SHIBA KŌKAN (1747-1818)

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Né à Edo, formé dans un atelier Kanō, Kōkan fréquenta aussi Sō Shiseki, disciple du peintre chinois Shen Nanping établi à Nagasaki où il avait fait connaître les peintures de fleurs et d'oiseaux de l'époque Qing. La curiosité de Kōkan ne se limita pas aux techniques de l'art chinois. Dès 1763, il apprend de Hiraga Gennai, qui avait puisé sa science dans les livres hollandais, les principes de la perspective occidentale et la technique de l'huile. Une de ses œuvres, datée de 1784, est conservée au Musée national de Tōkyō : cette représentation de l'étang Shinobazu à Ueno est un megane-e, destiné aux lanternes magiques. Il est surtout célèbre pour s'être, le premier, essayé à la gravure sur cuivre dont il avait étudié la technique dans les gravures et dans les ouvrages hollandais et il a été considéré comme un rangaku-sha (spécialiste de la science hollandaise ou occidentale). Shiba Kōkan a consacré plusieurs essais à l'explication des procédés de la peinture occidentale. Il s'est également intéressé à l'estampe et a fréquenté l'atelier de Harunobu. Il avoue dans son autobiographie avoir, en 1770, profité de la mort de Harunobu pour faire quelques pastiches des œuvres du maître et les avoir fait passer pour des originaux. Il prend par la suite le nom de Suzuki Harushige. Quelques spécimens signés de ce nom ont subsisté, mais leur gamme se distingue quelque peu de celle qu'utilisa Harunobu.

—  Madeleine PAUL-DAVID

Écrit par :

  • : ancien maître de recherche au CNRS, professeure honoraire à l'École du Louvre, chargée de mission au Musée national des arts asiatiques-Guimet

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Pour citer l’article

Madeleine PAUL-DAVID, « SHIBA KŌKAN (1747-1818) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/shiba/