e siècle" />

MANILLE, Philippines

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Philippines : carte administrative

Philippines : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Prise de Manille par les Américains (février 1945)

Prise de Manille par les Américains (février 1945)
Crédits : Keystone/ Hulton Archive/ Getty Images

photographie

Manille, Philippines

Manille, Philippines
Crédits : A. Pena/ The Image Bank/ Getty

photographie

Manille: quartier de Makati

Manille: quartier de Makati
Crédits : OTHK/ Getty

photographie

Tous les médias


Avec 11,5 millions d'habitants en 2005, Manille est une des plus grandes métropoles d'Asie du Sud-Est et le centre politique et économique des Philippines, attirant des milliers de migrants ruraux paupérisés. Manille est une capitale depuis que les Espagnols ont fait de ce comptoir, situé à l'embouchure de la rivière Pasig, au fond d'une baie protégée donnant sur la mer de Chine méridionale et adossée à un riche arrière-pays agricole, une plaque tournante du commerce des galions entre la Chine et le Mexique. La Région métropolitaine de Manille regroupe aujourd'hui Manille et les seize villes et municipalités voisines sur une surface de 638 kilomètres carrés.

Philippines : carte administrative

Philippines : carte administrative

Carte

Carte administrative des Philippines. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher l'atlas

Une capitale depuis le XVIe siècle

À la fin du xvie siècle, Manille était un village entouré d'une muraille dont le souverain levait des droits de douane sur toutes les marchandises empruntant la Pasig. Les conquistadors espagnols, sous la conduite de Miguel López de Legazpí (premier gouverneur général espagnol des Philippines) pénètrent dans l'embouchure de la rivière en 1571. Ils détruisent le village et fondent à la place la ville fortifiée d'Intramuros. Manille devient la capitale de la nouvelle colonie. Quelques villages, dirigés par un chef local et organisés autour d'un marché, sont éparpillés en dehors des murs de la ville. À mesure que la colonisation espagnole s'établit, des églises sont érigées près des marchés, où la population est la plus dense. Manille s'étend au-delà de ses murs, vers le nord, l'est et le sud, reliant ainsi progressivement les complexes marché-église.

La diffusion du catholicisme commence avec le frère augustin Andrés de Urdaneta, qui accompagne l'expédition de 1571. Aux Augustins débarqués avec Legazpí se joignent des Franciscains, des Dominicains et des Jésuites. Tous fondent des églises, des monastères et des écoles. En 1574, Manille est déclarée, avec l'accord de l'Espagne et du Vatican, « ville distinguée et toujours loyale » et devient [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

  • : professeur émérite de géologie et de géographie à l'université des Philippines, Quezón City, ancien doyen du département des arts et des sciences
  • : professeur des Universités, Institut national des langues et civilisations orientales

Classification


Autres références

«  MANILLE, Philippines  » est également traité dans :

LEGAZPÍ MIGUEL LÓPEZ DE (1510 env.-1572)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 304 mots

Explorateur espagnol, né vers 1510 à Zumárraga, dans le Pays basque espagnol, mort le 20 août 1572 à Manille. En 1545, Miguel López de Legazpí se rend en Nouvelle-Espagne (auj. Mexique), où il travaille pendant près de vingt ans dans l'administration locale. Aucun Européen n'ayant encore colonisé l'archipel des Philippines, découvert en 1521 par Magellan, le vice-roi de Nouvelle-Espagne, Luis de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/miguel-lopez-de-legazpi/#i_31384

MALAISIE

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Nathalie FAU, 
  • Denys LOMBARD
  • , Universalis
  •  • 17 179 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « La Fédération : élargissement ou novation »  : […] À partir de 1959-1960, la vie politique de la Malaisie est dominée par la question de l'éventuel élargissement de la Fédération. Singapour avait en effet obtenu l'autonomie interne en 1959, et ses dirigeants (le People's Action Party [P.A.P.], de Lee Kuan-Yew, vainqueur des communistes) estimaient que l'île n'avait pas d'avenir si elle restait coupée de son hinterland. Ils proposèrent dès l'autom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/malaisie/#i_31384

PHILIPPINES

  • Écrit par 
  • Philippe DEVILLERS, 
  • Manuelle FRANCK, 
  • William GUÉRAICHE, 
  • Lucila V. HOSILLOS, 
  • Jean-Louis VESLOT
  • , Universalis
  •  • 21 391 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « L'occupation japonaise »  : […] Les bases philippines intégrées aux forces américaines sont bombardées le 8 décembre 1941, quelques heures après Pearl Harbor. Les troupes japonaises débarquent le 10 sur Luçon. Manille est déclarée ville ouverte le 26 décembre. Quezon s'est retiré deux jours auparavant dans la forteresse de Corregidor dans le nord-ouest du pays, d'où il part en sous-marin le 20 février 1942 pour Washington, via […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippines/#i_31384

QUEZÓN CITY

  • Écrit par 
  • Jean PIWNIK
  •  • 138 mots

Capitale, de 1948 à 1976, de la république des Philippines, située dans l'île de Luçon, dans la conurbation de Manille, Quezón City (2,17 millions d'habitants en 2007) est une ville neuve, cité-jardin dessinée par Harry T. Frost pour abriter les fonctionnaires. Cet ancien faubourg résidentiel de Manille fut choisi, en 1948, comme site de la future capitale et nommé de façon à rendre hommage au pre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/quezon-city/#i_31384

TAGALOG

  • Écrit par 
  • Yvan BARBÉ
  •  • 387 mots

Appelée aussi Tagal, cette unité ethnique constitue le premier groupe linguistique et culturel (14,4 millions d'individus en 1995) de la république des Philippines, avant les Cebuano. Le tagalog, langue austronésienne (malayo-polynésienne) également appelée filipino, est langue officielle au même titre que l'anglais. Il est parlé par 55 p. 100 de la population philippine mais n'est la langue mater […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tagalog/#i_31384

Voir aussi

Pour citer l’article

Domingo C. SALITA, Manuelle FRANCK, « MANILLE, Philippines », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/manille-philippines/