MÉTALLOGRAPHIEEssais non destructifs

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

L'essai de ressuage

L'essai de ressuage est surtout utilisé pour les métaux non ferreux, car, pour les métaux ferreux, la magnétoscopie est plus sensible. Il permet de mettre en évidence la présence de discontinuités à la surface des pièces. Son principe est simple. La surface du métal, mise à nu et bien nettoyée, est enduite d'un liquide pénétrant, coloré ou sensible à la lumière ultraviolette. Ce liquide, de faible tension interfaciale, pénètre dans les criques. Après quelques minutes d'attente, la surface de la pièce est débarrassée de l'excès de liquide et nettoyée. On la recouvre d'une couche mince de révélateur, généralement une poudre fine et blanche en suspension dans un liquide volatil. Le liquide évaporé, la couche de poudre joue le rôle d'un buvard. Elle force le liquide coloré, infiltré dans les criques, à ressortir à la surface de la pièce, en colorant localement le révélateur à leur aplomb. La coloration, plus ou moins intense et large, matérialise les discontinuités et donne une idée de leur importance.

Généralement, le liquide coloré et le révélateur sont contenus dans des bombes à pulvérisation, ce qui facilite leur application. Le procédé de ressuage, relativement sensible, est peu coûteux, ne nécessitant pas l'emploi d'un appareillage spécial.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages

Médias de l’article

Contrôle des pièces par ultrasons

Contrôle des pièces par ultrasons
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Méthodes de Seemann-Bohlin

Méthodes de Seemann-Bohlin
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Méthode de Guinier et Thévenin

Méthode de Guinier et Thévenin
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Méthode de Lambot et Vassamillet

Méthode de Lambot et Vassamillet
Crédits : Encyclopædia Universalis France

diaporama

Afficher les 4 médias de l'article


Écrit par :

  • : conseiller scientifique à l'Institut de recherche de la sidérurgie (ARSID)
  • : ingénieur des Arts et métiers, ingénieur E.S.E., chef du département Instrumentation, contrôle et radioéléments de l'Institut de recherche de lasidérurgie (I.R.S.I.D.)
  • : Chef de groupe à l'Institut de recherche de la sidérurgie (IRSID).

Classification

Autres références

«  MÉTALLOGRAPHIE  » est également traité dans :

MÉTALLOGRAPHIE - Essais mécaniques

  • Écrit par 
  • Gilbert FRADE
  •  • 10 530 mots
  •  • 13 médias

Les propriétés mécaniques des métaux et alliages sont d'un intérêt considérable puisqu'elles conditionnent non seulement tous les problèmes de mise en forme des matériaux mais aussi leur comportement en service dans des applications extrêmement diversifiées. Pour un problème déterminé, le choix d'un matériau dépendr […] Lire la suite

MÉTALLOGRAPHIE - Essais physico-chimiques

  • Écrit par 
  • Gérard BERANGER
  •  • 4 420 mots
  •  • 14 médias

En métallurgie, les essais physico-chimiques visent à étudier, grâce à l'application des lois physiques, les propriétés physico-chimiques d'un matériau métallique dans des conditions données de milieu et de température. Ces essais présentent un double intérêt théorique et pratique, car ils sont utilisés quotidiennement dans les laboratoires de recherche et dans les entreprises industrielles. La co […] Lire la suite

MÉTALLOGRAPHIE - Essais physiques

  • Écrit par 
  • Georges CIZERON
  •  • 7 349 mots
  •  • 4 médias

Les principales caractéristiques physiques, en tout cas celles d'usage le plus courant, concernent respectivement la dilatation, la résistivité électrique, la capacité thermique massique, la conductivité thermique, les propriétés magnétiques, le pouvoir thermoélectrique. La mesure des variations de ces caractéristiques permet de déduire des informations co […] Lire la suite

MÉTALLOGRAPHIE - Macrographie et micrographie optiques

  • Écrit par 
  • Gérard WYON
  •  • 3 984 mots
  •  • 1 média

C'est dans la seconde moitié du xixe siècle que le microscope optique a commencé à être utilisé pour examiner les structures des produits métallurgiques. Anasoff, en 1841, puis Henry Clifton Sorby, en 1864, furent les pionniers de cette technique avec Floris Osmond, lequel publia le premier ouvrage i […] Lire la suite

MÉTALLOGRAPHIE - Microscopie électronique

  • Écrit par 
  • Guy HENRY, 
  • Barry THOMAS
  •  • 6 078 mots
  •  • 5 médias

Les appareils d'optique électronique – microscope électronique à balayage (M.E.B.), microanalyseur à sonde électronique (M.A.S.E.) et microscope électronique en transmission – occupent une position privilégiée dans le domaine de la caractérisation microstructurale des matériaux en ce sens que chacun d'eux permet d'obtenir sur un même échantillon non seulement des renseignements relatifs à la morph […] Lire la suite

ACIER - Technologie

  • Écrit par 
  • Louis COLOMBIER, 
  • Gérard FESSIER, 
  • Guy HENRY, 
  • Joëlle PONTET
  •  • 14 172 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Facteurs influençant la structure »  : […] Les conditions de la transformation de l'austénite et, par conséquent, la structure d'un acier à la température ordinaire ne dépendent pas uniquement de la vitesse de refroidissement. Elles sont fonction, entre autres facteurs, de la composition de l'acier. En effet, un acier, même non allié, n'est pas seulement un alliage de fer et de carbone. Il contient une certaine quantité d'autres éléments, […] Lire la suite

ARTISANAT DU BRONZE (Gaule préromaine)

  • Écrit par 
  • Cécile BRETON
  •  • 2 449 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une technique moderne pour comprendre une technique antique »  : […] Pour élucider le mystère de la fabrication des torques torsadés, une étude métallographique a été menée au Laboratoire de recherche des musées de France sur une sélection d'objets provenant de la vallée de l'Aisne . La métallographie est la seule méthode fiable pour déterminer si un alliage est brut de fonderie ou s'il a été travaillé en déformation. Elle consiste à opérer une coupe dans l'objet p […] Lire la suite

CHARPY GEORGES (1865-1945)

  • Écrit par 
  • Françoise MOYEN
  •  • 187 mots

Après ses études à l'École polytechnique, Charpy y reste comme préparateur, et passe en 1889 une thèse de chimie sur l'étude des solutions salines. C'est au laboratoire central de la Marine, où il entre en 1892 comme ingénieur, qu'il commence à étudier les problèmes métallographiques. Il travaille alors sur les eutectiques et explique les propriétés des alliages antifriction en considérant qu'ils […] Lire la suite

CORROSION

  • Écrit par 
  • Gérard BERANGER, 
  • Jean TALBOT
  •  • 5 141 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Méthodes d'étude »  : […] Elles font appel à des techniques très variées. L'examen visuel ou micrographique permet bien souvent de déceler le début du phénomène de corrosion, par exemple l'apparition de piqûres, ou de mettre en évidence sa morphologie. Les méthodes pondérales ont pour but de mesurer la perte de poids des échantillons métalliques immergés dans le réactif pendant un temps donné. Si la corrosion est uniform […] Lire la suite

ÉPITAXIE

  • Écrit par 
  • Alain Gil MAZET
  •  • 296 mots

Phénomène d'orientation mutuelle de cristaux de substances différentes dû à des analogies étroites dans l'arrangement des atomes des faces communes. Les lois de l'épitaxie ont été énoncées en 1928 par L. Royer. L'épitaxie n'est possible que s'il existe une maille plane, simple ou multiple simple, quasi identique en forme et en dimensions dans les deux réseaux et si les ions du cristal orienté, qui […] Lire la suite

Voir aussi

Pour citer l’article

Louis BEAUJARD, Gérard LABBE, Jack MANNENC, « MÉTALLOGRAPHIE - Essais non destructifs », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/metallographie-essais-non-destructifs/