POLYCARPIQUES ou RANALES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Magnoliacées et annonacées : évolution des méricarpes

Magnoliacées et annonacées : évolution des méricarpes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Tulipier : fleur

Tulipier : fleur
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Cannelier : fleur

Cannelier : fleur
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Muscadier

Muscadier
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Tous les médias


Les Ranunculales

Au contraire des Magnoliales, les Ranunculales comprennent une majorité d'herbes ; certaines sont des arbrisseaux ou de petites lianes ligneuses ; aucune n'est arborescente. Aucune non plus n'est aromatique ; mais elles produisent en grande quantité des alcaloïdes (isoquinoléiques entre autres) et d'autres substances (hétérosides, etc.), physiologiquement très actifs sur les animaux et dont certains sont doués de propriétés médicamenteuses. Les formes et les modes d'insertion des feuilles (limbes entiers ou très découpés ; feuilles simples ou composées ; dispositions alterne, opposée ou verticillée) sont plus variées que chez les Magnoliales. Les caractères floraux sont aussi plus divers. On observe, dans les deux ordres, des fleurs acycliques, hémicycliques ou cycliques, avec verticilles trimères, ainsi que les mêmes tendances à la réduction du gynécée, à la contraction de la fleur devenant unisexuée, à la soudure des étamines en synandres. Les concrescences périanthaires et les soudures carpellaires sont exceptionnelles, et l'on ne constate, chez les Ranunculales, aucune tendance à l'inférovarie. En revanche, la différenciation du périanthe en calice et corolle s'affirme, par des voies diverses, plus fortement chez les Ranunculales, dont certaines réalisent le périanthe avec calice et corolle pentamères, inconnu chez les Magnoliales et répandu chez les Dicotylédones plus évoluées. Enfin, l'actinomorphie générale de la fleur des Ranunculales met en évidence la très forte zygomorphie (symétrie non rayonnée, par rapport à un plan) constatée dans quelques genres. Les graines sont albuminées ou exalbuminées.

Cet ordre comprend quatre familles groupant à peu près cent quarante genres et trois mille cent cinq espèces ; celles-ci habitent – suivant la règle générale valable pour tous les grands taxons dicotylédoniens à dominante herbacée (cf. malvales, myrtales) – essentiellement les régions extratropicales. Trois de ces familles, les Renonculacées, Berbéridacées et [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 8 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  POLYCARPIQUES ou RANALES  » est également traité dans :

HÉLOBIALES

  • Écrit par 
  • André LAWALRÉE
  •  • 2 988 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Affinités phylogénétiques »  : […] Bien qu'étant indiscutablement des Monocotylédones, les Hélobiales montrent des affinités multiples avec l'ordre dicotylédoné des Ranales (ou Polycarpiques). Les deux groupes ont en commun non seulement l'habitat aquatique de beaucoup d'espèces, mais encore diverses particularités tant de leur appareil végétatif que de leur appareil reproducteur : souche souvent rhizomateuse, phyllotaxie, structu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/helobiales/#i_15890

Voir aussi

ACONIT    ANÉMONE    BERBÉRIDACÉES    BOUTON D'OR    CLÉMATITE    DELPHINIUM    HELLÉBORE ou ELLÉBORE    MÉNISPERMACÉES    RANUNCULALES    RENONCULACÉES

Pour citer l’article

Georges MANGENOT, « POLYCARPIQUES ou RANALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/polycarpiques-ranales/