GORBATCHEV MIKHAÏL (1931- )

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La gorbymania occidentale tranche avec le désamour qui, en U.R.S.S., succéda très vite aux espoirs libérés par l'initiateur de la perestroïka. Le prix Nobel de la paix, que Gorbatchev reçut en octobre 1990, choqua une bonne partie de l'opinion soviétique qui avait vu les conflits interethniques sanglants se multiplier et était sensible surtout à l'effondrement de son niveau de vie, quand l'Occident se réjouissait de celui du Mur de Berlin.

S'il est le premier leader soviétique à ne pas disparaître de la scène publique après sa chute (il est à l'origine de la fondation Gorbatchev, institut d'études socio-économiques et politiques, et préside, à partir de 1993, l'association écologique du Croissant-Vert international), Mikhaïl Gorbatchev ne pèse d'aucun poids dans le champ politique russe, comme l'atteste son score à l'élection présidentielle de 1996 (0,52 p. 100). Beaucoup de Russes lui attribuent les maux de la Russie postsoviétique, accusant son manque de clairvoyance comme de détermination.

Il figurera sûrement parmi les hommes qui ont changé la face du monde, mais peu lui en sont aujourd'hui reconnaissants en Russie. On lui reproche soit de ne pas avoir voulu expressément ce qu'il a fait, soit d'avoir précipité des événements qu'il n'a pas su accompagner.

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Écrit par :

  • : professeur en civilisation russe à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Myriam DÉSERT, « GORBATCHEV MIKHAÏL (1931- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 novembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/mikhail-gorbatchev/