TIMBRE, musique

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Le rapport harmonique entre les composantes

On a défini autrefois les sons « musicaux » comme étant exclusivement composés d'harmoniques ; or cette conception est dépassée depuis longtemps. Ne peuvent en effet produire des sons « harmoniques » que les instruments à sons tenus (violon, clarinette, flûte) ; mais tous les instruments à percussions, piano compris, ne peuvent fournir que des partiels. Il est cependant certain que la présence exclusive d'harmoniques confère aux sons une qualité particulière de consonance au timbre, comparativement à ce qui est le cas lorsqu'on est en présence de partiels qui rendent le timbre plus ou moins « grinçant ». Cela, toutes choses égales d'ailleurs, car un harmonique intense d'un son aigu rend celui-ci tout aussi « inharmonieux » qu'un partiel... ce qui nous oblige à considérer une variable supplémentaire du timbre : la situation des composantes dans l'échelle des fréquences.

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Écrit par :

  • : directeur de recherche honoraire au C.N.R.S., chargé de cours d'acoustique au Conservatoire national supérieur de musique de Paris

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Pour citer l’article

Émile LEIPP, « TIMBRE, musique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/timbre-musique/