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Écrit par : Christophe TRIAU
Pris dans une acception large et diffuse, « absurde » peut être employé pour caractériser des œuvres littéraires qui témoignent d'une angoisse existentielle, celle de l'individu égaré dans un monde dont l'ordre et le sens lui échappent. Ainsi des romans de Kafka, par exemple. Mais la principale incarnation littéraire du terme reste l'expression « ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
Avant d'être une revue (Religion, Sociologie, Philosophie, cinq livraisons de juin 1936 à juin 1939), Acéphale voulut être une expérience, la recherche d'un mode de vie exemplaire fondé sur la méditation, le rituel et l'extase. Georges Bataille, le maître d'œuvre — avec Georges Ambrosino et Pierre Klossowski — de cette aventure spirituell ... Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre La modernitéAu xixe siècle, nous ne trouverons plus guère qu'un Art poétique qui se déclare tel : celui de Verlaine. Mais précisément le titre est employé par antiphrase puisque l'auteur refuse toute technique et par là même tout « art ». Telle est en effet la grande question qui se pose pendant toute la période. Elle conduira jus ... Lire la suite
Écrit par : José PIERRE
« Dans le monde organique, dans la mesure où se fait plus obscure ou plus faible la réflexion consciente, plus rayonnante et triomphante s'avance la grâce. » Cette affirmation de Kleist (Sur le théâtre de marionnettes, 1810) pourrait être tenue pour la charte originelle de l'automatisme. Certes, la notion de « fureur poétique » telle qu'e ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
Les Cahiers du Chemin, trente livraisons parues de 1967 à 1977, font partie de ces revues littéraires qui sont destinées à graviter autour d'une collection éditoriale, ici préexistante. En l'espèce, les éditions Gallimard, qui disposent de la prestigieuse N.R.F. nourrissant la Collection blanche, créent la collection Le Chemin, sous la ho ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
La préhistoire des Cahiers du Sud commence en 1913, à Marseille. Marcel Pagnol et quelques amis, bientôt rejoints par Jean Ballard, créent la revue littéraire Fortunio. La guerre interrompt la publication, reprise en 1919 sous l'égide de Jean Ballard. Fortunio cherche alors son identité, prenant ses distances avec la fél ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
La revue Commerce, « Cahiers trimestriels publiés par les soins de Paul Valéry, Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud », donna vingt-neuf livraisons, de 1924 à 1932. Cette revue littéraire naît à l'ombre de la princesse de Bassiano et de ses proches. Outre les trois « phares » susnommés, Commerce comptera quelques autres collaborateur ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie PATRON
Moins disparate que Documents, moins offensive que Les Cahiers de Contre-Attaque, moins turbulente qu'Acéphale, et partant plus durable qu'aucune d'entre elles, Critique est la dernière des revues fondées par Georges Bataille. Elle a la particularité d'être une revue de bibliographie. L'éditorial du no ... Lire la suiteÉcrit par : Henri BEHAR, Catherine VASSEUR
C'est miracle qu'on puisse aujourd'hui voir et lire des œuvres du mouvement dada, en dépit de sa persécution par le régime nazi (il est le seul mouvement explicitement désigné par Hitler dans Mein Kampf), des autodafés qui ont consumé « l'art dégénéré », de la fragilité et du caractère périssable des matériaux utilisés, et surtout de son ... Lire la suiteÉcrit par : René POMEAU
Dans le chapitre Prolongements contemporainsD'autres prolongements sont discernables dans le théâtre du xxe siècle. Jean Anouilh fait défiler de grotesques figures dans la tradition du drame antibourgeois. Selon l'esprit du genre, la caricature fréquemment suggère ou dégage des idées. Le Voyageur sans bagages (1936) traite à ce niveau un sujet abordé sur un autr ... Lire la suite
Écrit par : Jean LADRIÈRE, Jacques LECARME, Christiane MOATTI
Dans le chapitre La littérature engagéeLa littérature engagée est un phénomène qui n'appartient pas exclusivement à notre temps. Mais la prise de conscience, à la fin du xixe siècle, de la spécificité de la « littérature », en opposition avec le langage utilitaire, va conduire le siècle suivant à des attitudes extrêmes. Écrivains et critiques oscillent entre une con ... Lire la suite
Écrit par : Patrick KRÉMER
Trop souvent rattaché à un surréalisme alors à son apogée, le Grand Jeu va, entre 1927 et 1932, mener une recherche qui lui appartient en propre. Bien sûr, on ne peut nier une certaine parenté entre les jeunes gens à l'origine d'une revue appelée, en dépit de son existence éphémère, à figurer parmi les plus prestigieuses du xxe ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DAUPHINE
Le Mercure de France, dont le premier numéro parut le 1er janvier 1890, fut fondé par un groupe de jeunes écrivains (G. Albert Aurier, J. Court, L. Denise, E. Dubus, L. Dumur, R. de Gourmont, J. Leclercq, E. Raynaud, J. Renard, A. Samain) qui, « ayant découvert les capacités administratives d'Alfred Vallette, avaient décidé de ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
De toutes les revues, La Nouvelle Revue française fut certainement la plus convoitée et la plus imitée. Réussite suprême, ses seules initiales, N.R.F., sont devenues familières et suffirent longtemps à désigner une haute ambition littéraire. À la fois revue de création et revue de critique, La N.R.F. s'est d'emblée imposée comme ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
La complicité intellectuelle de Raymond Queneau, écrivain frotté de mathématiques et de François Le Lionnais, homme de science passionné de littérature, marque la véritable origine de l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Autour d'eux, en novembre 1960, se rassemblent écrivains et mathématiciens (certains ont les deux compétences). Jacque ... Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
Science des exceptions ; science des solutions imaginaires. Deux notions fondent la 'pataphysique : celle des équivalences, et le clinamen ou légère déclinaison des atomes dans leur chute. Elle s'ébauche au lycée de Rennes dans la classe de physique du professeur Hébert entre 1885 et 1888. Alfred Jarry, un des élèves, aperçoit très vite l'importan ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
La frontière qui sépare la poésie de la prose n'est guère indiscutable qu'aux yeux de ceux qui réduisent la poésie à la seule versification. Pourtant, cette frontière — son tracé ou bien son existence même — n'a jamais cessé d'être contestée de toutes parts, à toutes les époques. Le poème en prose, depuis le romantisme, est un des lieux p ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
En juin 1997, la revue Po&sie fêta son vingtième anniversaire en publiant un quatre-vingtième numéro spécial ainsi qu'une anthologie des livraisons antérieures. Si « au milieu du mot „poésie“ un homme se gratte la tête et ronchonne » (Eluard), c'est que la poésie est devenue à elle-même question. Et c'est bien le projet de cette revue ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Sous le titre de Revue de Paris, on trouve en fait, entre 1829 et 1970, avec discontinuité, plusieurs publications successives qui vont connaître tour à tour succès et avanies. La première Revue de Paris, en 1829, est celle fondée par l'original docteur Véron dans l'intention de produire un « nouveau recueil littéraire dans le ge ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
La longévité est certainement la première caractéristique de La Revue des Deux Mondes : créée en 1829, elle paraît encore aujourd'hui, présentant chaque mois, sur une immuable couverture saumon, des sommaires diversifiés où membres de l'Institut et académiciens côtoient des chroniqueurs littéraires et des penseurs politiques pour la plupa ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Innombrables, les revues se remarquent tant par la diversité de leurs projets et de leurs formes que par le rôle irremplaçable qu'elles jouent depuis plus d'un siècle dans la vie littéraire. Elles ont su anticiper, accompagner et exprimer les mouvements de création et de critique littéraires les plus novateurs avec un remarquable pouvoir de fécond ... Lire la suiteÉcrit par : Michel RAIMOND
Dans le chapitre De Zola à ProustCette belle confiance dans les destinées du genre paraît se tarir vers 1890. On a alors le sentiment que le roman n'a plus d'avenir, peut-être parce qu'il a un trop beau passé. Le « sol philosophique » sur lequel reposait la création romanesque tend à s'effondrer. Le renouveau du spiritualisme, l'attrait pour la psychologie, l'apparition des valeu ... Lire la suite
Dans le chapitre Le roman de l'entre-deux-guerresQuand on parlait de crise du roman, vers 1900, c'était pour déplorer une mévente ou un marasme. En 1920, on se plaindrait plutôt de surproduction. Le succès du genre était lié à l'extension du public, c'est un phénomène économique et social autant qu'un phénomène littéraire. Il fallait à Zola quinze ou vingt ans pour vendre 150 000 exemplaires de ... Lire la suite
Dans le chapitre De « La Nausée » au nouveau romanLe roman existentialiste, qui domine la production française entre La Nausée de Sartre, en 1938, et Les Mandarins de Simone de Beauvoir, en 1954, fait suite aux romans de la condition humaine. S'il y a une coupure, c'est entre une exaltation, romantique, héroïque, poétique, et une sorte d'accablement et de prostration qu'on voit ... Lire la suite
Écrit par : Pierre-Louis REY
On groupe sous l'expression « nouveau roman » des œuvres publiées en France à partir des années 1950 et qui ont eu en commun un refus des catégories considérées jusqu'alors comme constitutives du genre romanesque, notamment l'intrigue – qui garantissait la cohérence du récit – et le personnage, en tant qu'il offrait, grâce à son nom, sa descriptio ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique VIART
Le roman français a connu, au tournant des années 1970-1980, une profonde mutation esthétique. Après deux décennies largement dominées par les explorations formelles des dernières avant-gardes, la hantise de l'écrivain était de n'avoir désormais plus d'autre horizon que l'innovation pratiquée pour elle-même ou la variation à l'infini de fonctionne ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
C'est au moment où la narration hésite entre différentes formes d'expression que s'effectue un retour aux sources populaires, à cette littérature qui privilégia l'imagination aux dépens de l'intelligence, le style direct contre le langage obscur, le respect des valeurs établies face à la remise en question de la société. Cette infralittérature, se ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
Célèbre collection policière lancée en 1945 par la maison d'édition Gallimard et créée par Marcel Duhamel. Sous ce nom générique (dû à Jacques Prévert) ont été publiés plus de deux mille titres, qu'on peut rattacher au thriller, mais qui se répartissent selon un éventail très vaste : de la bouffonnerie (Fantasia chez les ploucs, de Charle ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
La « vision multiple et totale de l'Individuel, du Collectif, de l'Humain et de l'Universel » débouche sur le chant polyphonique d'une nouvelle poésie dont le programme fut élaboré par Henri-Martin Barzun : son « dramatisme » (devenu simultanéisme par la suite) se veut la synthèse de diverses tendances ... Lire la suiteÉcrit par : Rémi HEISS
Revue qui a marqué profondément les années 1960, l'Internationale situationniste a eu douze numéros entre 1958 et 1969 (repris en volume, Champ libre, 1975) et a influé, par ses critiques idéologiques, sociales et politiques, sur le mouvement de mai 1968. Le principal animateur du groupe situationniste fut Guy Debord (1931-1994), qui déco ... Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ, Pierre DUBRUNQUEZ
Le surréalisme domine l'histoire de la sensibilité du xxe siècle. Rares sont les domaines de la vie culturelle qui aient échappé à son activisme passionné. Au point de nous faire oublier aujourd'hui le mouvement, historiquement déterminé, qu'il fut un demi-siècle durant. Pourtant, ce mouvement a peut-être moins inventé une sens ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
Quelque peu à l'étroit dans la langue et l'imaginaire institués, le surréalisme le fut aussi à l'intérieur des genres littéraires dominants et des apparences traditionnelles du livre. D'où l'ampleur de l'offensive conduite : naissance du livre-objet, qui en appelle à une étroite collaboration avec les peintres ; recours immédiat et permanent au tr ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JOUET
Lorsque paraît en 1960 le premier numéro de la revue Tel Quel, le texte placé en exergue, qui éclaire le choix du titre, n'est pas emprunté à Paul Valéry, mais à Nietzsche : « Je veux le monde et le veux TEL QUEL, et le veux encore... » À ses débuts — alors que le comité de rédaction est constitué par Philippe Sollers, Jean-René Huguenin ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Revue par excellence de l'« intellectuel de gauche » des années 1950-1960, Les Temps modernes furent à la fois la revue de Sartre et le lieu d'expression privilégié d'un mouvement vite dominant dans la vie intellectuelle et littéraire d'alors : l'existentialisme. Dès le premier numéro, publié en octobre 1945 chez Gallimard, Sartre lance l ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
Avec le naturisme, l'intégralisme et l'école romane, l'unanimisme est l'un des mouvements poétiques qui s'engouffrent dans le vide ressenti après la disparition du symbolisme et avant l'apparition du surréalisme en France. Jules Romains en fut le promoteur : il racontera à André Cuisenier comment il eut, en 1903, « l'intuition d'un être vaste et é ... Lire la suite
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