KREUTZER RODOLPHE (1766-1831)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Compositeur et violoniste, le Français Rodolphe Kreutzer est, avec Pierre Baillot et Pierre Rode, l'un des fondateurs de l'école française de violon ainsi que l'un des plus éminents improvisateurs, pédagogue et chefs d'orchestre de son temps.

Né le 16 novembre 1766, à Versailles, Rodolphe Kreutzer étudie d'abord avec son père, violoniste de la Chapelle royale, puis est l'élève de l'influent compositeur, violoniste et altiste Anton Stamitz. En 1784, il joue son Premier Concerto pour violon au Concert spirituel. À seize ans, il succède à son père à la Chapelle royale. En 1790, il devient violon solo du Théâtre-Italien, à Paris ; il fait représenter ses premiers opéras-comiques, qui connaissent un grand succès : Jeanne d'Arc à Orléans (1790), Paul et Virginie (1791), Le Franc Breton (1791), Lodoïska ou Les Tartares (1791). En 1795, il est nommé professeur de violon au Conservatoire de Paris, qui vient d'être créé ; il y enseignera jusqu'en 1826. Il comptera parmi ses élèves son frère Jean Nicolas Auguste Kreutzer – qui lui succédera comme professeur au Conservatoire –, Lambert Joseph Massart, Charles Philippe Lafont. En 1798, il fait à Vienne la connaissance de Beethoven. Ce dernier admire son jeu plus que celui de tout autre virtuose ; il lui dédiera en 1805 sa Neuvième Sonate pour piano et violon, en la majeur, opus 47, depuis lors connue sous le titre de Sonate à Kreutzer ; cependant, Kreutzer semble avoir toujours refusé de jouer cette œuvre, qu'il déclara « inintelligible ». Premier violon solo à l'Opéra de Paris à partir de 1801, Rodolphe Kreutzer est par la suite musicien de la Chapelle de Napoléon et de celle de Louis XVIII, bien que sa carrière de soliste ait été interrompue par un accident survenu en 1810. Il a composé une quarantaine d'ouvrages lyriques, plusieurs ballets, dix-neuf concertos pour violon, trois symphonies concertantes ainsi que de nombreuses pièces de musique de chambre. Sa Méthode de violon (Paris, 1803), écrite en collaboration avec Baillot et Rode, ainsi que ses Quarante Études ou Caprices pour un violon seul (1807) demeurent les bases de l'enseignement du violon. Rodolphe Kreutzer meurt le 6 janvier 1831, à Genève.

—  Universalis

Classification

Pour citer l’article

« KREUTZER RODOLPHE - (1766-1831) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rodolphe-kreutzer/