Ermite, cardinal-évêque d'Ostie, docteur de l'Église, orateur et écrivain sacré de premier plan au milieu du xie siècle latin, l'un des protagonistes de la réforme de l'Église et l'un de ceux qui dénoncèrent le plus haut l'abus de l'art dialectique dans les questions sacrées. Né à Ravenne, abandonné, maltraité, Pierre connaît u ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né à Vérone d'une famille cathare, Pierre était étudiant à Bologne quand il entra chez les Frères prêcheurs, du vivant de saint Dominique (mort en 1221). Il prêcha surtout dans l'Italie du Nord contre les cathares. Il fut prieur à Asti et à Plaisance, mais Milan resta le centre de son activité. En 1251, le pape Innocent IV le nomma inquisiteur pou ... Lire la suiteÉcrit par : Félix CHRIST
Au cours de l'histoire de l'Église, on a de plus en plus considéré Pierre comme le premier pape. Mais l'on ne sait que peu de choses sur le personnage historique de Simon Barjona. Sa théologie reste à peu près inconnue, puisqu'on ne peut pas assurer quelles traditions remontent réellement jusqu'à lui. Pour l'Église romaine, la signification théolo ... Lire la suiteÉcrit par : Michel GAREL
Kabbaliste chrétien de la Renaissance, Johannes Pistorius de Nida était le médecin et le conseiller du margrave de Baden-Durlach, qu'il poussa à introduire la Réforme dans ses États ; cependant, lui-même retourna plus tard au catholicisme et devint même prêtre en 1591. Il doit surtout sa notoriété à son œuvre Artis Cabbalisticae, hoc est recon ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse du roi de Neustrie Clotaire Ier, Radegonde quitta son mari pour entrer dans un couvent et fonda par la suite un monastère à Poitiers. Elle fut l'une des premières mérovingiennes à être canonisées. Princesse franque de Thuringe née vers 520, Radegonde est faite prisonnière par Clotaire Ier en 531, lorsque celui-ci annex ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né entre 1175 et 1185 à Villafranca del Panadés, près de Barcelone, Raymond fit ses études à la cathédrale de Barcelone, où il enseigna ensuite la rhétorique et la logique. En 1210, il partit étudier le droit à Bologne. Reçu docteur en 1216, il devint professeur, donnant gratuitement ses cours, vivant d'une pension servie par la ville. En 1218, l' ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Malgré la célébrité de saint Remi, sa vie est mal connue. Il appartenait certainement à une grande famille et reçut une bonne éducation. Il accéda très jeune au siège de Reims puisque son épiscopat dura environ soixante-dix ans. Remi joua un rôle prépondérant dans la conversion du roi des Francs, Clovis, qu'il baptisa, probablement à Reims, à Noël ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHATILLON
Originaire d'Écosse ou d'Irlande, Richard dut entrer durant la première moitié du xiie siècle chez les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Victor de Paris, dont il devint par la suite sous-prieur puis prieur. Avec Hugues de Saint-Victor, il est une des figures les plus représentatives de la célèbre école attachée à ce monastè ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né dans une famille de Champagne, Robert, à quinze ans, devint moine à Moutier-la-Celle, près de Troyes ; à vingt ans, il en était prieur. Vers 1068, il fut élu abbé de Saint-Michel de Tonnerre. Il ne s'y plut pas et revint dans son monastère, d'où, en 1073, on l'envoya gouverner le prieuré de Saint-Ayoul de Provins. À Tonnerre, Robert avait renco ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Ermite et auteur spirituel anglais. Né dans le comté d'York, Rolle (dit aussi Richard de Hampole) étudie la théologie à Oxford, mais une crise mystique le pousse, à dix-neuf ans, à quitter l'université, puis sa famille, qui le croit fou, pour mener une vie d'ermite. Très vite, son renom de sainteté se répand dans un pays en proie à de vives inquié ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal CULERRIER
L'Église orthodoxe grecque a admis au rang de ses saints celui qu'elle considère comme son plus grand hymnographe, tant en raison de la valeur poétique que du contenu religieux de son œuvre. Ce poète du vie siècle était originaire de la ville syrienne d'Émèse (l'actuelle Homs) et vraisemblablement d'ascendance juive. Il séjourn ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Appartenant à la famille des ducs de Ravenne, Romuald est, durant trois ans, moine à Sant'Apollinare in Classe, puis ermite dans la lagune de Venise. En 978, il accompagne le doge Orseolo, qui va prendre l'habit monastique à Saint-Michel-de-Cuxa dans le Roussillon. Il réside un peu en ce monastère, puis reprend la vie érémitique dans le voisinage. ... Lire la suiteÉcrit par : Patrice SICARD
Maître spirituel dont les leçons inspireront la Devotio moderna, Ruusbroec a donné ses lettres de noblesse à la littérature néerlandaise, et, avec L'Ornement des noces spirituelles, un des chefs-d'œuvre de la littérature mystique chrétienne. Il prolongeait la mystique rhénane, tout en adoptant, avec le vocabulaire essentialiste, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
C'est à Mutalasca, près de Césarée de Cappadoce, que Sabas naquit, en 439. Son père, officier dans l'armée impériale, ayant été envoyé à Alexandrie, l'enfant fut confié à des oncles, chez lesquels il ne se plut pas. Il entra très jeune dans un monastère voisin, qu'il quitta à dix-huit ans pour se rendre à Jérusalem. Il y mena d'abord la vie monast ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Saint russe de la première moitié du xixe siècle, véritable icône de la spiritualité orthodoxe. Né à Koursk dans une famille de marchands, Prokhore Mochine entre à dix-neuf ans au monastère de Sarov. Il y reçoit le nom de Séraphin (« de feu »). En 1794, il se retire en ermite dans la forêt, s'enferme dans le silence, renouvelle ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Le saint le plus vénéré de l'Église russe, modèle même d'une spiritualité créatrice, Serge de Radonège a joué un rôle décisif pour la libération de la Russie du joug tatar et pour la renaissance de la culture russe à la fin du Moyen Âge. Vers 1350, se déclenche dans le pays le mouvement des poustynniki (« ceux du désert ») qui reprend dan ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né aux confins de la Syrie et de la Cilicie, près de Nicopolis (Islahije, en Turquie), Siméon était berger et âgé seulement de treize ans quand, un dimanche, il entendit à l'église l'évangile des Béatitudes ; il distribua ses biens et entra au monastère de Teleda. Il ne mangeait qu'une fois par semaine, portait un cilice, pratiquait une ascèse tel ... Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU
Jésuite dont on a retenu qu'il fut envoyé (en 1634) comme exorciste auprès des célèbres ursulines « possédées » de Loudun, mais dont l'importance tient avant tout à son expérience mystique et au fait qu'il fut un des grands spirituels du xviie siècle français. « Pour porter des paroles d'amour de votre part, j'irai avec une tro ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice de GANDILLAC
Plus connu en France sous le nom latinisé de Suso, le dominicain Heinrich Seuse suivit d'abord l'exemple des pères du désert ; son tempérament exalté le poussait vers un ascétisme presque morbide ; sous l'influence d'Eckhart, il s'exerça à une spiritualité plus intérieure. Dans un langage apparenté à celui des poètes courtois de son pays, il a cha ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
L'expérience vécue à laquelle nous convie l'œuvre du Suédois Swedenborg est aussi peu banale qu'exemplaire : le génie mathématique qui découvre un jour que l'amour est plus que tout, qui se voit obligé par ses rêves mêmes et ses visions d'en convenir et qui s'appliquera désormais, avec une conscience semblable à celle qu'il apportait à l'étude des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Moine et écrivain byzantin, né à Constantinople, au cours de la querelle de l'iconoclasme, dans une caste de fonctionnaires des finances fort attachée aux traditions. Son œuvre témoigne d'une culture générale remarquable pour cette époque d'ordinaire taxée d'obscurantisme : Théodore connaît la grammaire et la poétique, mais aussi la logique aristo ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Sixième évêque d'Antioche, dont il occupa le siège une dizaine d'années (jusqu'en 180 au moins), Théophile est le dernier en date des apologistes chrétiens du iie siècle, le seul qui ait occupé une place importante dans la hiérarchie. Dans ses trois Livres à Autolycus, Théophile explique la nature de Dieu et la Provide ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre SÉROUET
Le fait que Thérèse d'Ávila, qui par là se trouve être la première bénéficiaire de ce titre magistral, ait été en 1970 proclamée « docteur de l'Église » souligne la valeur exceptionnelle et toujours actuelle de la spiritualité de cette moniale castillane du xvie siècle. Sa riche personnalité a séduit ceux qui l'ont approchée de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François SIX
Née à Alençon, « petite dernière » d'une famille qui compte quatre autres filles. Le père, Louis Martin, horloger, abandonne son métier ; c'est la mère qui fait vivre la famille : elle fait fortune en créant un atelier de dentelle d'Alençon où des ouvrières travaillent pour elle. Thérèse a moins de cinq ans quand sa mère meurt. Le père et ses cinq ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né à Londres d'une famille d'origine normande, Thomas Becket étudie à Paris. Rentré en Angleterre, il devient clerc à Cantorbéry, jouissant de la confiance du vieil archevêque. Il se rend pour affaires à Rome et va étudier le droit à Bologne et à Auxerre. En 1154, il devient archidiacre et chancelier du royaume par la faveur du jeune roi Henri II. ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
À la fin du ive siècle, un certain Clematius, personnage consulaire venu d'Orient, restaura à Cologne une basilique où avaient prétendument été ensevelies des vierges martyrisées, probablement au iiie siècle. Il posa une inscription pour rappeler ses travaux, mais sans donner ni les noms, ni l'époque des mar ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Robert ARMOGATHE
Fondateur de la Société des prêtres de la Mission ou lazaristes, et des Filles de la Charité, figure marquante du renouveau spirituel et apostolique du xviie siècle français, Vincent de Paul était originaire d'une famille paysanne des Landes. Élevé chez les franciscains de Dax, il poursuivit ses études à l'université de Toulous ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GORCEIX
Petit pasteur saxon contemporain de Montaigne et de la paix d'Augsbourg, auteur d'une somme de modestes traités (cinquante-quatre en tout, mais vingt-quatre seulement sûrement authentiques), protestant qui fut attaqué très violemment jusqu'au xxe siècle et admiré seulement par quelques non-conformistes. Depuis lors, Valentin We ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Alors que Willibrord n'était qu'un enfant, son père, le noble Wilgis, se retira dans un ermitage et le plaça à l'abbaye de Ripon dans le nord de l'Angleterre (664). En 678, Willibrord partit compléter sa formation en Irlande ; son séjour dura douze ans. Il fut placé, en 690, à la tête des douze moines qui partirent évangéliser la Frise, récemment ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ARNAUD
Théologien anglais dont les écrits, plusieurs fois condamnés par l'Église, ont inspiré la pensée des hérétiques lollards et hussites, longtemps considéré comme un précurseur de la réforme luthérienne, Wyclif est aussi l'héritier de très anciens courants spirituels antipontificaux, voire anticléricaux (fraticelles, joachimites), et de la pensée gib ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Quand Zacharie devint pape en décembre 741, le Saint-Siège était en lutte avec les Lombards, alors maîtres de l'Italie, en difficulté avec Constantinople et en défiance du côté des Francs. Zacharie fut assez heureux pour faire la paix avec les Lombards et retrouver pleine autorité sur le duché de Rome. Les difficultés de l'empereur de Constantinop ... Lire la suite
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