OB ou OBI

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Peuplement et économie

Si des peuples paléoasiatiques vivent dans le bassin de l'Ob depuis des millénaires, les explorateurs et les pionniers russes ne le pénètrent qu'à la fin du xvie siècle. Sous le règne d'Ivan IV le Terrible, le héros du peuple cosaque, Iermak, mène une expédition dans la région de 1581 à 1584-1585 pour élargir le territoire du tsar. Plusieurs villages et places fortes sont alors établis à Tioumen (1586), Tobolsk (1587), Obdorsk (auj. Salekhard, 1595) et Tomsk (1604). Le cours inférieur de l'Ob est exploré pendant la première moitié du xviie siècle. Une carte de navigation de cette section est ainsi publiée en 1667. Les scientifiques russes étudient le cours inférieur de l'Ob dans les années 1733-1742. Pendant les 150 années qui suivent, le fleuve est essentiellement exploré dans le but de développer les transports. Les observations et les études hydrologiques détaillées lancées à la fin du xixe siècle se poursuivent assidûment au xxe siècle. À partir de cette période, les scientifiques soviétiques étudient les changements climatiques à long terme et l'évolution du paysage qu'ont connus le bassin de l'Ob et la mer de Kara.

La majeure partie du bassin de l'Ob se trouve en Russie, mais sa partie méridionale s'étend dans le nord du Kazakhstan. La région est surtout peuplée de Russes et autres Slaves, mais également de nombreux peuples non slaves. On trouve ainsi des Kazakhs dans le sud, des Altaï et des Shor dans les montagnes, des Tatar dans le bassin de l'Irtych, ainsi que des Khanty (Ostiak), des Mansi (Vogoul), des Nenets, des Nganassan, des Enets et des Selkoup dans le nord. La population se concentre très fortement dans les vallées.

L'Ob constitue l'un des principaux axes de transport en Sibérie occidentale. Il est navigable pendant près de 200 jours par an sur la section supérieure et 150 jours sur le cours inférieur. Il sert à acheminer des biens d'importation et d'exportation. La plupart de ces marchandises empruntent la voie maritime du nord, qui traverse l'Arctiqu [...]


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Écrit par :

  • : chercheur à l'institut de géographie de l'Académie des sciences russes, Moscou
  • : professeur assistant de géologie à l'université de Californie, Riverside
  • : professeur de géographie à l'université de l'ouest du Michigan, Kalamazoo

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Pour citer l’article

Liliya Konstantinovna MALIK, Lewis OWEN, Philip P. MICKLIN, « OB ou OBI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ob-obi/