PARIS MATTHEW (mort en 1259)

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Bénédictin et chroniqueur anglais, Matthew Paris entre comme moine à l'abbaye de Saint-Albans (Angleterre) en 1217. En 1248, le Saint-Siège le charge de réformer le monastère bénédictin d'Holm, situé sur l'île de Nidarholm en Norvège. Excepté cette mission et des déplacements occasionnels – à la cour royale de Westminster et à Winchester, entre autres –, Matthew Paris réside à Saint-Albans, où il s'emploie sans relâche à consigner les événements de son époque. Ainsi, reprenant le flambeau de l'œuvre de Roger de Wendover Flores historiarum (Les Fleurs de l'histoire), il rédige la Chronica majora (Grande chronique). C'est, pour l'essentiel, à ces travaux volumineux et foisonnants de détails, qui constituent l'une des sources documentaires majeures sur l'histoire de l'Europe entre 1235 et 1259, qu'il doit sa postérité. Ses autres chroniques – Historia Anglorum (Histoire des Anglais), Flores historiarum et Abbreviatio chronicorum (Abrégé des chroniques) – sont des condensés de la Chronica majora, qu'il enrichit d'apports nouveaux. Matthew Paris écrit également l'histoire de son monastère – Gesta abbatum monasterii Sancti Albani (La Geste des abbés du monastère de Saint-Albans). Il est en outre l'auteur de plusieurs biographies, en vers anglo-normands – saint Alban, Édouard le Confesseur, saint Thomas Becket, Edmond Rich –ou en prose latine – Étienne Langton, Edmond Rich. Les manuscrits autographes de tous ses textes nous sont parvenus.

Matthew Paris est, à plus d'un titre, un chroniqueur remarquable : connaissance pointue des événements concernant l'Europe tout entière ; exploitation pertinente des informations recueillies auprès de ses éminents contemporains Henri III et Richard de Cornouailles dont il était l'intime ; collecte d'une documentation impressionnante dont il nourrit sa Chronique ou ses abrégés ; enfin, franchise de ses prises de position, en particulier contre le roi, la présence à la cour de favoris étrangers, ou encore la papauté.

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  • Philippe VERDIER
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Dans le chapitre « L'enluminure et son influence sur l'orfèvrerie »  : […] Robert Branner a opposé à la thèse reçue depuis Vitzthum ( Die Pariser Miniaturmalerei , 1907) le point de vue que les manuscrits peints à Paris après le milieu du xiii e  siècle sont en trop grand nombre et d'une qualité trop inégale pour refléter en bloc le goût de la cour. Ils n'ont en commun qu'un maniérisme gothique à d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-de-cour/#i_95078

Pour citer l’article

« PARIS MATTHEW (mort en 1259) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/matthew-paris/