NUMÉRIQUE, anthropologie

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Alors que les micro-ordinateurs remontent aux années 1970 et l’essor d’Internet aux années 1990, c’est au cours de la décennie suivante que l’anthropologie du numérique acquiert sa légitimité au sein de la discipline. Contrairement aux essais sur la « révolution numérique » qui spéculent sur la rupture historique qu’opéreraient les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’anthropologie adopte une approche moins déterministe des rapports entre technologie et société : elle rapporte les technologies numériques à des contextes socioculturels particuliers et examine les usages que les gens en font au quotidien. Plutôt que de traiter Internet comme une réalité à part, elle le replace dans un champ plus large, à côté d’autres technologies, d’autres médias et d’autres pratiques. Elle permet en outre un décentrement du regard face à une vision trop occidentalo-centrée d’Internet : alors que les premiers travaux (que l’on doit surtout à des philosophes ou des spécialistes des médias) se limitaient essentiellement à l’Amérique du Nord ou à l’Europe, l’anthropologie étudie l’appropriation des technologies numériques dans les sociétés les plus diverses.

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Écrit par :

  • : maître de conférences en anthropologie à l'Ecole normale supérieure de Paris

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Julien BONHOMME, « NUMÉRIQUE, anthropologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/numerique-anthropologie/