ENGHIEN LOUIS ANTOINE HENRI DE BOURBON duc d' (1772-1804)

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Dernier descendant de la maison de Condé, le duc d'Enghien émigra avec sa famille dès les premières heures de la Révolution. De 1792 à 1801, il s'illustre dans toutes les campagnes menées par l'armée de Condé formée par son grand-père. Le refrain chanté par ses soldats le dépeint mieux qu'un portrait :

 Nous partons conduits par Enghien

 Il aime l'amour et le vin

 Il aime bien aussi la gloire.

 Après la dissolution de son armée, le prince se retire à Ettenheim, dans le grand-duché de Bade. En attendant de reprendre du service contre la République, il file le parfait amour avec Charlotte de Rohan. À Paris, des conjurés, dont Pichegru et Cadoudal, attendent le moment opportun pour enlever ou assassiner le Premier consul. L'Angleterre, qui a rompu la paix d'Amiens, est l'âme de la conspiration. Des rapports de police alarmants affluent sur le bureau de Bonaparte. Georges Cadoudal est arrêté le 9 mars 1804 et déclare qu'il attendait, pour agir, l'arrivée d'un prince français à Paris. Est-ce Artois, Berry ou Enghien, le plus brillant, celui en qui certains royalistes voient un prétendant ? Un rapport justement signale auprès de lui la présence du traître Dumouriez. Bonaparte réunit un conseil où sont présents Talleyrand et Fouché ; c'est là qu'il aurait eu ce mot en parlant des Bourbons : « Mon sang vaut bien le leur. Je vais leur rendre la terreur qu'ils veulent m'inspirer. » À cet instant sa décision est prise ; le plan d'exécution, rapidement et minutieusement élaboré, est transmis par le ministère de la Guerre au général Ordener et au marquis de Caulaincourt chargés de l'exécuter. Le 15 mars au petit matin, le prince est enlevé dans son lit, ses papiers saisis. Sur le chemin du retour, le prisonnier passe deux jours à Strasbourg. Pendant ce temps, son dossier, parvenu entre les mains du Premier consul, indique que le prétendu Dumouriez est un général Thumory de la suite du prince et dont les espions ont mal compris le nom ; Enghien nie toute participation au complot, indigne de [...]

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Pour citer l’article

Solange MARIN, « ENGHIEN LOUIS ANTOINE HENRI DE BOURBON duc d' (1772-1804) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-antoine-henri-de-enghien/