À Rome, Diane n'a pas été, à l'origine, tenue pour une déesse indigène ; son premier sanctuaire est érigé sur l'Aventin, donc sans doute à l'extérieur du pomoerium primitif, et Varron la fait figurer dans une liste de dieux qu'aurait, postérieurement à la fondation, introduits le Sabin Titus Tatius. Elle ne vient pourtant pas de loin. Son nom, Diana, est assurément latin : formé sur l'adjectif dius — qu'on retrouve à Rome accolé à plusieurs noms divins : Dius Fidius (qui n'est peut-être autre que Jupiter ; en tout cas, dieu des serments et de l'éclair), Dea Dia (à qui était consacré le bois sacré des Frères Arvales) — ou sur le substantif ( ?) dium, signifiant l'« espace céleste ».
Son culte le plus important, antérieur à celui de l'Aventin, se situe à Aricie, dans un bois sacré (nemus, d'où appellation de Diana nemorensis), près d'un lac (miroir de la déesse), sur le territoire d'Albe-la-Longue, ancienne cité dirigeante de la Ligue latine. Le prêtre du culte d'Aricie porte le titre de roi, rex nemorensis (à Rome, de la même façon, on parle du rex sacrorum, « roi des cérémonies ») ; sa success […]
