LERMONTOV MIKHAÏL IOURIEVITCH (1814-1841)

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En tant que poète romantique, Lermontov n'a pas d'égal en Russie, sauf, peut-être, Alexandre Blok qui fut à la fois un romantique et un symboliste. Mais Lermontov a disparu avant d'avoir pu montrer toute l'ampleur de son génie. Grand poète, il fut aussi un remarquable prosateur. À la fois fin styliste et créateur du roman psychologique, il est le précurseur de Tolstoï et de Dostoïevski.

Portrait de Lermontov, P. Sabolotski

Photographie : Portrait de Lermontov, P. Sabolotski

Photographie

Piotr Sabolotski, «Portrait de Lermontov». Huile sur toile, 36 cm × 28 cm. Galerie Tretiakov, Moscou. 

Crédits : AKG

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La vie

Mikhaïl Iouriévitch Lermontov naquit à Moscou où son père était officier ; sa mère, Marie Mikhaïlovna Arseniev, descendait de la riche et puissante famille Stolypine. Une grande inégalité sociale et intellectuelle existait entre ses parents. Autant son père était un être léger, instable, borné et alcoolique, autant sa mère était fine, sensible, cultivée, enthousiaste. Elle mourut lorsque son fils avait deux ans. L'enfant fut alors confié à sa grand-mère maternelle, l'autoritaire Elisabeth Alexeevna Arseniev, née Stolypine. Pendant toute son enfance, il eut à souffrir du désaccord entre sa grand-mère et son père. À neuf ans, Lermontov voit, pour la première fois, le Caucase, qui jouera un rôle si important dans sa poésie et dans sa vie. Enfant très précoce, il vit intensément ce premier contact avec une nature grandiose. Doué pour tous les arts, il dessine et peint ces montagnes qui sont la « patrie de son âme ».

À treize ans, il compose ses premiers vers et voue un culte à Byron. Sa grand-mère idolâtre son unique petit-fils, l'entoure de précepteurs et lui donne une éducation soignée.

Lermontov sait parfaitement l'anglais et le français, lit énormément, adore Shakespeare, écrit et peint. En 1830, il est admis à l'université de Moscou où il travaille peu, se tient à l'écart du groupe des « idéalistes » (Biélinski, Stankévitch, Herzen, Gontcharov), et mène une vie mondaine. Deux ans plus tard, il quitte Moscou et tente de s'inscrire à l'université de Saint-Pétersbourg. Mais des difficultés administratives surgissent et Lermontov se décide pour la carrière des armes : il entre à l'École des ensei [...]


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Premier des poètes romantiques russes, Mikhaïl Iouriévitch Lermontov (1814-1841) , styliste incomparable et réformateur de la langue, est également l'initiateur du roman psychologique dans son pays. Son œuvre abondante, malgré la brièveté de sa vie, influencera considérablement Tolstoï, Dostoïevski, Blok puis Pasternak. Comme son père, Lermontov embrasse la carrière militaire : il est cornette aux […] Lire la suite

Pour citer l’article

Sophie LAFFITTE, « LERMONTOV MIKHAÏL IOURIEVITCH - (1814-1841) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/mikhail-iourievitch-lermontov/