ORLÉANS LOUIS PHILIPPE JOSEPH duc d' (1747-1793) dit PHILIPPE ÉGALITÉ

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les réformes de Maupeou, ce qui lui a valu une première disgrâce en 1771, puis contre les nouveaux projets fiscaux présentés par Louis XVI au Parlement, en novembre 1787, d'où un nouvel exil. Élu aux États généraux, il affecte de se mêler au tiers état lors de l'ouverture du 4 mai 1789, critique le vote par ordre et fait du Palais-Royal, qui lui appartient et dont il loue les boutiques, un centre d'agitation. Après les journées d'octobre 1789, dont on lui impute la responsabilité, il est écarté par le roi qui l'envoie en mission à Londres. A-t-il inspiré la pétition du Champ-de-Mars demandant la déchéance de Louis XVI à la suite de la fuite manquée du roi ? C'est probable. La rupture avec la famille royale achève de jeter le prince dans les rangs de la Révolution. À sa demande, la commune de Paris prend le 15 septembre 1792 l'arrêté suivant : « Louis Philippe Joseph et sa postérité porteront désormais le nom de famille Égalité. » Quelques jours plus tard, Philippe Égalité est élu par la capitale à la Convention, le vingt-quatrième et dernier. Il vient siéger sur les bancs de la Montagne. Dans le procès du roi, n'écoutant que la vengeance ou la peur, on ne sait, il vote la mort de son cousin. Robespierre dira : « Il était le seul membre qui pût se récuser. » Le 6 avril 1793, la Convention ordonne l'arrestation de tous les membres de la famille des Bourbons. Philippe Égalité est incarcéré à Marseille. Décrété d'accusation en octobre, il est condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire de Paris comme coupable d'avoir aspiré à la royaut [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

Classification


Autres références

«  ORLÉANS LOUIS PHILIPPE JOSEPH duc d' (1747-1793) dit PHILIPPE ÉGALITÉ  » est également traité dans :

FRANC-MAÇONNERIE

  • Écrit par 
  • Roger DACHEZ, 
  • Luc NEFONTAINE
  •  • 10 707 mots

Dans le chapitre « D'une révolution à l'autre »  : […] Tout au long du xviii e  siècle, la maçonnerie est en effet loyaliste, respectueuse des pouvoirs mais traversée par toutes les opinions de son temps. Dans ses loges, réunissant au total plus de trente mille membres, se sont côtoyés des aristocrates et des bourgeois, des abbés de cour et quelques philosophes, vivant ensemble et proclamant sans cesse dans leurs travaux, leurs chansons et leurs banqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franc-maconnerie/#i_42213

ORLÉANISME

  • Écrit par 
  • José MURACCIOLE
  •  • 925 mots

Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanisme devint, en quelque sorte, le mot de ralliement d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orleanisme/#i_42213

Pour citer l’article

Jean TULARD, « ORLÉANS LOUIS PHILIPPE JOSEPH duc d' (1747-1793) dit PHILIPPE ÉGALITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/orleans-louis-philippe-joseph-duc-d-1747-1793-dit-philippe-egalite/