16-23 mars 2001Argentine. Crise économique et politique

 

Le 16, le ministre de l'Économie, Ricardo Lopez Murphy, annonce un plan d'austérité visant à réaliser 4,5 milliards de dollars d'économies en deux ans, afin de se conformer aux exigences du Fonds monétaire international et de tenter de sortir l'économie de trente-trois mois de récession. Cette initiative suscite de vives protestations dans l'opinion et dans l'ensemble de la classe politique. En signe de protestation contre ces coupes budgétaires qui frappent principalement l'éducation, quatre ministres présentent leur démission du gouvernement de coalition regroupant le Front pour un pays solidaire (Frepaso) et l'Union civique radicale.

Le 20, Ricardo Lopez Murphy annonce sa démission. Fragilisé par la crise, le président Fernando de la Rua nomme à sa place le père du « miracle argentin », Domingo Cavallo.

Le 21, celui-ci présente les grandes lignes d'une « loi de compétitivité » destinée à sortir le pays de la récession. Le même jour, une grève générale organisée par les principales centrales syndicales, et largement suivie, paralyse l'activité du pays.

Le 23, le Parlement approuve la « loi de compétitivité », mais refuse de voter les « pouvoirs spéciaux » à Domingo Cavallo en vue de son application.

—  Universalis



Tous les événements concernant :

Tous les événements :

Pour citer l’article

«  16-23 mars 2001 - Argentine. Crise économique et politique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : http://www.universalis.fr/evenement/16-23-mars-2001-crise-economique-et-politique/