VARIATIONS POUR ORCHESTRE, OPUS 30 (A. von Webern)

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Anton von Webern est le troisième représentant de l'école de Vienne, avec Arnold Schönberg – dont il est l'un des premiers disciples – et Alban Berg. Mais, plus que Schönberg et Berg, c'est Webern qui appliquera avec la plus grande rigueur la technique sérielle, ouvrant la voie à Boulez et à Stockhausen. Composées en 1940, créées le 3 mars 1943 à Winterthur, en Suisse, sous la direction d'Hermann Scherchen, les Variations pour orchestre marquent l'aboutissement de son parcours esthétique dans le domaine orchestral. Elles constituent un modèle de minimalisme et d'ascétisme : les parties d'instruments à vent sont réduites à un instrument par pupitre (flûte, hautbois, clarinette, clarinette basse, cor, trompette, trombone et tuba basse), et Webern pousse à l'extrême dans cette œuvre l'écriture par petites touches, à la manière du pointillisme, dans le strict cadre du dodécaphonisme ; il ajoute même une contrainte qui renforce la cohérence de l'ensemble, les douze notes de la série ne s'enchaînant que selon deux intervalles préétablis, seconde mineure et tierce mineure. Le thème, exposé à la contrebasse, comporte quatre notes, complétées par un autre membre de phrase de quatre autres notes récurrentes au hautbois. Selon Webern lui-même, ces variations sont des « métamorphoses » qui jouent sur les contrastes de timbres.

—  Alain PÂRIS

Écrit par :

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France

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Pour citer l’article

Alain PÂRIS, « VARIATIONS POUR ORCHESTRE, OPUS 30 (A. von Webern) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/variations-pour-orchestre-opus-30/