SIEFFERT RENÉ (1923-2004)

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Spécialiste français de littérature et de civilisation japonaises. Après des études de mathématiques entreprises en Alsace, René Sieffert rencontre, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le japonisant Charles Haguenauer. À partir de 1942, il entreprend l'apprentissage du japonais à l'École des langues orientales. Pensionnaire en 1951 à la Maison franco-japonaise de Tōkyō, il en devient le directeur jusqu'en 1954, date de son retour en France. Il enseigne alors le japonais à l'École des langues orientales de Paris. En 1971, il devient président de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et fonde avec son épouse les Publications orientalistes de France, qui joueront un rôle très important dans la diffusion de la culture et de la littérature japonaises. Outre ses essais (La Littérature japonaise, 1961 ; Le Passage de l'épopée au théâtre au Japon, 1979), René Sieffert traduit de grands classiques tels que les Contes de pluie et de lune d'Akinari, La Tradition secrète du nō de Zeami (1960), les Journaux de voyage de Bashō (1976), ou encore Le Dit du Genji, de Murasaki (1977). On lui doit également, pour ce qui concerne la littérature contemporaine, la traduction des Belles endormies de Kawabata (1970), d'Éloge de l'ombre de Tanizaki (1977), et de La Geste des Sanada, de Inoue (1984).

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« SIEFFERT RENÉ - (1923-2004) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-sieffert/