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N'DJAMENA, anc. FORT-LAMY

Tchad : carte physique

Tchad : carte physique

Fondée par l'armée française en 1900 sous le nom de Fort-Lamy, la capitale tchadienne a été rebaptisée N'Djamena (en arabe « nous nous sommes reposés ») en 1973. Avec le ralliement du Tchad à la France Libre dès 1940, Fort-Lamy devint une base stratégique essentielle pour la 2e D.B. du général Leclerc. Sa population n'était que de 17 800 habitants en 1945. Sous l'effet d'un exode rural amplifié, après l'indépendance, par les sécheresses et l'insécurité, elle passa à 180 000 habitants en 1973, et 531 000 au recensement de 1993. Avec un taux de croissance annuel moyen de 6 p. 100, elle approcherait le million d'habitants en 2008. Ville sahélienne située à la jonction entre le nord et le sud du Tchad, N'Djamena est à l'image de la diversité ethnique du pays. Implantée sur la rive droite du Chari, face à la confluence du Logone, la ville occupe une position frontalière. Le site de plaine alluviale exposée aux inondations en période de crue crée de fortes contraintes pour l'extension et les aménagements urbains. En l'absence de plan directeur, l'urbanisation progresse en combinant dynamiques informelles et lotissements planifiés, comme ceux qui investissent les espaces situés au nord de l'aéroport. Deux ponts franchissent désormais le Chari, facilitant le développement de nouveaux quartiers sur la rive gauche.

N'Djamena est l'unique grande ville d'un pays faiblement urbanisé (25 p. 100). Son économie est dominée par les fonctions commerciales, administratives et de services. La capitale possède une université et quelques instituts de recherche à vocation régionale, dans le domaine de l'élevage notamment. Elle reste par ailleurs une pièce maîtresse du dispositif militaire français en Afrique centrale (mission Épervier, 1 100 soldats en 2008). Les activités industrielles sont en revanche peu développées (boissons, abattoirs, matériaux de construction) les usines les plus importantes du Tchad se situant dans les villes du sud : brasserie et manufacture de cigarettes à Moundou (150 000 hab.) sucrerie près de Sarh (100 000 hab.).

— Roland POURTIER

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Écrit par

  • : doctorat ès lettres et sciences humaines, professeur honoraire, université de Paris-Panthéon-Sorbonne, membre de l'Académie des sciences d'outre-mer

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Média

Tchad : carte physique

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Autres références

  • CHARI-LOGONE

    • Écrit par Marie-Christine AUBIN
    • 530 mots

    Ce sont les deux principaux fleuves qui alimentent le lac Tchad. Le Chari prend sa source en République centrafricaine et arrose le Tchad. Il est formé d'une série de petites rivières : le Bamingui (où se trouve sa véritable source), le Gribingui, l'Ouham, ou Bạhr Sara, qui apporte...

  • DÉBY IDRISS (1952-2021)

    • Écrit par Cécile PETITDEMANGE
    • 987 mots

    Président du Tchad durant trente et un ans (1990-2021), Idriss Déby est mort au front, le jour même des résultats de l’élection qui lui assurait un sixième mandat.

    Idriss Déby (il ajoute en 2006 le nom de son grand-père, Itno, à son patronyme) est né le 18 juin 1952 à Berdoba dans la province...

  • HABRÉ HISSÈNE (1942-2021)

    • Écrit par Cécile PETITDEMANGE
    • 1 188 mots

    Président du Tchad de 1982 à 1990, Hissène Habré laisse un héritage controversé. Surtout connu pour la brutalité de son régime, appuyé par les puissances occidentales, il était surnommé par la CIA « le guerrier du désert par excellence ».

    Hissène (ou Hissein) Habré est né le 13 septembre...

  • TCHAD

    • Écrit par Marielle DEBOS, Universalis, Jean-Pierre MAGNANT, Cécile PETITDEMANGE, Roland POURTIER
    • 10 972 mots
    • 7 médias
    ...Sous prétexte de retour à l'authenticité, des jeunes ainsi que des cadres sudistes furent contraints de subir l'initiation traditionnelle du yondo ; Fort-Lamy devint N'Djamena, Fort-Archambault devint Sarh... et François Tombalbaye devint N'garta Tombalbaye. Le système policier s'était durci depuis...