DES FORÊTS LOUIS-RENÉ (1918-2000)

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La première enfance de Louis-René des Forêts se partage entre Paris et le Berry. Vers l'âge de treize ans, il est placé dans un collège religieux en Bretagne, puis termine ses études secondaires à Bourges, dans un collège diocésain. Marquées par la découverte de la littérature et bientôt de la musique, ces années sont aussi celles du deuil : des Forêts perd sa mère en 1936, son père en 1940. Démobilisé après la défaite contre l'Allemagne, il s'engage dans la Résistance. Durant cette période, il perd son frère, mort en 1944 lors de la prise de Belfort, et son ami Jean de Frotté, fusillé par les nazis. En 1943 est paru son premier roman, Les Mendiants, marqué, dans sa forme, par l'influence de Faulkner et de Joyce. Après son mariage avec Janine Carré et une longue période de retrait, au cours de laquelle il travaille à un roman qu'il laissera inachevé (Le Voyage d'hiver), il s'installe à Paris en 1953 et participe à l'Encyclopédie de la Pléiade que dirige son ami Raymond Queneau. La période qui suit est marquée par le débat politique sur la guerre d'Algérie et le retour au pouvoir de De Gaulle : des Forêts s'engage dans le comité contre la guerre d'Algérie, et signe, en 1960, le Manifeste des 121. En 1965, sa fille Elisabeth meurt dans un accident. Commence alors un silence de vingt ans, à peine rompu par la parution d'un poème, Les Mégères de la mer (1967), et par la traduction de lettres de G. M. Hopkins. Il participe à la fondation de la revue L'Éphémère (1967-1973) et se consacre à la peinture. À partir de 1975, il commence à travailler à une autobiographie, Ostinato, dont de nombreux fragments seront publiés en revue. Sous le même titre, un livre reprendra et redéploiera ce travail en 1997.

Une partie de ces éléments biographiques habite le cœur de l'œuvre de Louis-René des Forêts : non parce que l'écrivain n'aurait fait que répéter ce que la vie lui aurait dicté, mais parce qu'il n'a cessé d'interroger, de circonvenir et comme de dédoubler cette expérience, la transformant en une hantise qui s'enracine dans la matière même de la littérature : [...]

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Pour citer l’article

Gilles QUINSAT, « DES FORÊTS LOUIS-RENÉ - (1918-2000) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-rene-des-forets/