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OZU YASUJIRO (1903-1963)

Les débuts à la Shōchiku

Après avoir échoué à l'examen d'entrée à l'école supérieure de commerce de Kobé et être resté un an auxiliaire dans une école primaire, Ozu entre, contre la volonté paternelle, à la Shōchiku en 1923. Assistant-caméraman, il ne cesse de parler technique de réalisation : nourri de films occidentaux, il est surtout préoccupé par la continuité narrative du film. Poussé par ses collègues, il devient très vite assistant-réalisateur. Il choisit ensuite d'être celui d'Okubo Tadamoto, fabricant à la chaîne de comédies fondées sur le « non-sense » et inspirées par les burlesques américains. L'humour d'Ozu semble être là parfaitement employé, dans une recherche incessante de gags. Cependant, sa carrière commencera sous le signe du film historique : il réalise en 1927 Le Sabre de pénitence d'après un film de Georges Fitzmaurice, Kick in (1916). Ce fut aussi la première collaboration de son scénariste attitré, Noda Kōgō.

Refusant d'aller à Kyōto, où devaient se tourner désormais tous les jidai-geki (films historiques), il se spécialisera, selon la logique de la production japonaise, dans le gendai-geki (drames contemporains). Il en réalisera jusqu'à la fin de sa vie, avec les mêmes collaborateurs – le scénariste Noda Kōgō, l'opérateur Shigehara Hideo – et les mêmes acteurs – avant-guerre : Saito Tatsuo, Tokkan Kōzo, Okada Tokihiko, Tanaka Kinuyo, Sakamoto Takeshi ; après-guerre : Ryu Chishu, Hara Setsuko, Saburi Shin, Sada Keiji, Nakamura Ganjiro.

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Écrit par

  • : maîtrise de droit, université de Paris-I, licenciée de japonais, Institut national des langues et civilisations orientales

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • VOYAGE À TŌKYŌ, film de Yasujiro Ozu

    • Écrit par Michel CHION
    • 954 mots

    En 1953, Yasujiro Ozu (1903-1963) a déjà derrière lui une œuvre importante, muette et parlante ; il a créé un style et formé un univers caractéristique, mais il reste pratiquement inconnu hors de son pays. En Occident notamment, on connaît les films historiques d'Akira Kurosawa (1910-1998)...

  • CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

    • Écrit par Marc CERISUELO, Jean COLLET, Claude-Jean PHILIPPE
    • 21 694 mots
    • 41 médias
    Il a fallu attendre 1978 pour découvrir en France celui qui est avec Mizoguchi et Kurosawa le plus grand cinéaste japonais, Yasujiro Ozu, mort en 1963. Parmi ses cinquante-trois films, nous en connaissons moins d'une dizaine : Gosses de Tōkyō (1932), Voyage à Tōkyō (1953), Fin d'automne...
  • JAPON (Arts et culture) - Le cinéma

    • Écrit par Hubert NIOGRET
    • 5 429 mots
    • 2 médias
    ...non-sens », directement inspirées des modèles américains, apparaît le genre du shomin-geki, consacré à la vie et aux drames du petit peuple, dans lequel Ozu Yazujirō va se révéler très vite un maître majeur (J'ai été diplômé mais...[Daigakuwadetakeredo], 1929 ; Gosses de Tokyo [Umarete...

Voir aussi