Affiner votre recherche dans « Mythologie romaine » en sélectionnant un article.
Écrit par : Catherine SALLES
En ~ 391, une voix surhumaine se fit entendre dans une rue de Rome et annonça à un plébéien, Marcus Caedicius, l'approche des Gaulois ; les autorités romaines ne tinrent pas compte de l'avertissement. Après l'occupation de la ville par les Gaulois et la victoire définitive des Romains, le dictateur Camille décida d'élever, par mesure d'expiation, ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Dieu hellénique, Apollon fit son entrée dans la religion romaine comme médecin (fonction attribuée par les Grecs à Apollon Paian) : lors d'une épidémie en ~ 433, les Romains vouent à Apollon Medicus, « pour la santé du peuple », un temple construit aux prés Flaminiens, en bordure du champ de Mars, et dédié en ~ 431 par le consul Cneius Julius (l'e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Personnage qui nous est essentiellement connu par le récit que fait Virgile (Énéide, VIII, 185-275) de sa lutte contre Hercule. Monstre mi-homme mi-bête, Cacus est doué du pouvoir d'exhaler du feu et de la fumée. Une profonde caverne au pied de l'Aventin lui sert de repaire, et il fait régner une véritable terreur sur les populations vois ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Des jumeaux de la légende grecque Castor et Pollux, en fait, le premier fut seul à recevoir à Rome un culte officiel. Ce culte remonte certainement à une date très ancienne, qu'il n'est pas possible de préciser avec une entière exactitude. Ce qui est notable, c'est que cette divinité étrangère, importée sans doute de Grande-Grèce, fut honorée dès ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
L'assimilation du panthéon romain au panthéon grec a fait confondre la Cérès latine avec Déméter et prêter à la première — personnalité divine sans histoire et sans visage — aventures et traits humains de la seconde. Pourtant, en dépit de cette hellénisation précoce et poussée, la déesse a conservé dans son culte ses caractères originaux italiques ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dans la mythologie grecque, fils de l'Érèbe et de la Nuit. Charon, le nocher des Enfers, avait pour tâche de faire traverser les marais de l'Achéron dans sa barque aux âmes des défunts qui avaient reçu une sépulture. En paiement, il prenait la pièce de monnaie placée dans la bouche des cadavres. Il lui était interdit de faire passer des vivants, e ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Grande Mère des dieux, Cybèle était adorée à Pessinonte en Phrygie et sur l'Ida comme déesse de la terre et maîtresse des fauves. Sa religion, où se manifestaient les éléments d'un fétichisme primitif (culte du pin, des pierres, des fauves), était caractérisée par des cérémonies orgiaques de nature mystique et par des rites sauvages (mutilation et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
À Rome, Diane n'a pas été, à l'origine, tenue pour une déesse indigène ; son premier sanctuaire est érigé sur l'Aventin, donc sans doute à l'extérieur du pomoerium primitif, et Varron la fait figurer dans une liste de dieux qu'aurait, postérieurement à la fondation, introduits le Sabin Titus Tatius. Elle ne vient pourtant pas de loin. Son nom, ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Nymphe associée au culte de la Diane de Némi, dans le bois d'Aricie, Égérie, déesse des femmes, passait pour faciliter les accouchements. Elle suivit Diane lors de son transfert à Rome, et c'est sans doute à cette même nymphe qu'une source était consacrée dans le bois des Camènes (divinités archaïques des eaux, confondues ensuite avec les Muses), ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Prince troyen légendaire, fils de la déesse Aphrodite et du mortel Anchise, Énée joue un rôle prépondérant dans la guerre de Troie contre les Grecs, n'étant surpassé en valeur que par son cousin Hector. Dans L'Iliade, Homère suggère qu'Énée ne goûtait guère cette position subalterne, et des légendes ultérieures laissent entendre qu'il con ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le domaine de Faunus, divinité romaine, inquiétante et complexe, est proprement rural : champs, prés, forêts, par opposition à tout ce qui est urbain. Son pouvoir est à la fois nécessaire et redoutable pour l'homme ; son aire d'action englobe tout un secteur indispensable à la survie de la société humaine : terres cultivées, pâturages pour les tro ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Possédant, à Rome, un statut d'une très grande ambiguïté, la notion de fortuna, qui correspondait originellement à « la chance », « la bonne chance » surtout, a sans doute été très tôt divinisée. Mais c'est en ce point qu'il faut essayer d'élucider les choses. Dans la mesure où l'on dit que la fortuna a été divinisée, à partir du ... Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
Divinité orientale et gréco-romaine connue habituellement sous le nom de Cybèle dans la littérature de la Grèce et de Rome depuis le ve siècle environ, la Grande Mère des dieux avait également plusieurs autres appellations, certaines de celles-ci provenant de lieux célèbres où l'on rendait un culte à cette divinité (ainsi Dindy ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Le nom du dieu Hercule est une déformation du grec Héraklès (cf. le dieu Herclè des Étrusques), et la tradition romaine qui fait remonter son installation sur le site de Rome avant la fondation de la ville n'est en réalité qu'une variante des nombreuses légendes relatives au passage du héros en Italie que connaissaient les villes de la Grande Grèc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le nom de Janus est assimilable à un nom commun signifant « passage ». L'irlandais a dérivé de la même racine le mot désignant le « gué » et la porte d'une maison se dit en latin janua ; inutile sans doute de recourir au dieu étrusque Ani pour expliquer le Janus latin. Il est le dieu qui préside à toute espèce de transition d'un état à un ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le nom de Junon est sans doute à rattacher à la racine qui a donné en latin juvenis et juventus, exprimant une idée de « jeunesse » et donc de « plénitude de force physique ». L'assimilation à la divinité étrusque Uni ne paraît pas s'imposer. Déesse latine plus que romaine, Junon était honorée dans tout le Latium, à Lanuvium et à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le nom de « Jupiter » signifie littéralement : « maître du jour lumineux ». Cette étymologie assurée ne doit pas inciter à en faire pour autant un dieu purement naturaliste. Jupiter est, certes, le maître de la foudre et de l'orage, comme l'attestent les épithètes archaïques de Lucetius, « l'éclatant » (par référence à l'éclair), et de Elicius, « ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Divinité appelée primitivement Diuturna, Juturne fut d'abord une source voisine du fleuve Numicius, près de Lavinium. À Rome, un bassin lui était consacré au Forum, devant le temple de Castor et Pollux (la corrélation de Juturne et de Castor, se manifestant à Lavinium et à Rome, est un argument en faveur de l'origine lavinienne de Castor). C'est a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
Il est difficile de dire si la déesse Libera eut jamais une existence propre et indépendante de celle de Liber, auquel elle est toujours associée. Liber et Libera (dont les noms dérivent du thème indo-européen leudh, que l'on retrouve dans le grec éleuthéros, libre, et l'allemand Leute, hommes, et qui signifie croissance ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Bien que ses rapports avec les autres divinités majeures se soient modifiés au cours de l'histoire de Rome, le rôle de Mars est toujours resté très clair : il est le dieu de la guerre, le technicien des combats. À la différence de Jupiter qui peut intervenir dans la bataille par des moyens magiques et miraculeux, Mars y patronne les effets de la f ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
L'origine de cette divinité est obscure, italique sans doute à en juger par des témoignages épigraphiques osques et ombriens. Le plus probable est qu'il faut rattacher le nom de Mercurius à la racine qui désigne en latin les marchandises et leur circulation. Une chose est sûre en tout cas : Mercure est le dieu des marchands dès la plus ha ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Déesse romaine un peu mystérieuse sur laquelle nous sommes assez mal informés. Elle siège sur le Capitole aux côtés de Jupiter, mais aucune fête n'est prévue en son honneur au plus ancien férial romain. Le 19 mars, les artisans de tout genre, tisserands, foulons, lapicides, joueurs de flûte... lui rendaient un culte ; mais son nom n'en figure pas ... Lire la suiteÉcrit par : Mircea ELIADE
Dans le chapitre Ouranos, Zeus et les dieux de l'orageEn Grèce, Ouranos a conservé plus nettement ses caractères naturistes : il est le ciel. Hésiode nous présente son approche, quand s'étendant en tous sens, « tout avide d'amour » et apportant avec lui la nuit, il enveloppe la Terre. Mais, à part le mythe, il ne nous est rien resté d'Ouranos, pas même une image. Son culte éventuel a été usu ... Lire la suite
Écrit par : John SCHEID, Giulia SISSA, Universalis, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre Le panthéon romainLe panthéon des dieux romains, même à l'intérieur des religions officielles, résultaient de l'absorption progressive de cultes extérieurs s'ajoutant au vieux fonds italique et parfois même indo-européen de Rome. Non seulement la cité romaine, comme les autres cités gréco-romaines, était hospitalière aux dieux étrangers, mais souvent elle accordait ... Lire la suite
Écrit par : Catherine SALLES
Malgré son « interprétation » en Poséidon grec, Neptune n'était pas à l'origine pour les Romains une divinité de la mer, mais de l'humidité et des eaux douces, ce que confirment les quelques éléments que nous connaissons de lui : son temple, à proximité du Tibre ; le nom de sa parèdre, Salacia, qui évoque le jaillissement de l'eau (la significatio ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
La formation du mot numen est claire. Il appartient à un type de dérivés qui permettait de former, à partir d'un verbe, un nom abstrait. Le verbe dont dérive numen signifiait : « manifester sa volonté par un signe de tête ». L'emploi n'est pas moins clair : le mot est toujours appliqué à la manifestation d'une volonté divine et e ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Un des surnoms d'Hadès, dieu grec des Enfers, Pluton (ou « le riche ») trouve son équivalent dans le dieu latin Dis Pater (dives, « riche »). Il fut introduit officiellement à Rome par les Livres sibyllins en ~ 249, lors des difficultés de la première guerre punique : on prescrivit de lui dédier ainsi qu'à son épouse Proserpine (prononcia ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Déesse qui préside à la maturation des fruits. Elle est servie par un flamine, le dernier des flamines mineurs, ce qui garantit sa haute antiquité ; mais on ne lui connaît aucune fête et son nom ne figure pas au calendrier. Peut-être ce silence s'explique-t-il par le fait que son culte était lié au rythme de la croissance végétale et que, par cons ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
À Rome, le mythe grec de Coré (Perséphone), fille de Déméter, ravie et épousée par Hadès, séjournant six mois avec son époux aux Enfers, six mois avec sa mère sur terre, semble avoir introduit Perséphone par deux voies convergentes. Tantôt, elle apparaît comme épouse de Dis Pater (Pluton, Hadès) et reine des Enfers — peut-être par l'intermédiaire ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Un des personnages les plus difficiles et les plus complexes du panthéon romain, et qui fut encore compliqué par les exégètes modernes. À l'époque archaïque, il formait avec Jupiter et Mars une triade cohérente et articulée. La preuve en est fournie, d'une part, par l'existence d'un flamine majeur attaché à sa personne (le troisième dans l'ordre d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le culte de Saturne est attesté à Rome depuis la plus haute antiquité et s'est maintenu assez vivace jusqu'à la fin de l'Empire ; mais il n'est pas possible pour autant de cerner avec précision les contours du personnage divin auquel il s'adressait. Son temple, au sud-ouest du Forum, abritait l'aerarium, sorte de coffre-fort public où étaient cons ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Dans le Moyen-Orient antique, les traditions sur la Sibylle n'ont cessé de foisonner. Son caractère abstrait et sa qualité de terme générique aidant, la Sibylle (d'abord nom propre, Sibylla) donna lieu à une ample prolifération. À l'origine, il n'y avait qu'une seule Sibylle, comme en témoigne Héraclite d'Éphèse, le premier auteur qui en ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
À Rome, divinité féminine étroitement associée à Cérès dans les principaux offices de cette dernière : protection des céréales, mariage, funérailles. Selon l'heureuse expression d'Ovide, Cérès offre aux céréales « la cause » et Tellus « le lieu » de leur croissance. Cette dernière préside en somme aux forces mystérieuses et ambivalentes, sources a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Le nom du dieu Terminus n'est autre qu'un nom commun très couramment employé en latin pour désigner la borne marquant la limite d'une propriété foncière ou d'un territoire. Aussi bien le dieu a-t-il pour mission de garantir tout ce qui borne un espace : tout propriétaire terrien lui rend un culte à la limite de son fonds et le peuple romain le vén ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude DUMONT
Dieu auquel sont consacrés deux temples datant sans doute du ~ iie siècle, à l'intérieur du pomoerium (Vediovis était donc considéré par les Romains comme un dieu indigène ancien) : l'un était situé sur la pente du Capitole, là où Romulus aurait auparavant ouvert son asile, et on y fêtait le dieu le 7 mars ; l'autre était situé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BRISSON
Personnification d'un substantif neutre signifiant à peu près « le charme » au sens le plus fort du mot, tout ce qui est de nature à engendrer un attrait dont la raison ne rend pas compte. Pour prendre une idée de l'étendue des connotations de ce terme, il faut se rappeler que la même racine a fourni des noms aussi différents que venia, « ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Déesse du feu et du foyer, Vesta est d'origine indo-européenne (ainsi que le prouve la comparaison de cette divinité avec l'Hestia des Grecs et l'Agni de l'Inde) ; le fait qu'elle soit invoquée à la fin de toute prière adressée à une quelconque divinité (Janus étant invoqué au début) est aussi la marque d'un rite indo-européen. Elle est le feu bie ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
De ce dieu archaïque (dont le nom appelle des rapprochements étrusques) nous savons seulement qu'il avait un flamine et que, le 27 août, on célébrait en son honneur les Volturnalia. Son homonymie avec le fleuve principal de la Campanie, le Volturno, et la paternité de la source Juturne qui lui était attribuée amènent à penser qu'il s'agissait d'un ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine SALLES
Dans la religion romaine, Volcanus est un dieu fort ancien, d'origine inconnue : pour certains, venu d'Ostie, il serait l'ancien dieu du Tibre ; pour d'autres, ce serait un dieu méditerranéen entré dans la religion romaine par l'intermédiaire de l'Étrurie (cf. le dieu étrusque Velchans). Il apparaît dans les plus anciens calendriers romains (dits ... Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2013, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.