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FARGUE LÉON-PAUL (1876-1947)

Aussi parisien que Baudelaire et, la plupart du temps, aussi désargenté, mais moins pathétique et pas du tout dandy ; aussi difficile que Mallarmé quant à l'utilisation du vocabulaire, aussi convaincu de la supériorité de la poésie, toutefois moins ambitieux de pensée, mais plus communicatif, plus attiré par le tumulte des sentiments, que l'auteur du Coup de dés jugeait indiscrets ; aussi déchiré, aussi vagabond que Verlaine, mais moins dissolu, Léon-Paul Fargue est de la même race que ses trois grands devanciers et doit être placé sur le même rang. Du premier, il tenait le goût des marches solitaires dans les plis sinueux des vieilles capitales. Comme Mallarmé, il partait de ce principe qu'il faut « parler autrement que les journaux » et entendait se présenter, dans le moindre texte, lavé de toute banalité. Enfin, semblable en cela à Verlaine, qu'il connut également, il était sensible à « l'inflexion des voix chères qui se sont tues » et se demandait souvent ce qu'il avait fait de sa jeunesse.

Son originalité fut d'apporter des valeurs poétiques nouvelles en certains aspects de la durée infinie : la rêverie, la couleur, le souvenir, les règnes, les bruits de la t […]

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Autres références

« FARGUE LÉON-PAUL (1876-1947) » est également traité dans :

COMMERCE, revue littéraire

Auteur :  Jacques JOUET

*La revue Commerce, « Cahiers trimestriels publiés par les soins de Paul Valéry, Léon-Paul Fargue, Valery Larbaud », donna vingt-neuf livraisons, de 1924 à 1932. Cette revue littéraire naît à l'ombre de la princesse de Bassiano et de ses proches. Outre les trois « phares » susnommés, Commerce comptera quelques autres collaborateurs… Lire la suite

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Bibliographie

Œuvres

L.-P. Fargue, Tancrède, Saint-Pourçain-sur-Sioule, 1911

Poèmes, Paris, 1912

Pour la musique, Paris, 1912

Vulturne, Paris, 1928

Épaisseurs, Paris, 1929

Suite familière, Paris, 1930

Le Piéton de Paris, Paris, 1939

Haute Solitude, Paris, 1941

Refuges, Paris, 1942

Lanterne magique, Paris, 1944

Méandres, Paris, 1946

Portraits de famille, Paris, 1947

Correspondance Fargue-Larbaud (1910-1946), Paris, 1971.

Études

A. Beucler, Vingt Ans avec Léon-Paul Fargue, Paris, 1952

J. Borel, « Passé et solitude dans l'œuvre de Fargue », in Poésie et nostalgie, Paris, 1979

C. Chonez, Léon-Paul Fargue, Paris, 1966

Y. Gangon, « Léon-Paul Fargue, ou le Style au second degré », in Le Démon du style, Paris, 1938

E. de La Rochefoucauld, Léon-Paul Fargue, Paris, 1958

P. Loubier, Ville et poésie de Charles Baudelaire à Léon-Paul Fargue, thèse, Paris-IV, 1992

L. Rypko Schub, Léon-Paul Fargue, Genève, 1973

H. Thomas, À la rencontre de Léon-Paul Fargue, Fata Morgana, 1992

J.-L. Walter, Léon-Paul Fargue ou l'homme en proie à la ville, Paris, 1973.

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