VIRUS GÉANTS

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Mimivirus et Megavirus

Mimivirus et Megavirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Réplication de Mimivirus

Réplication de Mimivirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Mimivirus

Mimivirus
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Multiplication d'un mégavirus à partir de sa « graine »

Multiplication d'un mégavirus à partir de sa « graine »
Crédits : IGS, CNRS UMR 7256

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Pourquoi les virus géants sont-ils si gros ?

La famille des virus dont le génome est constitué d'un double brin d'ADN est celle qui couvre la plus grande variabilité, puisque les plus petits papillomavirus n'ont que 7 gènes (codés sur 7 000 paires de base), alors que le plus complexe des virus géants Megavirus chilensis en possède 1 260 (codés sur 1 259 197 paires de base). Aucune autre classe d'entités biologiques ne montre une variation de complexité génétique aussi extrême.

Pourtant, la propagation des papillomavirus n'est pas moins efficace que celle des virus géants, et il semble difficile d'expliquer une telle variation par un simple mécanisme d'optimisation évolutive : pourquoi garder 1 260 gènes si seulement 7 sont nécessaires ? Une réponse partielle à cette question est que les « petits » virus n'appartiennent peut-être pas à la même lignée évolutive que les grands virus, et qu'ils ne sont apparus ni à la même époque ni par le même processus.

En ce qui concerne les virus géants, la découverte réitérée de gènes d'éléments appartenant à l'appareil de synthèse des protéines dans leur génome suggère de plus en plus fortement qu'ils soient issus d'un micro-organisme cellulaire ancestral (ou de son noyau), devenu un parasite obligatoire suite à la perte d'une fonction essentielle. Or une loi commune régit l'évolution de toute forme de vie parasite : la dégradation irréversible de leur génome par la perte progressive de gènes. Le génome de ces virus que nous trouvons si grand aujourd'hui ne serait alors qu'une version réduite d'un virus ancestral qui a donné naissance à leur lignée. Rechercher des virus de plus en plus grands devient donc un moyen de remonter dans le temps évolutif, et d'y découvrir éventuellement les traces d'un quatrième domaine cellulaire aujourd'hui éteint, dont les virus géants seraient les derniers témoins.


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ROUXIELLA CHAMBERIENSIS

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
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En décembre 2013, trois nourrissons grands prématurés décédaient à l’hôpital de Chambéry. Un quatrième, également infecté, devait survivre. Très rapidement, les enquêteurs s’orientent vers une contamination des poches de nourriture parentérale utilisées pour alimenter ces nourrissons. La cellule d’intervention d’urgence de l’Institut Pasteur y retrouve une bactérie inconnue, présente en grande qua […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rouxiella-chamberiensis/#i_54579

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Pour citer l’article

Jean-Michel CLAVERIE, Chantal ABERGEL, « VIRUS GÉANTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/virus-geants/