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Écrit par : Christophe MOREAU
L'abbaye de Cluny est fondée par le duc d'Aquitaine Guillaume III le Pieux sur l'un de ses domaines en Bourgogne. Elle fut placée sous la protection directe du pape. Abbatiat de Bernon, le fondateur de l'ordre. Il lance alors le chantier de l'abbaye. Abbatiat de saint Odon sous lequel fut terminée la première église abbatiale. Abbatiat d'Aymar qui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Si l'œuvre et la carrière d'Abélard font de lui le type des premiers professeurs urbains, l'histoire de sa vie personnelle est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite intégré ou dépassé. En un siècle où le sav ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Clerc d'origine noble, évêque du Puy (1087), pèlerin de Terre sainte, Adhémar de Monteil joua un rôle essentiel dans la préparation de la première croisade, grâce à la connaissance qu'il avait de la situation en Orient. Le pape Urbain II le nomma légat et lui confia la direction de l'entreprise, lui adjoignant comme chef militaire le comte de Toul ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Le terme « albigeois » a servi, dès le milieu du xiie siècle, à désigner les hérétiques du Languedoc, bien que l'Albigeois ne paraisse pas, aux yeux des historiens modernes (qui ont continué à user de cette appellation devenue traditionnelle), avoir été le principal foyer de l'hérésie. Dès 1146, Geoffroy d'Auxerre signale que l ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent ALBARET
Le cistercien Bernard de Clairvaux organise une mission de prédication à Toulouse et dans l'Albigeois. Il découvre à Verfeil une dissidence religieuse qui revendique une filiation apostolique et rejette les sacrements de l'Église. Il la nomme l'hérésie des « albigeois ». Le concile de Latran III, prenant acte des missions cisterciennes, prend des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de Guillaume X, duc d'Aquitaine. Duchesse à la mort de son père (1137), elle fut mariée dès son avènement au prince Louis, qui montait, deux semaines plus tard, sur le trône de France sous le nom de Louis VII. Le duché demeura cependant distinct du domaine royal. L'union était mal assortie, la légèreté et la sensualité d'Aliénor s'accordant ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DUBOIS
Né au pays d'Herbauge, en Poitou, Amand fut, très jeune, moine dans l'île d'Yeu, puis clerc à Tours et ermite à Bourges. Il connut des moines irlandais et adopta en grande partie leur mode de vie. En 629, il fut ordonné évêque sans siège fixe, pour évangéliser le nord de la Gaule, avec l'appui des rois francs, de Dagobert surtout, auquel néanmoins ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, Anne devint duchesse de Bretagne à la mort de son père conformément à une décision prise par les états convoqués à cette fin en 1486. Par le traité du Verger (19 août 1488), le roi Charles VIII avait donné son accord et François II avait promis de soumettre au consentement royal le f ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fille aînée de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Anne de France fut régente du royaume pendant la minorité de son frère Charles VIII, de 1485 à 1491, avec son mari Pierre de Bourbon, sire de Beaujeu. Une intelligence politique aiguë, alliée à une grande énergie, la rendit capable de surmonter les difficultés qui menaçaient le royaume, dont la pl ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Lors d'un voyage en France, le pape Urbain II (1088-1099) réunit à Clermont un concile pour lutter contre la simonie, dans la continuité des réformes dites « grégoriennes ». C'est au cours de ce concile qu'Urbain II lance l'idée d'une expédition militaire en Terre sainte pour « libérer » le tombeau du Christ à Jérusalem. Apparemment, une indulgenc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Jean IV d'Armagnac et d'Isabelle de Navarre. Vicomte de Lomagne, puis comte d'Armagnac à la mort de son père en 1450, d'abord fidèle à Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpa cependant les prérogatives royales, en particulier le droit de battre monnaie, et se rebella à diverses reprises contre les extensions des droits du roi en pays de lang ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La bataille d'Azincourt est une défaite cuisante des Français face aux Anglais, durant la guerre de Cent Ans. Revendiquant le trône de France, Henri V d'Angleterre débarque en Normandie en août 1415, à la tête d'une armée d'environ 11 000 hommes. Il s'empare de Harfleur en septembre, mais ses forces sont réduites alors de moitié, à la suite des co ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Celui à qui est baillée (donnée) une mission. Commissaires royaux investis de pouvoirs d'administration, de justice et de finances, les baillis sont apparus vers la fin du xiie siècle. L'institution baillivale répondait à la double nécessité d'affermir le pouvoir du roi sur son domaine et de répondre aux plaintes des administré ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ils apparaissent vers la fin du xiie siècle lorsque les baillis, d'abord itinérants, sont fixés par Philippe Auguste, roi de France, sur la portion du domaine royal où ils doivent le représenter. Cette circonscription, réunissant plusieurs prévôtés, ne prendra le nom de bailliage que quelques années après sa création de fait. L ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Dans le système féodal, les vassaux, ou titulaires de fiefs, doivent au seigneur, donc au roi en particulier, un temps de service militaire, le service d'ost : ils forment le ban. En cas de grand péril, les seigneurs procèdent à la levée en masse de tous les hommes, vassaux et paysans : c'est l'arrière-ban, service sans limitation de durée. Dès la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
Mot dont la racine est ban, c'est-à-dire convocation des vassaux par le suzerain. Au Moyen Âge, la bannière est l'enseigne sous laquelle se rangent les vassaux convoqués pour aller à la guerre. Le seigneur banneret est celui qui peut lever bannière en réunissant ses vassaux. La bannière du banneret, attachée au bout de la lance, est carré ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BENOÎT
Troisième fils d'Henri IV d'Angleterre, Jean de Lancastre est fait duc de Bedford par son frère Henri V en 1414. Mêlé très jeune aux luttes politiques, il soutient son frère qui lui confie la lieutenance du royaume lors de ses expéditions en France. À ce titre, il prend Berwick aux Écossais et réprime l'hérésie lollarde. En 1422, il rejoint le roi ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine DAVY, Marcel PACAUT
Personnage le plus célèbre de l'ordre de Cîteaux, Bernard fut aussi l'une des individualités les plus marquantes de l'histoire de l'Église médiévale et l'un des hommes les plus actifs et les plus importants du xiie siècle. Bernard est né à Fontaine, localité proche de Dijon. Son père, Tescelin, était de la famille des se ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER, Danielle GABORIT-CHOPIN
Troisième fils de Jean II le Bon, roi de France, et de Bonne de Luxembourg (eux-mêmes amateurs d'art), Jean devient comte de Poitiers en 1356 et duc de Berry en 1360. Otage en Angleterre, pour le paiement de la rançon de Jean le Bon, le duc de Berry fut un homme politique sans envergure et un médiocre administrateur, de surcroît fort impopulaire e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille d'Alphonse VIII, roi de Castille, et d'Aliénor d'Angleterre, Blanche de Castille fut mariée en 1200 au prince Louis, fils de Philippe Auguste, qui devint en 1223 le roi de France Louis VIII. Ce mariage n'eut pas l'effet politique espéré, c'est-à-dire la réconciliation entre le Capétien et le roi d'Angleterre, oncle maternel de la mariée. Bla ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Officier royal français. D'origine noble, peut-être orléanaise, Étienne Boileau est prévôt d'Orléans en 1259, puis de Paris en 1261. C'est sous son gouvernement que cette fonction essentielle — le prévôt est l'administrateur royal ordinaire — cesse d'être affermée pour être dorénavant baillée en garde : Boileau est le dernier prévôt de Paris à avo ... Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
Illustre membre d'un lignage qui domine la draperie douaisienne à la fin du xiiie siècle, Jean de Boinebroke représente l'aristocratie marchande de cette époque, maîtresse de l'économie urbaine, méprisante à l'égard des artisans et tenant les leviers de la vie politique. Boinebroke est un gros drapier, c'est-à-dire qu'il produi ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
Actuellement ville de Belgique (province de Luxembourg), Bouillon fut sous l'Ancien Régime le centre d'un petit État protégé par le roi de France. C'est à l'origine une possession des comtes d'Ardennes. Godefroi de Boulogne (mort en 1100), fils d'Ide d'Ardennes, reçut château et seigneurie de Bouillon de son oncle maternel Godefroi le Bossu, duc d ... Lire la suiteÉcrit par : Régine PERNOUD, Universalis
Dans le chapitre L'essor de la bourgeoisie médiévaleC'est en l'an 1007, (dans l'état actuel de la documentation) que le terme apparaît pour la première fois dans une charte, sous sa forme latine : burgensis. Mot nouveau qui désigne un personnage également nouveau dans la société d'alors, burgensis est souvent synonyme de mercator, « marchand » ; le personnage ainsi nommé ... Lire la suite
Écrit par : Jean RICHARD, Universalis
Par ses richesses naturelles et sa situation géographique entre le royaume et l'Empire, la Bourgogne était promise à une histoire mouvementée. Jusque dans la seconde moitié du xive siècle, elle forma un duché indépendant aux frontières changeantes, d'où partirent plusieurs mouvements de restauration de la vie religieuse et mona ... Lire la suiteÉcrit par : Jean RICHARD
Un premier royaume de Provence-Viennois fut formé en 879 sous l'autorité de Boson, beau-frère de Charles le Chauve. Sa couronne réunissait la Provence, le Bugey, la Bresse, une partie de la Bourgogne cisjurane, une partie du Languedoc et le Dauphiné. Boson dut lutter continuellement contre l'hégémonie des Carolingiens, mais put léguer son patrimoi ... Lire la suiteÉcrit par : Georges DUBY
Bouvines est une bataille, c'est-à-dire, selon les conceptions du temps, un duel où deux concurrents décident de s'engager, seul à seul ou accompagnés de leurs amis, afin de forcer le jugement de Dieu et de trancher définitivement une querelle. Procédure exceptionnelle alors, un acte quasi liturgique, nettement distinct des harcèlements de la guer ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Mouvement réformateur, issu d'un long processus de mécontentement contre les abus de l'administration, les appétits financiers de l'entourage royal et les excès de la cour de Charles VI et de ses proches. Réunis le 30 janvier 1413, les états généraux de langue d'oïl tentèrent une réforme du royaume qui n'était autre chose que la remise en vigueur ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils aîné de Clotaire Ier et d'Ingonde. Lors du partage du royaume de son père en 561, Caribert Ier reçut les anciennes terres de Childebert Ier, dont la capitale se trouvait à Paris. Ce souverain éloquent et érudit dans le domaine du droit n'en menait pas moins une vie dissolue et mourut excommunié, en 567, à Pari ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RICHÉ
Fils aîné de Charles Martel et de Rotrude, Carloman a été élevé, comme son frère Pépin, à Saint-Denis. À la mort de son père, en 741, il reçut la mairie du palais d'Austrasie, tandis que son frère Pépin reçut celle de Neustrie. Dans son lot, outre l'Austrasie, figurent les pays alamans et la Thuringe. Dès le début de leur règne, les deux princes d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Universitaire parisien, licencié en droit canonique, docteur en théologie, Pierre Cauchon est nommé en 1403 recteur de l'université de Paris. L'un des membres actifs du parti réformiste, gallican et bourguignon, Cauchon fut des conseillers de Jean sans Peur dès 1409. Il se distingua en 1413 au sein de la commission chargée par les états généraux d ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils posthume de Louis II le Bègue, Charles III le Simple est écarté de la royauté par les grands de Francie occidentale après les brefs règnes de ses frères Louis III (mort en 882) et Carloman (mort en 884). Il n'a alors que cinq ans et on lui préfère d'abord l'empereur Charles le Gros, plus capable d'organiser la défense face aux Vikings qui rav ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Comte d'Évreux et roi de Navarre. Fils de Philippe d'Évreux, neveu de Philippe le Bel et de Jeanne, fille de Louis X, roi de France, Charles succéda, en 1343, à son père dans le comté d'Évreux et, en 1349, à sa mère qui avait reçu la couronne de Navarre apportée dans la maison de France par la reine Jeanne, femme de Philippe le Bel. Sa mère avait ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Le plus jeune des fils de Philippe le Bel, Charles de la Marche, prend la succession de son frère Philippe V, mort sans héritier mâle, selon le précédent créé en 1317. Le scandale de la tour de Nesle après lequel il obtient l'annulation de son mariage avec Blanche de Bourgogne n'atteint pas le prestige du nouveau roi. Son voyage en Languedoc en 13 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Philippe le Bon et d'Isabelle de Portugal, Charles le Téméraire attendit trente-quatre ans la succession de son père (1467) et trompa l'attente en voyageant, en complotant et en préparant son règne. Il prit notamment part à la ligue du Bien public (1465) et combattit à Montlhéry contre l'armée de Louis XI. L'État bourguignon dont il h ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Fils de Pépin d'Herstal, Charles Martel apparaît dans l'histoire au lendemain de la mort de son père (déc. 714), qui déclencha des troubles violents dans le royaume franc : Neustriens et Aquitains alliés aux Frisons et aux Saxons tentèrent d'abattre la puissance austrasienne. Au bout de six ans, Charles Martel réussit à défaire ses adversaires et ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, le futur Charles VII était comte de Ponthieu et devint dauphin de Viennois à la mort de son frère Jean en 1417. Il apparut donc tardivement aux côtés de Bernard d'Armagnac, comme le chef du parti hostile à la politique réformatrice et souvent démagogique du duc de Bourgogne, parti lui-même discrédité par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Charles devint roi à la mort de son père. Sa sœur, Anne de Beaujeu, chargée de la régence par Louis XI, garda une influence profonde sur le gouvernement après la majorité du roi, proclamée en 1484, mais cela provoqua une rébellion des princes qui soutenaient les revendications du plus proche parent mâle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Charles V et de Jeanne de Bourbon. Les oncles de Charles VI, les ducs de Bourgogne, d'Anjou, de Berry et de Bourbon, gouvernèrent pendant sa minorité et cherchèrent à tirer le maximum de profit du pouvoir. Majeur en 1388, Charles VI remercia ses oncles et rappela au gouvernement les anciens conseillers de son père, les Marmousets ; ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Roi de France. Fils aîné de Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, le futur Charles V fut le premier fils de France à porter le titre de dauphin de Viennois, en même temps que celui de duc de Normandie. Présent aux côtés de son père pendant la bataille de Poitiers, il dut ensuite, comme lieutenant du roi, puis comme régent, gouverner le royaume ... Lire la suiteÉcrit par : Xavier HÉLARY
Construit en 1197-1198 par Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie, en guerre contre le roi de France Philippe II Auguste, Château-Gaillard surplombe Les Andelys sur la Seine, verrouillant l'accès à Rouen. Défendu par une bastille avancée ou châtelet et par une double enceinte, le formidable donjon, construit selon les technique ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel LE CLÈRE
L'appellation de Châtelet vient peut-être du castellum (petit fort) élevé par Jules César au nord de Lutèce pour en défendre et en surveiller l'accès. Les Mérovingiens y dressèrent une grosse tour en bois que conforta Charles le Chauve (870) jusqu'à ce que Louis VI le Gros construisît, en 1130, un petit château fort (chastelet) qui comman ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Troisième fils de Clovis, Childebert devint, après la mort de son père en 511, roi d'une part du royaume franc qui s'étendait au bord de la Manche depuis la Somme jusqu'à l'Armorique et englobait à l'est Paris et peut-être Meaux ; en Aquitaine il tenait les cités de Bordeaux et de Saintes. Aux Wisigoths qui se maintenaient encore au sud de la Garo ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Sigebert Ier et de Brunehaut. Encore très jeune à la mort de son père, en 575, Childebert II demeura sous la tutelle de sa mère, laquelle était en conflit avec son oncle, le roi de Neustrie Chilpéric Ier. En 575, un deuxième oncle, Gontran, roi de Bourgogne, intervint pour protéger les terres méridionales de Childeber ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils présumé de Mérovée et père de Clovis, Childéric Ier fut l'un des premiers rois mérovingiens. Les Francs Saliens, ayant signé un traité d'alliance avec l'Empire romain, s'étaient installés en Belgique Seconde, dans le nord-ouest de la Gaule Belgique, entre la Meuse et la Somme, et avaient fait de Tournai leur capitale. Childéric IÉcrit par : Universalis
Fils cadet de Clovis II et de la reine Bathilde. Childéric II devint roi d'Austrasie en 662 à la mort de Childebert, fils du maire du palais Grimoald, adopté par Sigebert III. Il régna sous la régence conjointe de sa tante Himnechilde, la mère de Dagobert II, fils légitime de Sigebert III dont Childebert avait usurpé la succession au trône, et de ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Dernier roi mérovingien. Les maires du palais carolingiens détenaient depuis longtemps le pouvoir réel dans le Regnum Francorum lorsque Charles Martel mourut en 741. Face à la révolte qui suivit sa disparition, ses fils Carloman et Pépin le Bref jugèrent cependant plus prudent, en 743, de placer Childéric III, un Mérovingien à la légitimi ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi mérovingien de Neustrie, né en 539, mort en 584 à Chelles. Fils de Clotaire Ier et d'Arégonde, Chilpéric reçoit, lors du partage du royaume de son père (mort en 561) avec ses trois demi-frères (fils d'Ingonde, sœur d'Arégonde), la région la plus pauvre, celle de Soissons. Viennent toutefois s'y ajouter les meilleures terres ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils présumé de Childéric II. Chilpéric II fut sorti du monastère où il vivait sous le nom de Daniel afin d'être couronné roi de Neustrie en 715 ou 716. Complètement soumis au maire du palais Rainfroi, qui tentait de briser la domination austrasienne, Chilpéric fut vaincu par Charles Martel, le maire du palais d'Austrasie, à Amblève (dans les Arde ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Chevalier originaire de Picardie, qui participa à la quatrième Croisade, en 1204, et rédigea, au retour, un récit vigoureux et pittoresque, La Conquête de Constantinople. Au contraire de Villehardouin, Robert de Clari est un chevalier obscur, qui n'a pas su interpréter le détournement de la croisade contre l'empire grec, et qui s'est sati ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Deuxième fils de Clovis et de Clotilde. Lorsque le royaume de son père fut partagé en quatre en 511, Clodomir reçut les territoires situés dans l'ouest et le centre de la France actuelle, avec Orléans pour capitale. Cette partie du royaume franc, longeant l'axe de la Loire, était la seule des quatre à former une unité géographique. En 523, Clodomi ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Plus jeune fils de Clovis Ier et de Clotilde, Clotaire Ier joua un rôle important dans l'expansion de l'hégémonie franque. Lors du partage du royaume de son père en 511, Clotaire Ier reçut les terres traditionnelles des Francs Saliens dans le nord de la France d'aujourd'hui et dans la Belgique actuelle, ayant pour ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi mérovingien de Neustrie et roi des Francs, né en 584, mort en 629. Clotaire n'est qu'un nourrisson à la mort de son père Chilpéric Ier, assassiné en 584. Ce sont sa mère, Frédégonde, et son oncle, Gontran, roi de Bourgogne et d'Orléans, qui ont veillé sur sa succession. Après avoir repoussé une attaque de son cousin Childeb ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse du roi des Francs Clovis Ier, sainte Clotilde joua un grand rôle dans la conversion de son mari au christianisme. Elle est la petite-fille du roi des Burgondes Gondioc, lequel, relié aux rois Wisigoths, partage leur arianisme. À la mort de ce dernier, le royaume est divisé entre ses quatre fils : Gondebaud, Godegisèle, Chilpéric ... Lire la suiteÉcrit par : Kathleen MITCHELL, Universalis
Clovis, qui régna sur une grande partie de la Gaule de 481 à 511, fonda la dynastie des Mérovingiens. Celle-ci survécut durant plus de deux siècles, jusqu'à la montée en puissance des Carolingiens au viiie siècle. Bien qu'il ne fût pas le premier roi franc, Clovis fut à l'origine de l'unité politique et religieuse du royaume. E ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Dans la communauté rurale telle qu'elle exista en Occident du ixe au xviiie siècle au moins, les communaux représentaient cette partie du territoire d'un village qui, n'étant pas l'objet d'actes (formels ou non) de propriété privée (même limitée), était de ce fait réputée commune à tous les habitants. Il s'a ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Nom donné au xive siècle aux bandes composées de mercenaires licenciés par les princes qui avaient loué leurs services pour la durée d'une campagne, en particulier après la paix de Brétigny, en 1360. Les Grandes Compagnies continuaient la guerre pour leur propre compte. Formées d'aventuriers, en majorité anglais mais aussi bret ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Groupements constitués à la fin du Moyen Âge (xive et xve siècle en général) dans le cadre des diverses manifestations de la solidarité entre égaux qui tendait à remplacer les liens de protection caractéristiques de l'époque féodale. Les confréries organisaient la vie religieuse des membres d'un métier (corp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Étymologiquement, comte de l'écurie (comes stabuli), officier domestique de la cour royale des Carolingiens. Placé, à l'origine, sous l'autorité du sénéchal, le connétable a charge de la cavalerie, dont l'importance ne cesse de croître à partir du milieu du viiie siècle. Dans l'armée féodale (ost), le service ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dès la conclusion du traité d'Arras (1435) entre Charles VII et Philippe le Bon, une partie des troupes utilisées au cours de la lutte des Armagnacs et des Bourguignons devient inutile, d'autant plus que le roi de France a déjà entamé la création du noyau d'une armée permanente. Après la trêve de 1444, le roi renvoie une partie des « écorcheurs », ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Bataille qui se déroula près de Crécy-en-Ponthieu le 26 août 1346 et qui fut la première grande défaite subie par l'armée du roi de France pendant la guerre de Cent Ans. La randonnée entreprise en Normandie par le roi d'Angleterre Édouard III n'avait pas pour but la conquête du duché, mais répondait au désir d'intervenir dans les affaires continen ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Mouvement populaire déclenché simultanément dans la région parisienne, en Rhénanie et en Italie du Nord, peu après l'émotion suscitée, à la Pentecôte 1212, par les processions ordonnées pour aider à la victoire sur les Sarrasins d'Espagne (Las Navas de Tolosa, 16 juill.). Malgré un nom qui vient de traductions incertaines et de documents tardifs, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Clotaire II et de Bertrade. Afin de satisfaire le particularisme de l'aristocratie austrasienne, que dominaient le maire du palais Pépin de Landen et l'évêque de Metz Arnoul, son père l'avait envoyé en Austrasie comme roi dès 623. Dagobert devint l'unique roi des Francs à la mort de Clotaire (629) et surtout à la mort de son propre frère, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Sigebert III et de Himnechilde. Dagobert II fut exilé dans un monastère irlandais à la mort de son père en 656. Le maire du palais d'Austrasie Grimoald confia alors le trône à son propre fils, Childebert, que Sigebert avait adopté avant la naissance de Dagobert. Après la chute de Grimoald et de Childebert l'Adopté, le cousin de Dagobert, C ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
C'est à l'époque carolingienne que l'on voit se dessiner l'organisation matérielle du domaine, telle qu'elle subsiste jusqu'au xiiie siècle. L'ensemble des terres d'un grand propriétaire était partagé en « manses » ou unités de culture ; l'un d'eux, généralement plus vaste, était le « manse du seigneur » (mansus indominicat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Légiste français, Pierre Dubois fit ses études à Paris, où il fut sans doute l'élève de Thomas d'Aquin. Avocat des causes royales pour les affaires ecclésiastiques dans le bailliage de Coutances, il fut, à ce titre, l'un des innombrables hommes de loi chargés de rechercher, de défendre et d'exalter à travers tout le royaume les droits du roi : il ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Noble breton, issu d'une famille moins modeste que la tradition ne l'affirme. Son père, Robert, possédait plusieurs seigneuries qu'hérita Bertrand. À partir de 1342, il prit part aux combats de la guerre de succession de Bretagne, le plus souvent pour son propre compte. Passé en 1357 au service de Charles V, il s'illustra contre les Anglais en Bre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils du duc Louis d'Orléans (frère de Charles VI) et de Mariette d'Enghien, femme d'un de ses chambellans, Aubert Le Flament. La captivité de ses demi-frères, pris par les Anglais à Azincourt, fit de Dunois, qui avait été élevé avec eux et était reconnu comme l'un des membres de la famille d'Orléans, l'une des têtes du parti armagnac. Pris par les ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maire du palais de Neustrie pendant plus de vingt ans (657- entre 680 et 683). Après la mort du roi Clotaire III en 673, Ebroïn, qui exerçait la réalité du pouvoir avec la reine Bathilde, mère de Clotaire, décida de nommer à sa succession le frère du défunt, Théodoric III (ou Thierry III). Furieux de ne pas avoir été consultés, les grands du royau ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
À l'époque carolingienne, les échevins (scabini) étaient les notables désignés par le peuple pour assister le comte à son tribunal. On appela ainsi à partir du xiie siècle les notables élus par les habitants et en fait, le plus souvent, par l'oligarchie dirigeante pour former autour du maire le conseil des villes de co ... Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
Bataille navale qui eut lieu au début de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre et qui se déroula dans l'estuaire de la Zwin, près du port, alors florissant et aujourd'hui ensablé, de L'Écluse (Sluis ou Sluys en néerlandais) aux Pays-Bas. Les amiraux français Hugues Quieret et Nicolas Behuchet, à la tête d'une flotte importante renf ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Commissaires établis pour la première fois par Saint Louis en 1247, à la veille de son départ pour la Terre sainte, afin de recevoir et d'examiner les plaintes des administrés et justiciables du roi de France, à l'encontre des officiers locaux, baillis, sénéchaux, prévôts, sergents... Les premiers enquêteurs furent des franciscains et des dominica ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Sénéchal de Louis VI le Gros, Étienne de Garlande appartient à une famille noble de la Brie. Il succède dans cette charge à deux de ses frères, mais se fait particulièrement remarquer par une ambition effrénée et une absence totale de scrupules qui font de lui, à partir de 1108, le conseiller le plus écouté du roi et parfois le véritable maître du ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
Le plus ancien ordre de chevalerie français historiquement attesté ; créé par le roi Jean le Bon le 16 novembre 1351, au début de la Guerre de Cent Ans, son nom lui vient de ses insignes : un anneau dont le chaton figurait une étoile émaillée, timbrée d'un soleil d'or, et un « fermail » de même forme à fixer sur le manteau ou le chaperon. Toutefoi ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Prononcé à Lille pour la délivrance de Byzance, qui vient d'être prise par les armées de Mehmet II, le vœu du Faisan est resté célèbre par le faste qui l'entoura. Une coutume qui remontait aux temps barbares voulait que toute grande entreprise fût précédée d'un vœu prononcé sur un animal vivant ou apprêté pour le festin ; dans ce dernier cas, les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Paysan du village de Rivecourt en Picardie déjà remarqué pour l'activité qu'il déploya lors de la révolte des Jacques, en mai 1358. Célèbre pour son extraordinaire vigueur et par son habileté à tendre des embuscades, le Grand Ferré prit, la hache à la main, une part très efficace à la résistance contre les Anglais au début de 1359. La bande de pay ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Dans le chapitre L'apogée du XIIIe siècleSi le xiiie siècle fut le grand siècle de la chrétienté, il fut surtout celui du rayonnement français. Ce prestige s'appuie d'abord sur la plus nombreuse population d'Europe qui, au cours du siècle, passe d'environ douze à vingt millions d'habitants, alors que l'Allemagne en a quatorze, l'Italie huit et demi, l'Angleterre quatr ... Lire la suite
Dans le chapitre Les crises du bas Moyen Âge (XIVe-XVe siècle)Pour toute la chrétienté, le xive et le xve siècle sont le temps des crises, sinon de la crise. La France est plus affectée que la plupart des pays européens. L'expansion démographique se ralentit, l'exploitation du sol régresse, les chantiers de construction s'arrêtent, parfois pour toujours. La cathédrale ... Lire la suite
Écrit par : Vincent GOURDON
Capitulaire de Quierzy. L'empereur Charles le Chauve, préparant son départ en Italie et voulant limiter les initiatives potentielles de son fils Louis le Bègue, décrète que les titulaires des honneurs et charges du royaume des Francs occidentaux conserveront ceux-ci pendant son absence et, s'ils devaient décéder, les transmettront à leurs fils. Ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Richard d'Étampes et petit-fils du duc Jean IV, François devint duc de Bretagne à la mort de son oncle Arthur III (le connétable de Richemont), le 26 décembre 1458. Il était aussi le gendre du duc François Ier, mort en 1450. François II tenta d'imiter le duc de Bourgogne et de réaliser enfin l'indépendance du duché. Il s'ar ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La création des francs-archers, par ordonnance de Charles VII publiée à Montils-lès-Tours le 28 avril 1448, constitue la première mesure prise en France par le pouvoir royal pour disposer d'une troupe permanente d'hommes de pied (à l'instar de celles dont les villes s'étaient dotées dès le milieu du xive siècle pour assurer leu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Épouse de Chilpéric Ier, roi de Neustrie, Frédégonde est née à Montdidier vers 545 et morte à Paris en 597. Simple suivante à l'origine, Frédégonde devient la maîtresse du roi mérovingien Chilpéric Ier, qu'elle persuade d'assassiner sa femme, la reine Galswinthe (vers 568). Cette dernière était cependant la sœur de Brunehaut, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MARGOLIN
Humaniste et diplomate français, ministre général de l'ordre des Trinitaires. Né à Calonne-sur-la-Lys, près de Béthune, Robert Gaguin fait ses premières études au monastère de Préavins (où il mourra), près de Saint-Omer. Très jeune, il entre chez les Trinitaires, qui l'envoient dans leur maison parisienne des Mathurins pour y étudier la théologie. ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne, et de Goswinthe, Galswinthe était aussi la sœur aînée de Brunehaut, reine d'Austrasie, ainsi que la femme de Chilpéric Ier, roi de Neustrie. Chilpéric, qui a répudié sa première femme Audovère vers 565, épousa Galswinthe à Rouen en 567. Il lui constitua un douaire comprenant la Bigorre e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Gaston II ; marié à Agnès de Navarre, fille de Philippe d'Évreux et de Jeanne de Navarre, Gaston Phébus a laissé le souvenir d'un chevalier idéal, courageux au combat, avisé dans sa politique, équitable et sage dans son administration. Le mécénat de ce prince fastueux, amateur de bâtiments et collectionneur averti, n'est pas étranger à une ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse CHARMASSON
Au confluent de l'Epte, de la Troesne et du Révillon, Gisors n'est au xe siècle qu'un petit château féodal, sous la suzeraineté du diocèse de Rouen. Ce château occupe cependant une forte position stratégique au débouché des trois vallées. En 1097, le duc de Normandie, Guillaume le Roux, fils de Guillaume le Conquérant, entrepre ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clotaire Ier, Gontran reçut le royaume d'Orléans, qui incluait la Bourgogne, lorsque les possessions de son père furent partagées en quatre en 561. Il agrandit son territoire lorsque son frère Caribert Ier, roi de Paris, s'éteignit en 567. Fin stratège, il s'efforça d'empêcher ses deux frères encore en vie, Chilpéric ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Sessions judiciaires exceptionnelles tenues par des commissions du parlement en diverses provinces afin d'y accélérer les appels et de rapprocher la justice des justiciables. Souvent motivée par des considérations politiques, la tenue de Grands Jours demeura toujours à la discrétion du roi de France et fut l'une des concessions les plus spectacula ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maire du palais d'Austrasie (643-656). Grimoald succéda à son père, Pépin de Landen, en 643 et, pendant treize ans, demeura au service du roi Sigebert III. Lorsque ce dernier mourut en 656, Grimoald, riche et puissant, convainquit un nombre suffisant de partisans qu'il était temps de supplanter les Mérovingiens. Il fit alors tonsurer le fils et hé ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
La guerre de Cent Ans, outre l'intérêt qu'elle a suscité chez les spécialistes de l'histoire militaire et politique, propose aux historiens un ensemble de problèmes importants. Le problème de ses origines dépasse la vaine question des responsabilités et, par-delà les explications dynastiques, politiques et ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Édouard III d'Angleterre, petit-fils de Philippe le Bel, annonce qu'il conteste désormais le trône de France à Philippe VI, neveu de Philippe le Bel, sacré roi en 1328 quand est mort, sans laisser d'héritier mâle, Charles IV. La lourde cavalerie de Philippe VI est écrasée à Crécy-en-Ponthieu par les archers d'Édouard III (26 août). Le 4 septembre, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Robert le Pieux, associé au trône en 1027, et seul roi à la mort de son père (20 juill. 1031). Son frère Robert, que soutenaient la reine mère Constance d'Arles et le comte de Blois, tenta de lui enlever la couronne et occupa le domaine royal. L'appui du duc de Normandie et des comtes d'Anjou et de Flandre permit à Henri Ier de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BORDIER
Né d'une grande famille carolingienne, Hincmar est, en 832, moine bénédictin à Saint-Denis ; appelé par Louis le Pieux à la cour impériale, il assiste les évêques dans leurs assemblées. En 845, le roi de France Charles le Chauve lui confie le siège archiépiscopal de Reims, qu'il occupera jusqu'à sa mort, survenue alors qu'il fuyait devant les enva ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ensemble des services domestiques attachés à la personne du roi, l'hôtel du roi est pour les Capétiens ce qu'était le Palais pour les Mérovingiens et les Carolingiens. Il comprend le sénéchal ou dopifer, maître de l'hôtel, qui a la haute main sur l'approvisionnement et sur la bonne marche de l'ensemble ; le connétable, chargé des étables et des éc ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Issu de la famille des Robertiens qui domine la Francie (région entre Meuse et Loire) depuis un siècle, et qui a déjà donné deux rois (Eudes — 888-898, et Robert — 922-923), Hugues Capet est, à la veille de son élection à la royauté, le prince le mieux pourvu du royaume : duc de France, duc de Bourgogne, il est suzerain du duc de Normandie (il a p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Comte de Paris et duc de France, Hugues le Grand est fils de Robert Ier (roi de France de 922 à 923) et neveu d'Eudes (comte de Paris et roi de 888 à 898). Maître d'un important groupe de comtés situés entre la Seine et la Meuse et, après 943, de la Bourgogne, bénéficiant en outre d'alliances comme celle de l'empereur Otton Ier ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille d'Étienne II, duc de Bavière, et de Tadea Visconti. Mariée en 1385 au roi de France Charles VI, dont la tante, Isabelle, fille de Jean le Bon, avait épousé en 1360 le duc de Milan Jean-Galéas Visconti. Isabeau de Bavière joua certainement un rôle déterminant dans le mariage du jeune Louis d'Orléans, frère de Charles VI, avec Valentine Viscon ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Révolte paysanne qui affecta en 1358 la région parisienne et principalement l'Île-de-France, le Beauvaisis et la Brie ; la première manifestation eut lieu le 28 mai à Saint-Leu-d'Esserent. Principalement dirigé contre les nobles, le mouvement fut extraordinairement violent : des seigneurs furent massacrés, des femmes violées, un enfant rôti vif. S ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné de Philippe VI de Valois et de Jeanne de Bourgogne, Jean fut duc de Normandie, puis roi le 22 août 1350. Excellent chevalier, sa bravoure lui interdit la fuite qui avait sauvé son père à Crécy. D'intelligence probablement médiocre, il ne put éviter de graves maladresses qui lui aliénèrent le plus souvent le concours des états, maîtres de ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Jeanne d'Arc qui, grâce à la documentation d'une exceptionnelle richesse constituée par les dossiers de ses deux procès (condamnation en 1431, réhabilitation en 1456), est l'un des personnages les mieux connus du xve siècle reste pourtant mystérieuse. Cela tient d'abord au contraste qui rend son action et les sources historique ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, Jeanne fut mariée, à l'âge de douze ans, à son cousin Louis d'Orléans, dont la maison faisait à certains moments figure de rivale de la branche aînée, celle de Valois. L'infirmité de la princesse, qui était née difforme, laissait penser à Louis XI que ce mariage mettrait un terme à la lignée des Orléans ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils aîné du duc de Bourgogne Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, Jean, comte de Nevers, participa à la croisade organisée par Sigismond de Hongrie, fut pris par les Turcs lors du désastre de Nicopolis le 25 septembre 1396 (il y avait si bien combattu qu'il y gagna le surnom de Jean sans Peur) et ne revint en France qu'en 1398. Il devin ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Famille originaire de Champagne, dont un membre, l'avocat Jean Jouvenel (1350 env.-1431) vint faire une brillante carrière à Paris où il devint prévôt des marchands, puis avocat du roi au parlement. Les Parisiens lui durent pour une bonne part la reconquête des privilèges qui leur avaient été retirés en 1383 après l'échec de la révolte des Maillot ... Lire la suiteÉcrit par : Jean SENTOU
Dans le chapitre Les vicissitudes médiévalesLe Languedoc entre alors dans une longue et obscure période. Conquis par les Arabes, il est reconquis par les Carolingiens. La décadence de ces derniers, au ixe siècle, entraîne de nouvelles invasions, celles des Sarrasins, des Normands, des Hongrois. La plupart des villes languedociennes sont pillées et détruites. Le développe ... Lire la suite
Écrit par : Jean TULARD
Appartenant à cette longue suite d'éminences grises auxquelles les littérateurs, plus que les historiens, ont attribué un rôle décisif dans l'histoire comme conseillers occultes des rois, Olivier le Dain, de son nom flamand Necker, qui signifie ondin (génie) et dont le roi fit le Dain et ses ennemis le Diable, n'a occupé sur le plan social qu'un r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Coalition féodale dressée contre Louis XI et, en fait, contre le développement des prérogatives royales, contre le poids de l'administration et les exigences du fisc, contre le rôle accru des gens de peu dans le gouvernement. Le frère du roi, le léger et vaniteux Charles de France, était à la tête du mouvement, mais celui-ci tenait à l'initiative ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre RICHÉ
À la mort de l'empereur Lothaire Ier en 855, son royaume est partagé entre ses trois fils. Le deuxième, Lothaire II, reçoit la partie septentrionale qui s'étend de la Frise au plateau de Langres et au Jura ; ce Lotharii regnum est à l'origine du nom de Lotharingie (en allemand Lothringen). Dès le début, ce royaume fut ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (936-954), né en 921, mort le 10 septembre 954 à Reims. Lorsque le père de Louis, Charles III le Simple, est emprisonné en 923, sa mère, Eadgifu, fille du roi anglo-saxon Édouard l'Ancien, se réfugie avec Louis en Angleterre, exil qui lui vaudra le surnom d'Outre-mer. Rappelé en France en 936 et couronné le 19 juin à Laon par Artaud, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (1223-1226), né le 5 septembre 1187 à Paris, mort le 8 novembre 1226 à Montpensier (Auvergne). Le 23 mai 1200, Louis épouse Blanche de Castille, la fille d'Alphonse VIII de Castille, qui assurera la régence après la mort de son époux. En 1212, Louis s'empare de Saint-Omer et d'Aire-sur-la-Lys pour empêcher la constitution d'un puissa ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Louis VI et d'Adélaïde de Savoie, Louis VII le Jeune a épousé, juste avant son accession au trône, l'héritière d'Aquitaine, Aliénor. Il a alors seize ans. Il commence par écarter sa mère de la cour et gouverne avec l'excellent conseiller de son père, l'abbé de Saint-Denis, Suger. Résidant le plus souvent à Paris, il poursuit la politique p ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Berthe de Hollande et de Philippe Ier, associé au trône en 1098 par son père qui lui avait confié les opérations militaires face aux Anglo-Normands, il doit se faire sacrer précipitamment le 3 août 1108 pour ne pas risquer la concurrence d'un fils de la seconde femme de son père, Bertrade de Montfort. Il épouse en 1115 Adélaïde ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Louis XI, roi de France de 1461 à 1483, fut longtemps malmené par les chroniqueurs, les historiens et l'opinion publique. De son vivant ou au lendemain de sa mort, les partisans de son père, comme Thomas Basin, évêque de Lisieux, ceux de son grand adversaire le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, de ses ennemis, grands seigneurs humiliés tel s ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils aîné de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, Louis X hérite d'un domaine agrandi (la Champagne et le royaume de Navarre), d'une souveraineté renforcée, mais aussi des problèmes qui ont freiné l'action de son père à la fin de son règne. Sa première femme, Marguerite, fille de Robert II duc de Bourgogne, épousée en 1305, est mêlée au scanda ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Nom donné à des révoltés parisiens, en 1382, en raison des maillets de plomb pris comme armes par les émeutiers. Le mouvement est, à long terme, le résultat d'un quart de siècle de stabilité monétaire défavorable aux débiteurs et aux locataires, les éléments les plus modestes de la population, cependant que la reprise démographique laissait stagne ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
La famille des rois de France est composée des descendants d'Hugues Capet par filiation mâle et mariages catholiques. Cet ensemble de dynastes, dont les titulatures ont considérablement varié à travers les siècles, s'est nommé « famille » ou « lignage du roi », puis « maison de France ». Ce terme de maison pour désigner une famille apparaît au ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Étienne Marcel appartient à l'une des plus grandes familles de la bourgeoisie parisienne de la première moitié du xive siècle, période au cours de laquelle cette bourgeoisie fait fortune rapidement et acquiert des offices royaux. Ainsi, le grand-père d'Étienne, Pierre Marcel, s'enrichit en fournissant la cour du roi de Naples e ... Lire la suiteÉcrit par : Josiane COEKELBERGHS-CUYPERS
Fille unique du duc de Bourgogne Charles le Téméraire et de sa seconde épouse Isabelle de Bourbon. En 1477, âgée de vingt ans, Marie prend la tête des États bourguignons à la suite de la mort accidentelle de son père devant Nancy. Sa jeunesse et son inexpérience politique lui font perdre une partie de ses États. Louis XI, ennemi acharné de sa dyna ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le nom de Marmousets, qui signifiait « petits vieux », fut ironiquement donné par le parti des princes aux anciens conseillers de Charles V rappelés au gouvernement par Charles VI, à sa majorité en mai 1389. L'entourage politique de Charles V avait, pour une grande part, été composé d'officiers issus de la bourgeoisie ou de familles récemment anob ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Clovis, fils de Childéric Ier et petit-fils de Mérovée, devient roi des Francs Saliens. Annexion par Clovis du royaume de Syagrius, entre Somme et Loire. Victoire de Clovis à Tolbiac contre les Alamans. Date supposée de son adhésion au christianisme romain, solennisée par son baptême à Reims. Victoire franque à Vouillé et annexion de la ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le terme de mesnie (maisonnée, famille), peu utilisé depuis le Moyen Âge, désigne les gens vivant ensemble, qu'ils soient ou non du même sang. Cette notion s'oppose à celle de lignage. Déjà, au Moyen Âge, la mesnie est une notion assez vague, et l'administration fiscale préfère compter les feux, c'est-à-dire les foyers allumés. Le feu étant rapide ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Templier, élu grand-maître en 1298, alors que l'ordre venait de s'établir à Chypre, d'où étaient lancées quelques opérations contre l'Islam. Venu en Occident, où les maisons de l'ordre étaient nombreuses, Jacques de Molay composa en particulier deux mémoires destinés au pape, l'un pour donner son point de vue sur le projet pontifical de croisade, ... Lire la suiteÉcrit par : Paul QUENTEL
Cri de guerre des Capétiens, « Montjoie Saint-Denis ! » a succédé au simple « Montjoie ! » des xie et xiie siècles. Dans le roman de Guillaume au court nez on lit : « Roy Looy escrie Montjoie ! Diex aïe ! » Dans le roman de Wace : « Francheis crient Montjoie ! et Normans Dex aïe ! » Mais, à ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel LLOBET
Bâti sur un piton calcaire (1 060 m d'altitude) dans les Pyrénées ariégeoises, à trente kilomètres à l'est de Foix, le site du château de Montségur est grandiose et permet de dominer tout le pays d'Olmes (Lavelanet-Mirepoix). Trois châteaux s'y succèdent du xie au xiiie siècle, pour servir de demeure seigneu ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Lors de la phase de constitution et d'autonomisation, au cours du xe siècle, de grandes entités territoriales (duchés ou comtés) dans l'ouest de l'ancien Empire carolingien, la Provence était devenue, sous l'autorité de comtes, pratiquement indépendante du roi de Bourgogne. Cependant, le pouvoir comtal qui s'appuyait sur l'alli ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Petit-fils du connétable Bernard d'Armagnac, qui fit figure de chef de parti sous le règne de Charles VI après l'assassinat de Louis d'Orléans, Jacques d'Armagnac appartint à l'entourage de Charles VII, fut gouverneur du dauphin Louis et se vit enfin confier, en 1463, la direction des opérations militaires en Roussillon. Comme beaucoup d'autres gr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Royaume des Francs occidentaux à l'époque mérovingienne (vie-viiie siècle), la Neustrie est souvent opposée à l'Austrasie, royaume franc oriental. Formé par dérivation, le nom Neustrie (de l'allemand neu) désignait le nouveau territoire, c'est-à-dire la zone colonisée par les Francs après leur insta ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Homme de loi, originaire du Languedoc, Guillaume de Nogaret fut d'abord professeur de droit romain à l'université de Montpellier et conseiller juridique de divers seigneurs, et notamment du roi de Majorque. Entré au service de Philippe le Bel vers 1292-1295, il s'entremit lors de l'achat par le roi de la part qu'avait dans la seigneurie de Montpel ... Lire la suiteÉcrit par : Armand FRÉMONT, Lucien MUSSET
Dans le chapitre Province du royaume capétienLe régime capétien fut à la fois conservateur et méfiant. Les institutions normandes furent intégralement maintenues – elles fonctionnaient mieux que celles du domaine royal – mais furent colonisées par des immigrés. L'Échiquier, siégeant tantôt à Rouen et tantôt à Caen, garda la haute main sur la justice et ses finances, mais ses « maîtres » vinr ... Lire la suite
Écrit par : Anne BEN KHEMIS
Terme (en latin hostis) désignant le service militaire féodal dont les dépenses sont à la charge du vassal. L'ost est dû par tout vassal à son seigneur. À l'origine illimité, il est réduit ensuite à quarante jours par an ; parfois restreint à une zone proche du territoire occupé par le fief, il est évalué en nombre d'hommes armés, qui var ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Maire du palais d'Austrasie (à partir de 680) ainsi que de Neustrie et de Bourgogne (dès 687), Pépin de Herstal fut le premier des grands maires du palais carolingiens. Fils de sainte Begga (fille de Pépin de Landen, parfois appelé Pépin Ier ou Pépin l'Ancien) et d'Anségisel (ou Anségise, fils de l'évêque Arnoul de Metz), Pépin de Herst ... Lire la suiteÉcrit par : Robert FOLZ
Deuxième fils de Charles Martel, Pépin devint, après la mort de celui-là, maire du palais en même temps que son frère aîné Carloman. Le mal qu'ils eurent à imposer leur autorité contre leur demi-frère Griffon et contre les ducs des pays limitrophes du royaume contraignit les deux princes à faire monter sur le trône, en 743, le Mérovingien Childéri ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Couronné à Reims en 1059 en présence de son père, Philippe Ier, fils d'Henri Ier (mort en 1060) et d'Anne de Kiev, ne règne seul qu'à partir de 1066, car sa mère, assistée de son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, et de l'archevêque de Reims, Gervais, exerce la régence de 1060 à 1066. Sous son règne se dessinent les grand ... Lire la suiteÉcrit par : Michel SOT
Fils de Louis VII et d'Adèle de Champagne, Philippe II Auguste trouve à son avènement un domaine florissant mais restreint, comprenant l'Île-de-France, l'Orléanais et une partie du Berry. Le reste du royaume est partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le roi n'a qu'un droit théorique de suzeraineté, surtout quand il s'agit des provinces de l' ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils de Saint Louis et de Marguerite de Provence, Philippe III le Hardi a le malheur de succéder à un roi prestigieux et d'être finalement mal connu. Sa statue à Saint-Denis — image d'un roi vigoureux — ne correspond pas au portrait que tracent ses biographes : pieux, peu lettré, il aurait été le jouet de son entourage. En fait, les progrès de l'É ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg, Philippe le Hardi domine la vie politique française de la fin du xive siècle. Très populaire depuis le désastre de Poitiers, il reçoit en apanage le duché de Bourgogne en 1363. Par son mariage avec Marguerite de Flandre (1369), il acquiert le comté de Flandre à la ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi de France (1328-1350), né en 1293, mort le 22 août 1350 près de Paris. Fils aîné de Charles de Valois, Philippe est le cousin des frères Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel, fils de Philippe IV le Bel, derniers représentants des Capétiens directs. À la mort de Charles IV en 1328, Philippe, confronté à l'opposition des par ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Frère de Louis X, deuxième fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre, Philippe V prend le pouvoir dans des conditions douteuses. En attendant la naissance de Jean Ier, il se déclare aussitôt régent du royaume et devient roi à la mort de ce dernier. Lettré, il a le sens du pouvoir. Son esprit de décision l'emporte sur les oppositio ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Trêve de sept ans, le traité de Picquigny fut conclu le 29 août 1475, entre Louis XI et Édouard IV. Le roi d'Angleterre était intervenu dans le conflit franco-bourguignon, où il voyait une nouvelle occasion de reconquérir les anciens domaines continentaux des Plantagenêts. Par un traité du 25 juillet 1474, il avait promis à Charles le Téméraire de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le premier des grands légistes méridionaux — formé à Montpellier — ayant joué un rôle véritablement politique sous le règne de Philippe le Bel. Originaire du Dauphiné, Pierre Flote fut d'abord au service du dauphin Humbert Ier. Le roi en fit un conseiller en son parlement, vers 1291, et lui confia dès lors de nombreuses missions, partic ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Le 25 octobre 732, les troupes du gouverneur omeyyade de Cordoue, 'Abd al-Rahmān al-Ghā fiqī, venues vraisemblablement faire du butin, sont défaites, près de Poitiers, par l'armée dirigée par le maire du palais Charles Martel. Les textes arabes appellent cette bataille Balāt al-Shuhadā' (« chaussée des martyrs »), en référence à la chauss ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Ordonnance de Charles VII, publiée au cours de l'assemblée du clergé français réunie à Bourges de mai à juillet 1438, par laquelle étaient déclarés applicables au royaume divers canons du concile de Bâle. Les Pères du concile étaient entrés en conflit avec le pape Eugène IV, et la France avait pris parti pour eux en 1432 sans rompre ouvertement av ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Révolte féodale menée contre Charles VII par quelques princes, comme les ducs Charles Ier de Bourbon, Jean II d'Alençon, Jean V de Bretagne, le roi René d'Anjou, comte de Provence, Jean IV d'Armagnac et Jean de Dunois. La petite et la moyenne noblesse soutinrent le mouvement, soucieuses de défendre leurs prérogatives contre les empiétem ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Agent du pouvoir seigneurial dans la France féodale, le prévôt (ou praepositus) est une sorte d'intendant doté de pouvoirs étendus : il administre, juge, perçoit les multiples taxes et amendes au nom du seigneur. Il représente aussi les premiers Capétiens sur le domaine royal, mais ses abus de pouvoir et les plaintes des populations qui s ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice AGULHON
Dans le chapitre La Provence avant 1481Le nom de Provence vient du latin provincia, la province par excellence, celle que conquirent les Romains dans la transalpine. Mais c'est sous d'autres noms (Viennoise, Narbonnaise, etc.) que le pays compris entre le Rhône, la crête des Alpes et la mer Méditerranée participe à l'histoire de la Gaule romanisée, période décisive qu'évoquent ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Épouse du roi de Neustrie Clotaire Ier, Radegonde quitta son mari pour entrer dans un couvent et fonda par la suite un monastère à Poitiers. Elle fut l'une des premières mérovingiennes à être canonisées. Princesse franque de Thuringe née vers 520, Radegonde est faite prisonnière par Clotaire Ier en 531, lorsque celui-ci annex ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Arrière-petit-neveu de Du Guesclin, fils de Marie de Craon et de Guy de Laval de Blaison, Gilles de Rais appartient à l'une des plus hautes et des plus influentes familles du début du xve siècle. Orphelin à onze ans, il est élevé par son grand-père Jean de Craon, qui ne réfrène aucune des passions de l'enfant et lui enseigne au ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils cadet de Pons, comte de Toulouse, comte de Rouergue (1066) puis comte de Toulouse (1088), son frère aîné, le comte Guillaume, lui ayant cédé son comté avant de partir en pèlerinage pour la Terre sainte, Raymond de Saint-Gilles marqua très tôt son goût pour les grandes entreprises, et sa foi très vive, servie par un tempérament enthousiaste, l ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils du comte Raymond V, il est le neveu de Louis VII de France et le beau-frère de Richard Ier roi d'Angleterre. Devenu comte en 1194, Raymond VI fait preuve d'une tolérance jugée excessive envers ses nombreux sujets hérétiques. Aussi, l'Église le soupçonne-t-elle d'avoir une responsabilité dans l'assassinat du légat pontifical Pierre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Fils de Ferry de Vaudémont et petit-fils par sa mère de René Ier, duc d'Anjou et de Lorraine, roi de Naples, René II succéda en 1473 à son cousin le duc de Lorraine Nicolas et recueillit en 1480, à la mort du roi René, l'héritage du duché de Bar, dont il n'entra en possession qu'après la mort de Louis XI, en 1483. Le duc de Bourgogne, C ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Comte de Provence et roi de Naples (1309-1343), né en 1278, mort le 19 janvier 1343 à Naples. La jeunesse de Robert d'Anjou est assombrie par le conflit des Vêpres siciliennes (1282), révolte des Siciliens contre l'hégémonie française, au cours duquel son père, Charles II d'Anjou, est fait prisonnier par les Aragonais. Le traité qui met fin aux ho ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Le chef viking Rollon était, depuis la fin du ixe siècle, à la tête d'une troupe danoise et norvégienne installée dans la région de Bayeux. En 910, Rollon lança une expédition vers Paris, puis se fit battre sévèrement près de Chartres (20 juillet 911). Le roi Charles III le Simple vit là l'occasion d'en finir avec les expéditio ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe MOREAU
Naissance de Louis IX à Poissy. Couronnement de Louis IX à la mort de son père, Louis VIII. Fin de la régence de Blanche de Castille, sa mère, le jour de son anniversaire. Il épouse Marguerite de Provence, le 27 mai. Intronisation de Baudouin II de Courtenay comme empereur latin de Constantinople ; il propose la Sainte couronne d'Épines à Louis IX ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Peu d'hommes ont été aussi bien observés et sont aussi célèbres que Saint Louis, et cependant la personnalité de ce souverain est mal connue. L'homme est complexe, son caractère a beaucoup évolué. Son action est souvent paradoxale, sa réputation ambiguë. Il y a le saint, l'homme dont la foi ardente et la piété parfois excessive déroutent ses conte ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LOVIE
Quelques données de l'histoire de la province de Savoie se rattachent à celle de l'Europe. Ce n'est point un hasard si l'activité des princes s'est manifestée dans la partie médiane de l'ancienne Lotharingie, à la naissance du fugitif royaume de Bourgogne. À l'échec des Rodolphiens succéda la tentative poursuivie pendant plusieurs siècles par les ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Doyen des serviteurs du palais sous les deux premières dynasties et le plus important des grands officiers de la Couronne sous le règne des premiers Capétiens (avec le titre de dapifer), le sénéchal dirige l'hôtel du roi et l'administration du domaine ; c'est le chef effectif de l'armée et il a la haute main sur les prévôts. En réalité, l ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent ALBARET
À l'est de Foix, perché sur un piton rocheux (pog, en occitan) se terminant en éperon, loin des voies de communication, Montségur et son château, reconstruit au tout début du xiiie siècle par Raymond de Péreille, était devenu le principal foyer de résistance cathare après la fin de la croisade. Le comte Raymond VII de ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clotaire Ier et d'Ingonde, Sigebert Ier mena avec succès une lutte sans merci contre son demi-frère Chilpéric Ier. Lorsque son père mourut en 561, son royaume fut divisé entre ses quatre héritiers selon la coutume franque. Sigebert Ier reçut ainsi l'Austrasie, au nord-est, ainsi que certaines rég ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Dagobert Ier et de Raintrude (ou Ragnétrude), Sigebert III fut l'un des premiers rois « fainéants » de la dynastie mérovingienne. Il ne bénéficiait pratiquement d'aucun pouvoir réel, le royaume étant gouverné, de fait, par le maire du palais, quel qu'il fût. Couronné roi d'Austrasie par son père en 634, le jeune Sigebert III fut ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Demoiselle d'honneur de la reine de Sicile, Isabelle de Lorraine, Agnès Sorel se réfugie à la cour de France avant même l'éviction définitive du roi René de Naples. Elle devint la maîtresse de Charles VII vers 1443, peut-être à la suite de manœuvres de Pierre de Brézé, dont l'ascendant s'établissait alors sur la politique royale. Le roi la combla ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Conflit ouvert en 1341, lorsque le duc de Bretagne Jean III meurt sans enfants, après avoir marié Jeanne de Penthièvre, fille de son frère Guy (mort en 1331), à Charles de Blois, neveu de Philippe VI de Valois. Le demi-frère de Jean III, Jean de Montfort, oppose ses droits à ceux de Jeanne de Penthièvre et prend les devants : il occupe les places ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Théodoric Ier, Théodebert Ier (ou Thibert Ier) succéda à son père sur le trône de Reims en 533 ou 534, et étendit considérablement les territoires sous hégémonie franque. Soldat expérimenté avant d'accéder au trône, Théodebert Ier mit à profit la guerre qui régnait en Italie entre l'Empire byzant ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Childebert II. Théodebert II (ou Thibert II) succéda à son père sur le trône d'Austrasie en 595, tandis que son frère Théodoric II (ou Thierry II) obtenait la Bourgogne. Leur grand-mère Brunehaut exerça dans un premier temps une régence conjointe sur les deux royaumes mais, en 599, l'aristocratie austrasienne limita son autorité à la Bourg ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils aîné de Clovis, Théodoric Ier (ou Thierry Ier) est né de mère inconnue, contrairement aux autres fils de Clovis, engendrés par Clotilde. Habile soldat, Théodoric tint une place importante au côté de son père dans les campagnes militaires contre les Wisigoths, dans le sud de la Gaule. À la mort de Clovis en 511, le royaum ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Clovis II, qui était le second fils de Dagobert Ier. Théodoric III (ou Thierry III) succéda à son frère Clotaire III à la tête des royaumes de Neustrie et de Bourgogne en 673, à l'instigation d'Ebroïn, le maire du palais de Neustrie. Aussitôt déposé par son autre frère, le roi d'Austrasie Childéric II, il fut restauré à la mort ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Plus jeune fils du roi mérovingien Childebert II. Théodoric II (ou Thierry II) succéda à son père sur le trône de Bourgogne en 595. D'abord placé sous la régence de sa grand-mère Brunehaut, il continua par la suite à subir son influence. Coopérant dans un premier temps avec son frère Théodebert II (ou Thibert II) pour affronter leur cousin Clotair ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La maison de Valois a occupé le trône de France de 1328 à 1589, c'est-à-dire de l'avènement de Philippe VI, fils de Charles de France, comte de Valois (d'où la dynastie tirera son nom) et petit-fils de Philippe III le Hardi, à la mort d'Henri III. Les Valois, branche cadette de la dynastie capétienne, se divisent eux-mêmes en Valois-Orléans, repré ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Chevalier bourguignon, Jean de Vienne participa à de nombreux combats au cours de la guerre de Cent Ans, d'abord dans l'armée de Charles le Mauvais, roi de Navarre (notamment à Cocherel, 1364), ensuite dans l'armée de Charles V (à partir de 1369), qui le fit amiral de France en décembre 1373. Il dirigea en particulier le siège de Saint-Sauveur-le- ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Quand le mouvement communal se développe au xiie siècle, certains seigneurs ou le roi créent des agglomérations nouvelles, auxquelles ils accordent des franchises pour y attirer des immigrants. Ils espèrent augmenter leurs ressources grâce au travail des nouveaux habitants, asseoir leur autorité sur un territoire, éventuellemen ... Lire la suite
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