ARGENTINE, chronologie contemporaine

 

2019

27 octobre 2019
Argentine. Élection d’Alberto Fernández à la présidence.

Le candidat de l’alliance Front commun, dominée par le Parti justicialiste (péroniste), Alberto Fernández, ancien chef de cabinet des présidents Nestor Kirchner et Cristina Fernández de Kirchner, remporte l’élection présidentielle au premier tour avec 48,2 p. 100 des suffrages – un score de 45 p. 100 suffit pour être élu. Sa vice-présidente est la sénatrice Cristina Fernández de Kirchner, qui est  […] Lire la suite

11-28 août 2019
Argentine. Victoire des péronistes lors des primaires.

Le 11, les péronistes remportent les « primaires ouvertes, simultanées et obligatoires » organisées avant les élections générales d’octobre. Ce vote destiné à déterminer les partis autorisés à concourir ainsi qu’à choisir les candidats de chaque formation s’assimile à un pré-scrutin, les formations ne présentant qu’un seul ticket. La coalition péroniste « Front de tous » représentée par les candid […] Lire la suite

2018

1er août-17 septembre 2018
Argentine. Révélation d’un vaste scandale de corruption.

Le 1er et les jours suivants, la police procède à l’arrestation d’anciens fonctionnaires des administrations de Nestor et Cristina Kirchner, au pouvoir de mai 2003 à décembre 2015, ainsi que d’entrepreneurs du BTP. Cette opération résulte de l’examen des cahiers tenus par le chauffeur de l’ancien numéro deux du ministère de la Planification Roberto Baratta, dans lesquels cel […] Lire la suite

23 juillet 2018
Argentine. Octroi de pouvoirs supplémentaires à l’armée.

Le président Mauricio Macri annonce l’octroi de pouvoirs aux forces armées dans le domaine de la sécurité intérieure, afin que celles-ci contribuent à la lutte contre « le narcotrafic et le terrorisme ». Depuis la fin de la dictature militaire en 1983, la mission de l’armée se limitait à la défense du territoire national. L’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent […] Lire la suite

2017

7-27 décembre 2017
Argentine. Avancée dans l’enquête sur la mort du procureur Alberto Nisman.

Le 7, le juge Claudio Bonadio, qui a repris l’enquête menée par le procureur Alberto Nisman sur l’attentat commis à Buenos Aires, en juillet 1994, contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) demande la levée de l’immunité parlementaire et l’arrestation de la sénatrice Cristina Fernández de Kirchner. Celle-ci est mise en accusation pour trahison pour avoir conclu en 2013, alors qu’elle […] Lire la suite

29 novembre 2017
Argentine. Condamnation de tortionnaires du régime militaire.

Le Tribunal fédéral pénal n° 5 de Buenos Aires condamne quarante-huit anciens militaires pour des crimes – actes de torture, exécutions illégales, vols de bébés – commis pendant le régime de dictature (1976-1983) dans l’enceinte de l’École de mécanique de la marine argentine (ESMA), le plus grand centre de torture de la capitale. Vingt-neuf sont condamnés à la prison à vie, dont les anciens offici […] Lire la suite

15-24 novembre 2017
Argentine. Disparition d’un sous-marin militaire.

Le 15, le San Juan,l’un des trois sous-marins de la marine nationale, qui avait appareillé d’Ushuaïa, dans le sud du pays, avec quarante-quatre membres d’équipage, disparaît.Le 24, la marine annonce que le submersible a subi une « explosion » et a sombré. Les familles des disparus dénoncent la vétusté du sous-marin acheté à l’Allemagne en […] Lire la suite

22 octobre 2017
Argentine. Victoire du pouvoir aux élections législatives.

Le parti du président Mauricio Macri, Cambiemos (centre droit), conforte ses positions lors du renouvellement de la moitié des sièges de la Chambre des députés et du tiers de ceux du Sénat. Il compte désormais 109 élus sur 257 à la Chambre et 26 sur 72 au Sénat. Le Parti justicialiste (PJ, péroniste) subit un revers, ne conservant que 73 députés et 28 sénateurs. L’Unité citoyenne (centre gauche),  […] Lire la suite

17 février 2017
Argentine. Arrestation de l’ancien chef de l’armée César Milani.

Le général César Milani, commandant en chef de l’armée sous la présidence de Cristina Kirchner entre 2013 et 2015, est arrêté et placé en détention pour son rôle présumé dans des enlèvements et des tortures de prisonniers sous le régime de dictature militaire, dans les années 1970. Sa nomination en 2013 avait été dénoncée par les organisations de défense des droits de l’homme. […] Lire la suite

2016

27 mai 2016
Argentine. Condamnation des participants au plan Condor.

Le tribunal de Buenos Aires condamne pour crime en bande organisée quinze anciens militaires ayant participé au plan Condor, dont l’ancien général Reynaldo Bignone, dernier dictateur du pays, déjà reconnu coupable de crimes contre l’humanité. Cette opération commanditée dans les années 1970 par six dictatures sud-américaines – Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay, Uruguay – avait pour objec […] Lire la suite

31 mars 2016
Argentine. Fin du contentieux sur le remboursement de la dette publique.

Le Parlement adopte une loi prévoyant le remboursement de 4,65 milliards de dollars aux fonds spéculatifs qui détiennent une partie de la dette publique, selon les termes d’un accord conclu entre le gouvernement et ces fonds le 29 février. Cette mesure doit permettre à Buenos Aires de faire son retour sur les marchés financiers – la loi permet également au gouvernement d’émettre 12,5 milliards de  […] Lire la suite

23-25 février 2016
France – Pérou – Argentine – Uruguay. Visite du président François Hollande en Amérique du Sud.

Le 23, François Hollande effectue la première visite d’un président français à Lima depuis 1964. Il salue le rôle du Pérou dans la réussite de la COP 21 dont celui-ci assurait la présidence en 2015. Les 24 et 25, François Hollande poursuit sa tournée sud-américaine par l’Argentine. À Buenos Aires, il visite le parc de la Mémoire, construit en souvenir des victimes de la dictature militaire. Le 25, […] Lire la suite

2015

22 novembre 2015
Argentine. Élection de Mauricio Macri à la présidence.

Le candidat de droite Mauricio Macri, jusque-là maire de Buenos Aires, remporte le second tour de l’élection présidentielle avec 51,3 p. 100 des suffrages. Il bat le péroniste Daniel Scioli soutenu par la présidente sortante Cristina Fernández de Kirchner, qui était arrivé en tête au premier tour, en octobre. Le taux de participation est de 80,9 p. 100. Mauricio Macri ne dispose toutefois pas de m […] Lire la suite

25 octobre 2015
Argentine. Premier tour de l’élection présidentielle.

Daniel Scioli, gouverneur sortant de la province de Buenos Aires et candidat du Front pour la victoire (péroniste), au pouvoir, remporte de peu le premier tour de l’élection présidentielle, avec 37,1 p. 100 des suffrages. Il sera opposé, au second tour en novembre, au candidat de la coalition de droite « Changeons », Mauricio Macri, qui obtient 34,2 p. 100 des voix. Le péroniste dissident Sergio M […] Lire la suite

13-26 février 2015
Argentine. Rejet par la justice des accusations contre la présidente Cristina Kirchner.

Le 13, le procureur Gerardo Pollicita, qui a repris, après la mort en janvier du procureur Alberto Nisman, le dossier de l'attentat antisémite commis en juillet 1994 à Buenos Aires, valide l'accusation formulée par son prédécesseur et demande l'inculpation de la présidente Cristina Fernández de Kirchner et de son ministre des Affaires étrangères Hector Timerman pour entrave à la justice et manquem […] Lire la suite

19-26 janvier 2015
Argentine. Mort suspecte d'un procureur.

Le 19, le procureur Alberto Nisman est retrouvé tué d'une balle dans la tête à son domicile de Buenos Aires. Chargé du dossier de l'attentat meurtrier commis en juillet 1994 dans la capitale contre l'Association mutuelle israélite argentine, Alberto Nisman accusait la présidente Cristina Fernández de Kirchner d'avoir entravé l'enquête en vue d'exonérer l'Iran de toute responsabilité, pour des rais […] Lire la suite

2014

30 juillet 2014
Argentine. Défaut de paiement.

Faute d'avoir respecté l'échéance de remboursement d'une partie des intérêts de sa dette, Buenos Aires se trouve en défaut de paiement – comme elle l'avait déjà été en décembre 2001. Le gouvernement a bien versé, en juin, les 539 millions de dollars dus aux détenteurs de la « nouvelle » dette du pays. Celle-ci a été restructurée en 2005 et 2010 après l'acceptation par 93 p. 100 de ses détenteurs d […] Lire la suite

2013

27 octobre 2013
Argentine. Élections législatives partielles.

Le Front pour la victoire (péroniste de gauche) de la présidente Cristina Kirchner maintient sa majorité dans les deux chambres à l'issue des élections pour le renouvellement de la moitié de la Chambre des députés et du tiers du Sénat. L'opposition du Front rénovateur du péroniste dissident Sergio Massa renforce toutefois son audience en remportant le scrutin dans la province de Buenos Aires.  […] Lire la suite

10-11 mars 2013
Royaume-Uni – Argentine. Référendum aux îles Malouines.

Les 10 et 11, les électeurs des îles Malouines se prononcent par référendum à 98,8 p. 100 en faveur du maintien de l'archipel au sein du Royaume-Uni. Le taux de participation est de 92 p. 100. L'Argentine, qui revendique ce territoire, dénonce cette « manipulation ». Londres rejette toute négociation sur la souveraineté de l'archipel au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.  […] Lire la suite

2012

5 juillet 2012
Argentine. Condamnation des généraux Videla et Bignone pour vols d'enfants d'opposants politiques sous la dictature.

Les anciens dirigeants de la junte militaire, au pouvoir de 1976 à 1983, les généraux Jorge Rafael Videla et Reynaldo Bignone, sont condamnés respectivement à cinquante et quinze ans d'emprisonnement pour avoir appliqué un « plan systématique » consistant à voler les bébés des opposants politiques qui ont disparu sous la dictature. Ces enfants étaient ensuite remis à des familles favorables au rég […] Lire la suite

16 avril 2012
Argentine. Nationalisation partielle de la compagnie pétrolière Y.P.F.

La présidente Cristina Fernández de Kirchner annonce le dépôt d'un projet de loi d'expropriation de 51 p. 100 du capital de la compagnie pétrolière Y.P.F. Le capital de celle-ci est détenu à 57 p. 100 par l'espagnol Repsol. Le groupe hispano-argentin extrait 67 p. 100 de sa production d'hydrocarbures en Argentine. Il contrôle aussi 52 p. 100 de la capacité de raffinage du pays. Le gouvernement l'a […] Lire la suite

31 janvier 2012
Argentine – Royaume-Uni. Regain de tension au sujet des Malouines.

Le ministère argentin des Affaires étrangères fustige dans un communiqué « la tentative britannique de militariser le conflit » des Malouines, à la suite de l'annonce de l'envoi dans l'archipel du destroyer HMS-Dauntless avec, à son bord, le prince William. Les Malouines, dont Londres et Buenos Aires se disputent la souveraineté, avaient été le théâtre d'affrontements militaire […] Lire la suite

2011

23 octobre 2011
Argentine. Réélection de la présidente Cristina Fernández de Kirchner.

La présidente sortante Cristina Fernández de Kirchner, candidate du Front pour la victoire (F.P.V.) dominé par le Parti justicialiste (péroniste), est réélue à la tête de l'État dès le premier tour, avec 54 p. 100 des suffrages. Le candidat du Parti socialiste (P.S.) Hermes Binner – 16,8 p. 100 des voix – crée la surprise en devançant le candidat de l'Union civique radicale (U.C.R., centre gauche) […] Lire la suite

2010

22 décembre 2010
Argentine. Condamnation de l'ancien dictateur Jorge Videla.

Le tribunal de Córdoba condamne à la prison à vie l'ancien général Jorge Videla, principal artisan du putsch de 1976 contre la présidente Isabel Perón et chef de la première junte qui dirigea le pays jusqu'en 1981 – la démocratie fut rétablie en 1983. Jorge Videla avait déjà été condamné lors du procès de la junte militaire en 1985, puis amnistié par le président Carlos Menem en 1990. Cette amnist […] Lire la suite

15 juillet 2010
Argentine. Légalisation du mariage homosexuel.

Le Parlement adopte définitivement le projet de loi légalisant le mariage homosexuel, soutenu par la présidente Cristina Kirchner. Le mariage homosexuel est déjà autorisé en Colombie et en Uruguay, mais l'Argentine, dont 90 p. 100 de la population se déclare catholique, est le premier État d'Amérique latine à accorder aux couples de même sexe des droits équivalant à ceux des couples hétérosexuels, […] Lire la suite

2009

11 décembre 2009
Argentine. Ouverture du procès d'anciens militaires tortionnaires.

À Buenos Aires s'ouvre le procès de l'ancien capitaine de frégate Alfredo Astiz, surnommé l'« ange blond de la mort », et de dix-huit autres militaires. Ils sont inculpés de crimes contre l'humanité pour avoir enlevé, torturé et assassiné durant la dictature militaire (1976-1983) dans les bâtiments de l'École mécanique de la marine, centre clandestin de torture en pleine capitale où près de cinq m […] Lire la suite

28 juin 2009
Argentine. Débâcle électorale pour le couple Kirchner.

Lors des élections législatives anticipées pour le renouvellement de la moitié de la Chambre des députés et du tiers du Sénat, le Front pour la victoire, le parti de la présidente péroniste Cristina Fernández de Kirchner, élue en 2007, et de son mari Nestor Kirchner, chef de l'État de 2003 à 2007, perd la majorité dans les deux chambres, subissant une défaite dans les cinq principales circonscript […] Lire la suite

2007

28 octobre 2007
Argentine. Élection de Cristina Fernández de Kirchner à la présidence.

La candidate péroniste Cristina Fernández de Kirchner, épouse du président sortant, Nestor Kirchner, remporte dès le premier tour l'élection présidentielle en obtenant 44,9 p. 100 des suffrages, loin devant sa principale adversaire, Elisa Carrio, candidate de la Coalition civique de centre gauche, qui recueille 22,9 p. 100 des voix. L'élection au premier tour est acquise avec plus de 40 p. 100 des […] Lire la suite

2005

14 juin 2005
Argentine. Déclaration d'inconstitutionnalité des lois d'amnistie.

La Cour suprême déclare inconstitutionnelles les lois d'amnistie dites du Point final et du Devoir d'obéissance, adoptées respectivement en décembre 1986 et en juin 1987 sous la pression de l'armée. Celles-ci exonéraient de toute poursuite les militaires coupables d'atteintes aux droits de l'homme sous le régime de la dictature, de 1976 à 1983. Elles avaient déjà été abrogées par le Parlement en a […] Lire la suite

19 avril 2005
Espagne – Argentine. Condamnation en Espagne d'un militaire argentin pour crimes contre l'humanité.

L'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, condamne l'ancien capitaine de corvette argentin Adolfo Scilingo à six cent quarante années de prison pour crimes contre l'humanité, détentions arbitraires et tortures. Il est le premier militaire argentin jugé contradictoirement à l'étranger pour des crimes commis sous la dictature, entre 1976 et 1983. Quelque cinq mille personnes sur […] Lire la suite

1er mars 2005
Argentine. Restructuration record de la dette privée.

Le président Nestor Kirchner annonce la fin du moratoire sur le remboursement de la dette privée de son pays, qui courait depuis décembre 2001. L'opération d'échange des anciens titres de créance contre de nouvelles obligations d'État, d'une valeur de 70 p. 100 inférieure, s'est achevée en février. Les récentes restructurations de dettes privées, celle de la Russie en 1998 ou celle du Nigeria en 2 […] Lire la suite

2003

21-29 août 2003
Argentine. Abrogation des lois d'amnistie relatives aux exactions commises sous le régime militaire.

Le 21, le Parlement abroge les deux lois qui amnistiaient les militaires auteurs d'exactions sous le régime de dictature, de 1976 à 1983. La loi dite « point final » de décembre 1986 et celle du « devoir d'obéissance » de juin 1987 avaient été adoptées sous la pression des militaires, dans les premières années du retour à la démocratie, à la suite du procès retentissant des chefs de la junte en 19 […] Lire la suite

14-25 mai 2003
Argentine. Élection par défaut de Nestor Kirchner à la présidence.

Le 14, quatre jours avant le second tour de l'élection présidentielle, Carlos Menem annonce son retrait de la compétition. Le candidat péroniste, président du pays de 1989 à 1999, était arrivé en tête au premier tour, le 27 avril, avec 24 p. 100 des suffrages, devant un autre péroniste, Nestor Kirchner – 22 p. 100 des voix –, gouverneur de la province de Santa Cruz, en Patagonie. Les sondages acco […] Lire la suite

2002

9 juillet 2002
Argentine. Annonce d'une élection présidentielle anticipée.

Le président Eduardo Duhalde, désigné en janvier à titre temporaire par le Parlement, annonce l'organisation d'une élection présidentielle anticipée en mars 2003, au lieu de décembre de la même année, comme initialement prévu. Le mouvement de mécontentement social provoqué par la crise financière et la ruine économique du pays se poursuit depuis décembre 2001. Le gouvernement et le Fonds monétaire […] Lire la suite

1er-11 février 2002
Argentine. Nouvelles mesures financières.

Le 1er, la Cour suprême déclare anticonstitutionnelles les mesures de restriction des retraits bancaires – le corralito – imposées par le gouvernement en décembre 2001 pour tenter d'endiguer la fuite des capitaux, alors que le pays traverse une crise financière aiguë. Annonçant le report de la présentation de son plan économique, le président Eduardo Duha […] Lire la suite

1er-25 janvier 2002
Argentine. Élection d'Eduardo Duhalde à la présidence et poursuite de la crise financière.

Le 1er, le Congrès élit le péroniste Eduardo Duhalde à la présidence de la République jusqu'à la fin du mandat en cours, en décembre 2003. Le président Fernando de la Rua puis son successeur, Adolfo Rodriguez Saa, avaient démissionné en décembre 2001. Ancien gouverneur de la province de Buenos Aires et ancien vice-président de Carlos Menem, le nouvel élu était devenu le prin […] Lire la suite

2001

1er-31 décembre 2001
Argentine. Crise financière et politique.

Le 1er, le gouvernement adopte des mesures de limitation des retraits bancaires et des sorties d'argent vers l'étranger afin de freiner la fuite des capitaux et la spéculation. En récession depuis trois ans, le pays traverse une crise financière majeure marquée par la surévaluation du peso. Ces mesures provoquent un mouvement de panique chez les épargnants.Le 5, le Fonds mon […] Lire la suite

14 octobre 2001
Argentine. Défaite de l'Alliance au pouvoir aux élections législatives.

L'Alliance (centre gauche) au pouvoir, qui réunit le Parti radical et le Front pour un pays solidaire (Frepaso), subit un grave revers lors des élections législatives. Le Parti justicialiste (péroniste) conserve sa majorité absolue au Sénat – avec 41 élus sur 72 contre 25 pour l'Alliance – et reconquiert une majorité relative à l'Assemblée fédérale. Il y obtient 66 sièges sur les 127 renouvelables […] Lire la suite

11-31 juillet 2001
Argentine. Crise financière.

Le 11, après trois mois de crise financière aiguë, le gouvernement annonce un plan de réduction massive des dépenses publiques destiné à atteindre un « déficit zéro » d'ici à la fin de l'année. Il s'agit du septième plan d'ajustement adopté par le gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir du président Fernando de la Rua, en décembre 1999. Ce plan, qui prévoit 1,5 milliard de dollars d'économies bud […] Lire la suite

7 juin 2001
Argentine. Inculpation de l'ancien président Carlos Menem pour corruption.

Carlos Menem, président de 1989 à 1999 et chef du Parti justicialiste (opposition), est arrêté et inculpé pour son rôle présumé dans une affaire de corruption liée à la vente illégale d'armes à la Croatie et à l'Équateur, entre 1991 et 1995. Il est assigné à résidence. […] Lire la suite

16-23 mars 2001
Argentine. Crise économique et politique.

Le 16, le ministre de l'Économie, Ricardo Lopez Murphy, annonce un plan d'austérité visant à réaliser 4,5 milliards de dollars d'économies en deux ans, afin de se conformer aux exigences du Fonds monétaire international et de tenter de sortir l'économie de trente-trois mois de récession. Cette initiative suscite de vives protestations dans l'opinion et dans l'ensemble de la classe politique. En si […] Lire la suite

1999

24 octobre 1999
Argentine. Élection du radical Fernando de la Rua à la présidence.

Le maire radical de Buenos Aires, Fernando de la Rua, candidat de l'Alliance d'opposition qui regroupe l'Union civique radicale et le Front pour un pays solidaire (Frepaso, centre gauche), remporte l'élection présidentielle avec 48,5 p. 100 des suffrages. Il devance le candidat du Parti justicialiste (péroniste), Eduardo Duhalde, qui obtient 38 p. 100 des voix. Ancien ministre des Finances, limogé […] Lire la suite

1998

15-23 janvier 1998
Argentine. Déclarations d'un ancien officier sur la répression durant la dictature.

Le 15, dans un entretien publié dans la presse, l'ancien capitaine de frégate Alfredo Astiz confirme, sans remords et sur un ton menaçant, l'ampleur de la répression menée – notamment par lui – sous le régime militaire, de 1976 à 1983. Amnistié dans son pays en application de la loi de juin 1987 qui exempte de poursuites judiciaires la plupart des officiers accusés d'atteintes aux droits de l'homm […] Lire la suite

1997

26 octobre 1997
Argentine. Victoire de l'opposition aux élections législatives partielles.

Le Parti justicialiste (péroniste) du président Carlos Menem perd la majorité absolue au Congrès à l'issue des élections législatives partielles qui visaient à renouveler cent vingt-sept des deux cent cinquante-sept sièges. Les résultats du scrutin profitent à l'Alliance, qui regroupe l'Union civique radicale de l'ancien président Raúl Alfonsín et le Front pour un pays solidaire (Frepaso) de Carlo […] Lire la suite

11-18 mars 1997
France. Tournée du président Jacques Chirac en Amérique latine.

Le 11, Jacques Chirac, accompagné de plusieurs chefs d'entreprise, entame par le Brésil un voyage de huit jours en Amérique latine au cours duquel, à quelques semaines de la visite de Bill Clinton dans cette même région, il défend sa vision d'un monde multipolaire. Avant son départ de France, il avait mis en garde le sous-continent américain contre la tentation de « s'enfermer dans une intégration […] Lire la suite

1995

14 mai 1995
Argentine. Réélection du président Carlos Menem.

Le président péroniste sortant, Carlos Menem (Parti justicialiste), est réélu à la tête de l'État dès le premier tour de scrutin, avec 49,7 p. 100 des suffrages. Selon la Constitution, le candidat doit recueillir au moins 45 p. 100 des suffrages pour être élu au premier tour. Élu une première fois en 1989, il est autorisé par la nouvelle Constitution, adoptée en août 1994, à exercer un second mand […] Lire la suite

1er janvier 1995
Amérique du Sud. Entrée en vigueur du Mercosur.

Né d'un accord de libre-échange signé à Asunción (Paraguay) en mars 1991, par l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, le Marché commun du Sud (Mercosur) entre en vigueur, un an après la mise en place de l'Accord de libre-échange nord-américain (A.L.E.N.A.) conclu entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Avec quelque 200 millions d'habitants, le Mercosur devient le troisième espace  […] Lire la suite

1994

18-27 juillet 1994
Argentine – Panamá – Royaume-Uni. Attentats contre des objectifs juifs ou israéliens.

Le 18, un attentat à la voiture piégée contre l'immeuble de l'Association mutuelle israélite argentine, à Buenos Aires, cause la mort d'au moins 96 personnes. En mars 1992, déjà, un attentat meurtrier, revendiqué à Beyrouth par un groupe islamique, avait détruit l'ambassade d'Israël dans la capitale argentine.Le 19, une bombe détruit en vol un avion transportant des hommes d'affaires juifs, à Colo […] Lire la suite

10 avril 1994
Argentine. La nouvelle Assemblée constituante acquise au président Carlos Menem.

Les élections à l'Assemblée constituante assurent le président Carlos Menem d'une majorité favorable au projet de réforme constitutionnelle annoncé conjointement avec Raúl Alfonsín en novembre 1993. Ce projet prévoit la possibilité d'une réélection du chef de l'État pour un second mandat consécutif, la diminution de ses pouvoirs au profit du Parlement et la création d'un poste de Premier ministre. […] Lire la suite

1993

14 novembre 1993
Argentine. Entente entre le pouvoir et l'opposition sur la réforme constitutionnelle.

Le président Carlos Menem et le chef de l'opposition radicale, son prédécesseur Raúl Alfonsin, concluent un « pacte démocratique » qui autorise la réélection du chef de l'État pour un second et dernier mandat réduit à quatre ans, et qui accroît les pouvoirs du Parlement au détriment de ceux du président. Les deux hommes conviennent que cette réforme constitutionnelle ne fera pas l'objet d'un référ […] Lire la suite

6-10 janvier 1993
Argentine – Royaume-Uni. Première rencontre à haut niveau depuis la guerre des Malouines.

Du 6 au 10, Douglas Hurd, secrétaire au Foreign Office, effectue la première visite d'une personnalité politique britannique de ce rang en Argentine depuis la guerre des Malouines, en 1982. Cet événement illustre la volonté de réconciliation exprimée par le président Carlos Menem dès son arrivée au pouvoir, en juillet 1989. Les relations diplomatiques avaient été rétablies entre les deux pays en f […] Lire la suite

1992

17-18 mars 1992
Argentine – Israël. Attentat contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires.

Le 17, l'explosion d'une bombe de forte puissance détruit l'ambassade d'Israël à Buenos Aires et ravage le quartier environnant, faisant vingt-huit morts et deux cent trente-cinq blessés. L'Argentine abritant une importante communauté juive, le président Carlos Menem évoque l'éventuelle responsabilité de « nazis » argentins, tandis que les autorités israéliennes privilégient la piste du terrorisme […] Lire la suite

1991

8 septembre 1991
Argentine. Victoire électorale du parti péroniste du président Carlos Menem.

Le Parti justicialiste (péroniste) au pouvoir remporte la première épreuve électorale importante depuis l'élection de Carlos Menem à la tête de l'État, en juillet 1989. Principalement opposé au Parti radical de l'ancien président Raul Alfonsin, il obtient dix des douze postes de gouverneurs de province en jeu, dont celui de Buenos Aires. Le cycle électoral avait débuté le 11 août avec une victoire […] Lire la suite

2 août 1991
Argentine – Chili. Accord sur le contentieux frontalier.

Patricio Aylwin, premier président chilien à se rendre en visite officielle à Buenos Aires depuis 1953, et Carlos Menem, son homologue argentin, signent plusieurs accords sur le tracé de la frontière entre les deux pays. Long de 5 400 kilomètres, celui-ci était l'objet de litiges et la cause de plusieurs incidents graves depuis un siècle. Les deux chefs d'État décident de soumettre le dernier suje […] Lire la suite

1990

3-30 décembre 1990
Argentine. Échec d'une rébellion militaire et grâce présidentielle pour les anciens dirigeants de la junte.

Le 3, à Buenos Aires, un groupe de mutins occupe plusieurs bâtiments militaires, dont le siège de l'état-major. Ces militaires ultranationalistes, se réclamant du colonel rebelle Mohamed Ali Seineldin, affirment que leur coup de force, le quatrième en quatre ans, est dirigé contre leur hiérarchie et non contre le gouvernement. Après de violents combats qui font au moins treize morts, les mutins se […] Lire la suite

15 février 1990
Argentine – Royaume-Uni. Reprise des relations diplomatiques.

Au terme d'un rapprochement par étapes entamé au lendemain de son élection, le président argentin Carlos Menem annonce la reprise des relations diplomatiques entre son pays et la Grande-Bretagne, huit ans après la guerre des Malouines. […] Lire la suite

1989

7 octobre 1989
Argentine. Amnistie des militaires.

Malgré l'hostilité d'une partie de la population au projet de « réconciliation nationale », le président Carlos Menem amnistie les militaires et civils poursuivis pour violation des droits de l'homme sous la dictature, de 1976 à 1983, ainsi que les trois commandants en chef de la guerre des Malouines de 1982. Cette mesure de grâce concerne trente-neuf militaires, soixante-quatre guérilleros et cen […] Lire la suite

1er-18 août 1989
Argentine – Royaume-Uni. Reprise des contacts.

Le 1er, le gouvernement argentin annonce la levée des restrictions qui étaient imposées au commerce avec la Grande-Bretagne depuis la guerre des Malouines en 1982 et entravaient ses relations avec la C.E.E.Du 16 au 18, des représentants des deux pays se rencontrent à New York pour la première fois depuis cinq ans et décident de la tenue prochaine de négociations directes sur […] Lire la suite

8-10 juillet 1989
Argentine. Prise de fonctions du président Carlos Menem.

Le 8, cinq mois avant le terme constitutionnel de son mandat, le président Raul Alfonsín transmet ses pouvoirs à Carlos Menem, vainqueur de l'élection présidentielle du 14 mai.Le 9, le nouveau gouvernement présente un plan d'austérité anti-inflationniste destiné à faire face à la crise économique. Ce plan est bien accueilli par les milieux d'affaire et la Banque mondiale, mais critiqué par le puis […] Lire la suite

14-31 mai 1989
Argentine. Élection de Carlos Menem à la présidence et « émeutes de la faim ».

Le 14, Carlos Saul Menem, candidat du Parti justicialiste (péroniste), remporte l'élection présidentielle avec 49,2 p. 100 des voix et la majorité des grands électeurs contre 36,9 p. 100 à son principal adversaire, Eduardo Angeloz, candidat du Parti radical au pouvoir. Tandis que ce dernier était handicapé par l'échec de la politique économique du président Raul Alfonsín, Carlos Menem a su compens […] Lire la suite

23 janvier 1989
Argentine. Attaque-suicide d'une caserne par un commando d'extrême gauche.

Un commando d'une quarantaine de personnes attaque l'importante garnison de La Tablada, dans la banlieue ouest de Buenos Aires. Les combats font trente-sept morts, dont vingt-huit parmi les membres du commando. Les assaillants sont identifiés comme étant des militants d'extrême gauche, héritiers de la guérilla rurale des années soixante-dix, qui prétendaient prévenir un coup d'État militaire. Deva […] Lire la suite

1988

2-21 décembre 1988
Argentine. Nouvelle rébellion militaire

Le 2, une rébellion militaire éclate dans la banlieue de Buenos Aires. C'est la troisième en dix-neuf mois. Les mutins réclament une « loi de pacification » incluant l'amnistie générale des militaires accusés de violations des droits de l'homme, l'augmentation du budget de la Défense et la démission du chef d'état-major de l'armée de terre.Dans la nuit du 5 au 6, le chef des insurgés, le colonel M […] Lire la suite

17-18 janvier 1988
Argentine. Échec d'une nouvelle tentative de rébellion militaire

Le 17, l'ex-lieutenant-colonel Aldo Rico, responsable de la mutinerie d'avril 1987, qui s'était échappé le 15 de sa résidence surveillée, réapparaît au sein du 4e régiment d'infanterie basé à Monte Caseros, au nord de Buenos Aires, et affirme sa volonté de poursuivre la rébellion entamée neuf mois plus tôt. Soutenu par quelques unités dans le pays, il réclame la démission du […] Lire la suite

1987

6-10 octobre 1987
France – Argentine – Uruguay – Pérou. Visite du président François Mitterrand en Amérique latine

Le 6, François Mitterrand commence, à Buenos Aires, une visite d'État de trois jours en Argentine, au cours de laquelle il s'entretient avec le président Raul Alfonsin, en particulier du problème crucial de la dette (54 milliards de dollars pour l'Argentine). Le président français affirme que l'obligation de faire face à la dette ne doit pas hypothéquer la croissance des pays concernés. S'adressan […] Lire la suite

6-16 septembre 1987
Argentine. Succès péroniste aux élections

Le 6, vingt millions d'électeurs sont appelés à renouveler la moitié des députés, la totalité des gouverneurs de province et les maires de dix mille communes. Ces élections marquent un recul des radicaux du président Raul Alfonsin au profit des péronistes : l'Union civique radicale ne recueille que 37,9 p. 100 des voix, contre 41,5 p. 100 au Parti justicialiste (péroniste), qui redevient ainsi la  […] Lire la suite

5 juin 1987
Argentine. Adoption d'une loi mettant fin aux poursuites contre les militaires

Les députés argentins votent définitivement un projet de loi adressé le 13 mai au Congrès par le président Raul Alfonsin. Après les rébellions du mois d'avril, ce projet prévoit d'exempter de poursuites judiciaires la plupart des militaires accusés d'atteinte aux droits de l'homme pendant la dictature (1976-1983), en reconnaissant le « devoir d'obéissance » pour tous les officiers subalternes. Alo […] Lire la suite

16-22 avril 1987
Argentine. Rébellion militaire

Le 16, le quatorzième régiment d'infanterie aéroportée de Cordoba, à 700 kilomètres au nord-ouest de Buenos Aires, se rebelle et exige une amnistie pour tous les militaires poursuivis pour violation des droits de l'homme sous la dictature, ainsi que la démission du chef d'état-major de l'armée. Le président Alfonsin, largement soutenu par la population, exprime son intention de ne pas céder aux pr […] Lire la suite

14 avril 1987
Argentine. Accord sur un rééchelonnement des dettes

Buenos Aires parvient à un accord avec le comité de coordination qui représente 360 banques : les 24 milliards de dollars de la dette passée sont rééchelonnés sur dix-neuf ans, avec cinq ans de grâce, et les 6 milliards venant à échéance en 1987 et 1988 sont étalés sur sept ans avec deux ans de grâce. Les taux d'intérêt étant réduits de moitié, l'économie est de près de 300 millions de dollars par […] Lire la suite

1er-12 avril 1987
Vatican – Uruguay – Chili – Argentine. Visite du pape Jean-Paul II en Amérique latine

Le 1er, en descendant à Santiago du Chili de l'avion qui l'amène de Montevideo (Uruguay), où il a effectué, le 31 mars, une courte étape de seize heures, Jean-Paul II entame la partie la plus délicate de son huitième voyage en Amérique latine. Reçu par le général Augusto Pinochet, qui dirige un régime qualifié par le pape lui-même d'« actuellement dictatorial mais, dans sa p […] Lire la suite

23 février 1987
Argentine. Fin des procédures judiciaires contre les militaires coupables de violations des droits de l'homme durant la dictature

La loi dite de « point final », présentée le 5 décembre 1986 par le président Raul Alfonsin et définitivement adoptée le 23 décembre par les députés argentins, entre en vigueur. Cette loi prévoit que, passé un délai de deux mois, plus aucune procédure judiciaire ne pourra être engagée contre les responsables des crimes commis pendant la dictature militaire (1976-1983). À l'issue du délai de deux m […] Lire la suite

1986

29 octobre 1986
Argentine – Royaume-Uni. Problème du droit de pêche

Le gouvernement britannique annonce la création, à partir du 1er février 1987, d'une zone d'exclusion économique de 150 milles autour de l'archipel des Malouines afin de préserver les réserves piscicoles. Londres reproche aux Argentins d'avoir conclu avec plusieurs pays, dont l'U.R.S.S., des accords de pêche qui autorisent formellement les flottes de ces pays à pêcher dans l […] Lire la suite

29 juillet 1986
Argentine – Brésil. Signature d'accords économiques entre Buenos Aires et Brasilia

Les présidents Raul Alfonsiń et José Sarney signent à Buenos Aires une série d'accords d'« intégration économique » qui vont libéraliser ou institutionnaliser les échanges entre le Brésil et l'Argentine dans certains secteurs. Les industriels argentins cependant sont inquiets, car si les deux pays, au niveau de l'agriculture et de l'élevage, sont plutôt complémentaires, au niveau industriel, le Br […] Lire la suite

1985

9 décembre 1985
Argentine. Condamnation pour violations des droits de l'homme de membres des trois juntes militaires

Le tribunal fédéral de Buenos Aires rend son verdict dans le procès, commencé le 22 avril, des neuf commandants des trois juntes militaires qui ont dirigé l'Argentine de mars 1976 à juin 1982, époque pendant laquelle la répression a fait au moins dix mille morts ou disparus. Le général Jorge Videla, principal auteur du coup d'État de 1976, et l'amiral Eduardo Massera, sont condamnés à la réclusion […] Lire la suite

3 novembre 1985
Argentine. Victoire du parti du président Raul Alfonsín aux élections législatives partielles

Des élections législatives ont lieu pour renouveler la moitié des 254 sièges du Parlement. L'Union civique radicale (U.C.R.), parti de Raul Alfonsín, président depuis décembre 1983, obtient 43 p. 100 des suffrages, et, avec 132 députés, augmente de 3 sièges sa majorité absolue. L'état de siège, instauré le 25 octobre après une série d'attentats, n'a pas perturbé le scrutin. […] Lire la suite

18-21 septembre 1985
Argentine – France. Visite officielle du président Raul Alfonsín en France

Du 18 au 21, le président Raul Alfonsín se rend en France où il achève une tournée européenne qui l'avait conduit en Yougoslavie et en Allemagne fédérale. À l'issue d'un entretien avec François Mitterrand, il se félicite de ce que le président français a « clairement dit qu'il fallait envisager d'une autre manière le problème de la dette latino-américaine ». Un accord-cadre de coopération économiq […] Lire la suite

14-24 juin 1985
Argentine. Plan de rigueur et crédit international

Le 14, Raul Alfonsín présente un plan d'« économie de guerre », rendu nécessaire par l'accroissement de l'inflation (elle est de l'ordre de 1 300 p. 100 par an) et la détérioration des termes de la dette extérieure : sur les 45 milliards de dollars du montant total, 1,2 milliard d'arriérés n'ont pu être payés. Ce plan prévoit la création d'une nouvelle unité monétaire, l'austral, qui vaut environ  […] Lire la suite

22 avril 1985
Argentine. Début du procès des chefs du régime militaire

Devant un tribunal civil s'ouvre à Buenos Aires le procès des neuf dirigeants des trois juntes militaires qui se sont succédé au pouvoir depuis le putsch de mars 1976 jusqu'à juin 1982, date de la défaite de la guerre des Malouines. Il s'agit des généraux Jorge Videla, Roberto Viola et Leopoldo Galtieri, qui furent chefs de l'État ; des amiraux Eduardo Massera, Armando Lambruschini et Jorge Anaya  […] Lire la suite

1984

28 décembre 1984
Argentine. Accord avec le F.M.I.

L'Argentine obtient 1,7 milliard de crédits du Fonds monétaire international. Buenos Aires s'est engagé à appliquer un sévère programme d'ajustements économiques. Cet accord devrait permettre l'octroi de prêts de 4,2 milliards de dollars par les banques privées ainsi que le rééchelonnement par ces mêmes banques de plus de 26 des 45 milliards de dette extérieure de l'Argentine. […] Lire la suite

18 octobre 1984
Argentine – Chili. Fin du différend entre Buenos Aires et Santiago sur le canal de Beagle

L'Argentine et le Chili paraphent au Vatican un accord qui met fin au différend qui les oppose depuis 1881 à propos de la zone maritime entourant trois petites îles, Picton, Nueva et Lennox, situées à l'embouchure du canal de Beagle, entre la Terre de Feu et le cap Horn, à l'extrémité australe de l'Amérique du Sud. Cet accord, obtenu grâce à la médiation du Saint-Siège acceptée en 1979 par les deu […] Lire la suite

21-23 février 1984
Argentine. Arrestation d'anciens membres de la junte militaire

Les 21, 22 et 23, le général Leopoldo Galtieri, ancien chef de l'État argentin et commandant de l'armée de terre lors de la guerre des Malouines, l'amiral Jorge Anaya, ancien commandant en chef de la marine, et le général Basilio Lami Dozo, qui dirigeait à cette époque l'armée de l'air, sont successivement arrêtés après avoir comparu devant le Conseil suprême des forces armées. Accusés d'avoir vio […] Lire la suite

1983

10-27 décembre 1983
Argentine. Entrée en fonctions du président Raul Alfonsín et épuration de l'armée

Le 10, le général Reynaldo Bignone remet ses pouvoirs de chef de l'État à Raul Alfonsín, président élu le 30 octobre. Des représentants de soixante-dix pays assistent aux cérémonies : sept chefs d'États latino-américains, quatre Premiers ministres européens (Pierre Mauroy, Felipe González, Bettino Craxi et Mario Soáres) ainsi que George Bush, vice-président des États-Unis.Le 13, le président Alfon […] Lire la suite

7-18 novembre 1983
Argentine. Constitution du gouvernement Alfonsín

Le 7, Raul Alfonsín, élu président de la République le 30 octobre, obtient des militaires qu'ils lui remettent le pouvoir le 10 décembre au lieu du 30 janvier 1984, comme il était prévu.Le 8, Raul Alfonsín constitue un gouvernement de huit membres, très homogène puisque tous les ministres sont radicaux et de la tendance du président.Le 18, la junte militaire au pouvoir annonce que les généraux Gal […] Lire la suite

30 octobre 1983
Argentine. Victoire de Raul Alfonsín aux élections générales

Le 30, pour la première fois depuis 1973, des élections ont lieu en Argentine, qui sont à la fois présidentielle, législatives, provinciales et municipales. Ces élections doivent consacrer le retour du pays à la démocratie en mettant fin au régime militaire instauré par le coup d'État du 24 mars 1976. Raul Alfonsín, candidat du Parti radical, obtient la majorité absolue au collège électoral qui do […] Lire la suite

16-26 août 1983
Amérique latine. Difficultés financières de l'Argentine, du Chili, du Brésil, du Pérou et du Mexique

Le 16 est signé à New York un accord pour un prêt à l'Argentine de 1,5 milliard de dollars par un groupe de deux cent soixante-trois banques occidentales et japonaises. Le principe de ce prêt était acquis depuis plusieurs mois, mais, dernière séquelle de la guerre des Malouines, les quatre banques britanniques concernées n'étaient pas autorisées à y participer par leur gouvernement. Après la suppr […] Lire la suite

28 avril 1983
Argentine. Publication par la junte d'un « document final » sur les disparus

La junte militaire publie un « document final » sur les « disparus » de 1976 à 1979, qui stipule que sont considérés « comme morts [...] ceux qui ont été désignés sous l'appellation de disparus, et qui ne sont ni en exil ni dans la clandestinité ». Les organisations de défense des droits de l'homme, qui évaluent à trente mille le nombre des disparus, ainsi que les dirigeants politiques et syndicau […] Lire la suite

28 février 1983
Argentine. Fixation de la date des élections générales

Le président Bignone annonce, dans une allocution radio-télévisée, que les élections générales auront lieu le 30 octobre, et que, le 30 janvier 1984, les militaires quitteront le pouvoir. Les dirigeants politiques se félicitent de cette décision : ils ont jusqu'au 30 août, date de l'ouverture de la campagne officielle, pour reconstituer et faire enregistrer les partis dissous après le coup d'État  […] Lire la suite

8-12 janvier 1983
Royaume-Uni – Argentine. Visite impromptue de Margaret Thatcher aux îles Malouines

Le 8, Margaret Thatcher arrive aux îles Malouines après un voyage préparé dans le plus grand secret et effectué en partie à bord d'un avion militaire. Pendant cinq jours, le Premier ministre britannique parcourt les îles rencontrant la moitié des mille huit cents habitants de l'archipel et visitant les champs de bataille. Margaret Thatcher confirme que les quatre mille soldats britanniques restero […] Lire la suite

1982

6-16 décembre 1982
Argentine. Manifestations d'hostilité au régime militaire

Le 6, l'Argentine est paralysée par une grève générale, la première de cette importance depuis l'arrivée au pouvoir des militaires en 1976.Le 16, une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes est organisée à Buenos Aires par la Multipartite qui réunit les cinq principales forces d'opposition d'Argentine. Cette « marche du peuple pour la démocratie et la reconstruction » s'achève […] Lire la suite

2-4 novembre 1982
Argentine – Royaume-Uni. Vote à l'O.N.U. sur la question des Malouines

Le 2, à l'Assemblée générale des Nations unies, s'ouvre un débat sur la question des Malouines. La veille, l'Argentine et dix-neuf pays latino-américains ont adopté un projet de résolution qui, reconnaissant la « cessation de fait des hostilités » et affirmant la nécessité de « tenir compte des intérêts de la population des îles », engage Londres et Buenos Aires « à reprendre les négociations afin […] Lire la suite

14 septembre-1er octobre 1982
Argentine. Séquelles de la guerre des Malouines

Le 14, Londres et Buenos Aires lèvent simultanément les sanctions financières imposées pendant la guerre des Malouines.Le 24, Washington lève son embargo sur les livraisons de matériels militaires à l'Argentine.Le 28, le général Cristino Nicolaides, commandant en chef de l'armée de terre, limoge plusieurs officiers supérieurs dont quatre généraux de brigade qui dirigeaient les opérations pendant l […] Lire la suite

9-26 août 1982
Argentine. Normalisation après la défaite des Malouines

Le 9, la France lève l'embargo instauré pendant la guerre des Malouines sur ses ventes d'armes à l'Argentine. Bonn précise qu'il maintient le sien et Londres se déclare « déçu » : les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l'Argentine n'ont pas été rétablies, deux mois après la fin du conflit.Londres a supprimé, le 22 juillet, la zone d'exclusion totale de 200 milles autour des Malouin […] Lire la suite

15-29 juin 1982
Argentine. Remplacement du général Galtieri par le général Bignone à la tête de l'État

Le 15, des milliers de manifestants réunis sur la place de Mai à Buenos Aires demandent la démission du général Galtieri, rendu responsable de la défaite aux Malouines. Après l'intervention violente de la police, les protestations tournent à l'émeute. Mais le chef de l'État se déclare prêt à continuer les hostilités sur tous les fronts, diplomatique, politique et militaire, malgré la reddition des […] Lire la suite

11-12 juin 1982
Argentine – Vatican. Visite du pape Jean-Paul II en Argentine

Le 11, Jean-Paul II arrive à Buenos Aires pour un séjour d'une trentaine d'heures. Ce déplacement avait été annoncé à la fin de mai, juste avant le départ pour la Grande-Bretagne, afin que le pape puisse prêcher la paix dans les deux pays belligérants lors du conflit des Malouines. Les appels à la paix, lancés aussi bien le 11, au cours du pèlerinage au sanctuaire marial de Notre-Dame de Lujan, qu […] Lire la suite

2-20 juin 1982
Argentine – Royaume-Uni. Reconquête de l'archipel des Malouines par les troupes britanniques

Le 2, Javier Peréz de Cuellar reconnaît l'échec de la mission de conciliation que le Conseil de sécurité lui avait confiée sept jours auparavant : Londres refuse d'envisager un cessez-le-feu sans évacuation totale et inconditionnelle des troupes argentines, tandis que Buenos Aires cherche toujours à obtenir la reconnaissance de sa souveraineté sur les Malouines.Le 4, au Conseil de sécurité, Londre […] Lire la suite

1er-31 mai 1982
Argentine – Royaume-Uni. Transformation du conflit des Malouines en guerre ouverte

Le 1er, entre les forces argentines et britanniques autour des Malouines ont lieu les premiers véritables affrontements. Des bombardiers, puis des avions de chasse anglais tentent de rendre inutilisables les pistes de l'aérodrome de Port Stanley, la capitale de l'archipel. L'aviation argentine réplique en attaquant la flotte britannique qui a commencé à bombarder les positio […] Lire la suite

2-30 avril 1982
Argentine – Royaume-Uni. Conflit à propos des îles Malouines

Le 2, l'armée argentine envahit l'archipel britannique des Falkland (Malouines), puis, le lendemain, l'archipel de Georgie du Sud. L'Argentine revendique depuis plus d'un siècle ces îles proches de son territoire et dont les eaux territoriales pourraient être riches en pétrole. Une nouvelle querelle entre l'Argentine et la Grande-Bretagne était née de la venue, le 18 mars, de ferrailleurs argentin […] Lire la suite

30 mars 1982
Argentine. Sévère répression d'une manifestation de la C.G.T.

Lors de la manifestation organisée à Buenos Aires par la C.G.T. pour protester contre la politique économique ultra-libérale du général Galtieri et exiger le retour immédiat à la démocratie, les partis politiques les plus importants et les organisations de défense des droits de l'homme ont apporté leur soutien. Pour la première fois depuis le coup d'État de mars 1976, de violents affrontements ont […] Lire la suite

1981

11-22 décembre 1981
Argentine. Remplacement du général Viola, destitué par la junte, par le général Galtieri

Le 11, le général Roberto Viola, qui souffre de troubles cardiaques mais refuse de démissionner, est destitué par la junte militaire. Il avait pris ses fonctions de chef de l'État le 29 mars. Le général Horacio Liendo, qui assurait l'intérim depuis le 21 novembre, démissionne par solidarité. Le nouveau ministre de l'Intérieur, l'amiral Carlos Lacoste, lui succède pour un court intérim.Le 16, la ju […] Lire la suite

7-21 novembre 1981
Argentine. Remplacement temporaire du général Viola à la tête de l'État

Le 7, la Confédération générale du travail (C.G.T., péroniste) rassemble près de vingt mille personnes pour une marche « pour la paix, le pain et le travail » dans la banlieue de Buenos Aires.Le 9, la junte des cinq principaux partis, formée en juillet, se déclare, pour la première fois, solidaire des revendications des « mères de la place de Mai » qui exigent d'avoir des nouvelles de leurs proche […] Lire la suite

6-22 juillet 1981
Argentine. Libération d'Isabel Perón, mobilisation des partis et des syndicats

Le 6, Isabel Perón est libérée ; elle quitte aussitôt l'Argentine pour se rendre en Espagne. Veuve de l'ancien président Juan Perón, elle avait succédé à celui-ci comme chef de l'État le 2 juillet 1974 et avait été renversée par l'armée le 24 mars 1976. Depuis, elle était retenue prisonnière.Le 14, cinq organisations politiques parmi les plus importantes constituent une « junte politique ». Il s'a […] Lire la suite

29 mars 1981
Argentine. Remplacement du général Videla par le général Viola à la présidence de la République

Le général Roberto Viola, nouveau président de la République, a été étroitement associé au pouvoir par le président Jorge Videla depuis le coup d'État militaire du 24 mars 1976. Il a été successivement chef d'état-major et commandant en chef de l'armée de terre. Il est désormais chargé de conduire le timide « processus de réorganisation nationale » lancé à la fin de 1979 pour succéder à la lutte c […] Lire la suite

— Universalis