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7-28 septembre 2010

France. Mobilisation contre le projet de réforme des retraites

Le 7, la discussion sur le projet de loi de réforme des retraites, présenté par le ministre du Travail Éric Woerth, débute à l'Assemblée nationale. Le texte prévoit principalement le report progressif, d'ici à 2018, de soixante à soixante-deux ans de l'âge légal de départ en retraite et de soixante-cinq à soixante-sept ans de l'âge auquel est versée la retraite à taux plein, ainsi que l'allongement progressif de la durée de cotisation, d'ici à 2020, de quarante à quarante et une années et demie.

Le 7 également, les syndicats appellent à une deuxième journée d'action contre le projet. Entre un million cent vingt mille et deux millions sept cent mille personnes, selon les sources, manifestent à travers la France.

Le 8, le président Sarkozy annonce des assouplissements au texte initial, sur les thèmes des carrières longues, des emplois pénibles et des polypensionnés. L'intersyndicale juge ces propositions insuffisantes.

Le 15, l'Assemblée nationale adopte en première lecture le projet de loi par 329 voix contre 233, après que le président de la chambre, Bernard Accoyer (U.M.P.), dénonçant une manœuvre d'«obstruction», a refusé d'accorder aux députés de l'opposition les explications de vote personnelles, de 5 minutes chacune, prévues par le règlement de l'Assemblée.

Le 23, une nouvelle journée d'action contre la réforme des retraites rassemble entre un million et trois millions de manifestants dans le pays.

Le 28, les présidents des groupes parlementaires d'opposition à l'Assemblée nationale rendent publique une lettre demandant la démission de Bernard Accoyer qu'ils accusent de ne pas «protéger une institution dont il est le garant» et qu'ils ne jugent par conséquent plus «digne» de présider l'Assemblée, après le vote controversé de la réforme des retraites, le 15.

— Universalis

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