MÉTALLOGRAPHIEEssais non destructifs

Médias de l’article

Contrôle des pièces par ultrasons

Contrôle des pièces par ultrasons
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Méthodes de Seemann-Bohlin

Méthodes de Seemann-Bohlin
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Méthode de Guinier et Thévenin

Méthode de Guinier et Thévenin
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Méthode de Lambot et Vassamillet

Méthode de Lambot et Vassamillet
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama


Le but des méthodes non destructives d'examen est de déceler dans une pièce le plus souvent métallique, et en respectant son intégrité, toute particularité de sa structure qui peut avoir une influence sur son comportement en service. Il en sera de même pour les pièces en cours d'utilisation qui risquent d'être altérées par les conditions d'emploi auxquelles elles sont soumises : contraintes mécaniques (par exemple pièces de sécurité) ou chimiques (par exemple tubes corrodés).

Un des seuls moyens dont on dispose consiste à les faire traverser par un rayonnement dont on décèlera, à la sortie, toute modification apportée par son parcours dans la pièce. Elle agit comme modulateur du rayonnement qui peut être électromagnétique, corpusculaire ou mécanique.

Les rayonnements électromagnétiques sont utilisés, en contrôle non destructif, dans une très large gamme de fréquences, donc de longueurs d'onde, en mettant à profit leurs différentes propriétés. Les rayonnements de très courte longueur d'onde, rayons X et rayons γ, dont la faible absorption par la matière est la principale qualité utilisée ici, interviennent dans la radiographie ou la gammagraphie [cf. x (rayons)]. Par ailleurs, du fait que la longueur d'onde des rayons X est du même ordre de grandeur que les distances interatomiques des états condensés (solides, liquides), les effets d'interférence qui en résultent sont mis à profit pour étudier la structure fine de la matière, dans la radiocristallographie.

La longueur d'onde croissant, le rayonnement devient lumière visible. C'est le plus ancien des contrôles non destructifs superficiels, depuis qu'existent les récepteurs biologiques photosensibles. L'infrarouge est utilisé comme détecteur de chaleur, dont la transmission dans les corps bons conducteurs permet de révéler l'organisation interne.

Dans le domaine des ondes radio, les rayonnements de faible longueur d'onde ne servent qu'à l'examen non destructif des corps non conducteurs (par exemple vitres réfractaires), alors que l [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

  • : conseiller scientifique à l'Institut de recherche de la sidérurgie (ARSID)
  • : Chef de groupe à l'Institut de recherche de la sidérurgie (IRSID).
  • : ingénieur des Arts et métiers, ingénieur E.S.E., chef du département Instrumentation, contrôle et radioéléments de l'Institut de recherche de lasidérurgie (I.R.S.I.D.)

Classification


Autres références

«  MÉTALLOGRAPHIE  » est également traité dans :

MÉTALLOGRAPHIE - Essais mécaniques

  • Écrit par 
  • Gilbert FRADE
  •  • 10 528 mots
  •  • 13 médias

Les propriétés mécaniques des métaux et alliages sont d'un intérêt considérable puisqu'elles conditionnent non seulement tous les problèmes de mise en forme des matériaux mais aussi leur comportement en service dans des applications extrêmement diversifiées. Pour un problème déterminé, le choix d'un matériau dépendra de propriétés mécaniques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-essais-mecaniques/

MÉTALLOGRAPHIE - Essais physico-chimiques

  • Écrit par 
  • Gérard BERANGER
  •  • 4 419 mots
  •  • 14 médias

En métallurgie, les essais physico-chimiques visent à étudier, grâce à l'application des lois physiques, les propriétés physico-chimiques d'un matériau métallique dans des conditions données de milieu et de température. Ces essais présentent un double intérêt théorique et pratique, car ils sont utilisés quotidiennement dans les laboratoires de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-essais-physico-chimiques/

MÉTALLOGRAPHIE - Essais physiques

  • Écrit par 
  • Georges CIZERON
  •  • 7 348 mots
  •  • 11 médias

Les principales caractéristiques physiques, en tout cas celles d'usage le plus courant, concernent respectivement la dilatation, la résistivité électrique, la capacité thermique massique, la conductivité thermique, les propriétés magnétiques, le pouvoir thermoélectrique. La mesure des variations de ces caractéristiques permet de déduire des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-essais-physiques/

MÉTALLOGRAPHIE - Macrographie et micrographie optiques

  • Écrit par 
  • Gérard WYON
  •  • 3 984 mots
  •  • 1 média

C'est dans la seconde moitié du xixe siècle que le microscope optique a commencé à être utilisé pour examiner les structures des produits métallurgiques. Anasoff, en 1841, puis Henry Clifton Sorby , en 1864, furent les pionniers de cette technique avec Floris Osmond, lequel publia le premier ouvrage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-macrographie-et-micrographie-optiques/

MÉTALLOGRAPHIE - Microscopie électronique

  • Écrit par 
  • Guy HENRY, 
  • Barry THOMAS
  •  • 6 078 mots
  •  • 6 médias

Les appareils d'optique électronique – microscope électronique à balayage (M.E.B.), microanalyseur à sonde électronique (M.A.S.E.) et microscope électronique en transmission – occupent une position privilégiée dans le domaine de la caractérisation microstructurale des matériaux en ce sens que chacun d'eux permet d'obtenir sur un même échantillon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-microscopie-electronique/

ACIER - Technologie

  • Écrit par 
  • Louis COLOMBIER, 
  • Gérard FESSIER, 
  • Guy HENRY, 
  • Joëlle PONTET
  •  • 14 170 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Facteurs influençant la structure »  : […] Les méthodes de la métallographie montrent qu'une solution solide métallique, ce qui est le cas de l'austénite, est constituée par une juxtaposition de grains ayant chacun une orientation cristalline déterminée. Cette caractéristique s'explique par les processus de germination et de croissance, le développement d'un cristal à partir d'un germe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/acier-technologie/#i_31294

ARTISANAT DU BRONZE (Gaule préromaine)

  • Écrit par 
  • Cécile BRETON
  •  • 2 449 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une technique moderne pour comprendre une technique antique »  : […] Pour élucider le mystère de la fabrication des torques torsadés, une étude métallographique a été menée au Laboratoire de recherche des musées de France sur une sélection d'objets provenant de la vallée de l'Aisne . La métallographie est la seule méthode fiable pour déterminer si un alliage est brut de fonderie ou s'il a été travaillé en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/artisanat-du-bronze/#i_31294

CHARPY GEORGES (1865-1945)

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 187 mots

Après ses études à l'École polytechnique, Charpy y reste comme préparateur, et passe en 1889 une thèse de chimie sur l'étude des solutions salines […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-charpy/#i_31294

CORROSION

  • Écrit par 
  • Gérard BERANGER, 
  • Jean TALBOT
  •  • 5 141 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Méthodes d'étude »  : […] Elles font appel à des techniques très variées. L'examen visuel ou micrographique permet bien souvent de déceler le début du phénomène de corrosion, par exemple l'apparition de piqûres, ou de mettre en évidence sa morphologie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/corrosion/#i_31294

ÉPITAXIE

  • Écrit par 
  • Alain Gil MAZET
  •  • 296 mots

Phénomène d'orientation mutuelle de cristaux de substances différentes dû à des analogies étroites dans l'arrangement des atomes des faces communes. Les lois de l'épitaxie ont été énoncées en 1928 par L. Royer. L'épitaxie n'est possible que s'il existe une maille plane, simple ou multiple simple, quasi identique en forme et en dimensions dans les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epitaxie/#i_31294

INCLUSIONS, physique du solide

  • Écrit par 
  • Alain Gil MAZET
  •  • 661 mots

Presque tous les cristaux comportent des lacunes de cristallisation ou des cavités remplies par des corps à l'état gazeux, liquide ou solide. Ces inclusions sont connues depuis très longtemps puisque H. Sorby en donne les premières descriptions dès le début du xixe siècle, mais ce n'est que vers les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inclusions-physique-du-solide/#i_31294

MÉTAL ARTS DU

  • Écrit par 
  • Catherine ARMINJON
  •  • 11 120 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les techniques »  : […] Les études menées sur les métaux révèlent que les métaux purs ne sont utilisés que très rarement. Les alliages utilisés possèdent en effet une gamme de propriétés beaucoup plus vastes que les métaux. C'est ainsi qu'il a été possible de confirmer que les alliages à base de cuivre, et dans lesquels le cuivre est proportionnellement le plus important […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-du-metal/#i_31294

MÉTAUX - Superplasticité des métaux

  • Écrit par 
  • Georges CIZERON
  •  • 6 872 mots
  •  • 11 médias

L'une des propriétés principales de l'état métallique est l'aptitude à la déformation sous l'effet d'une contrainte. Selon la valeur de celle-ci, la déformation résultante peut être élastique, c'est-à-dire qu'elle se résorbe si la contrainte cesse d'être appliquée, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaux-superplasticite-des-metaux/#i_31294

NITAL

  • Écrit par 
  • Stanislas de CHAWLOWSKI
  •  • 37 mots

Solution de méthanol ou d'éthanol contenant 1,5 p. 100 en volume d'acide nitrique, utilisée comme agent d'attaque dans la métallographie du fer. Son nom est une contraction de nitrique et d'alcool […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nital/#i_31294

Voir aussi

Pour citer l’article

Louis BEAUJARD, Jack MANNENC, Gérard LABBE, « MÉTALLOGRAPHIE - Essais non destructifs », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-essais-non-destructifs/