STATINES

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Le traitement des hypercholestérolémies

Examinons les conséquences thérapeutiques de ces événements biochimiques. Le traitement par les statines a pour effet d'augmenter l'expression et donc le nombre des r-LDL à la surface des cellules de l'organisme et en particulier du foie. Or ce récepteur a pour fonction de lier les LDL aux membranes cytoplasmiques des cellules, puis de les faire pénétrer dans ces cellules pour y être dégradées en libérant leur contenu en cholestérol. L'essentiel des LDL circulant dans le sang est donc capté par le foie par ce mécanisme qui assure l'élimination des LDL de la circulation sanguine et évite le développement d'une hypercholestérolémie.

Une partie du cholestérol capturé ainsi par le foie sert à synthétiser les sels biliaires. Le cholestérol est donc éliminé par les selles soit sous forme de sels biliaires, soit sans avoir subi de transformation.

Il est évident que tout dysfonctionnement localisé dans la voie d'élimination des LDL circulantes par le LDL récepteur aura pour effet d'augmenter les concentrations sanguines de LDL-cholestérol et de provoquer une hypercholestérolémie. Il peut s'agir d'anomalies génétiques localisées dans le gène du r-LDL entraînant l'absence totale de l'activité biologique de ce récepteur et provoquant des hypercholestérolémies majeures dès la naissance (5 à 10 g/l de LDL-cholestérol) ; il s'agit de la forme homozygote de l'hypercholestérolémie familiale (1 personne sur 1 million). La forme hétérozygote (1 personne sur 500) provoque aussi des hypercholestérolémies importantes (3 à 5 g/l de LDL-cholestérol). L'hypercholestérolémie familiale est très athérogène dans la forme homozygote non traitée car les infarctus du myocarde surviennent dès l'enfance, alors que dans la forme hétérozygote ils apparaissent dès la trentaine. Les statines sont virtuellement incapables de réduire avec une quelconque efficacité clinique le LDL-cholestérol chez les sujets homozygotes, alors qu'elles sont très actives chez un hétérozygote pour amener ce LDL-cholestérol à des niveaux qui dimi [...]


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Patrick DURIEZ, Jean-Charles FRUCHART, « STATINES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/statines/