LORIENT

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Du passé prestigieux de la ville créée sous Louis XIV pour asseoir la prospérité de la Compagnie des Indes orientales, il ne reste que le nom. Lorient a en effet été très largement détruite en 1943, à l'exception de quelques faubourgs et de l'importante base sous-marine allemande de Keroman, qui était précisément la cible des avions britanniques et américains. De ce drame et d'une reconstruction effectuée rapidement est née une ville atypique, la plus importante du Morbihan, même si Vannes est le chef-lieu du département. Son organisation résulte de paramètres hérités et surtout de dynamiques actuelles.

Bretagne : carte administrative

Bretagne : carte administrative

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Carte administrative de la région Bretagne. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Lorsque Port-Louis, situé sur la rive gauche du Blavet, est choisi en 1664 pour être le port de la Compagnie des Indes orientales, le site actuel de Lorient, sur l'autre rive, est encore quasi désert et occupé par les landes. Toutefois, Colbert choisit deux ans plus tard d'y implanter le chantier de construction navale de la Compagnie et le premier navire construit, Le Soleil-de-l'Orient, donne son nom à une ville qui va rapidement supplanter Port-Louis et concentrer les fonctions militaires, commerciales et industrielles. Protégée au fond de la rade, Lorient connaît alors un développement rapide (6 000 hab. en 1702, 20 000 hab. en 1732) en étant la porte commerciale des étoffes, épices, soieries, porcelaines... Si, sous Louis XV, la perte des colonies entraîne la faillite de la Compagnie des Indes, la ville maintient son rang grâce à des installations qui lui confèrent un rôle stratégique national : implantation de l'arsenal dès 1770, création d'un port militaire sous Napoléon Ier, obtention, au détriment de Douarnenez, du port de pêche industriel de Keroman en 1927. Lorient compte, en 1936, 51 000 habitants et son avenir semble assuré par la présence d'activités militaires, navales et hauturières.

Le bouleversement lié aux bombardements (près de 90 p. 100 des habitations sont détruites) entraîne plus un changement architectural qu'une mutation fonctionnelle. La reconstruction proprement d [...]


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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Rennes-II-Haute-Bretagne

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VANNETAIS

  • Écrit par 
  • Jean MEYER
  •  • 696 mots

De toutes les entités régionales de France, le Vannetais (Bro Gwened, un des quatre « pays » de la Bretagne bretonnante) est l'une des plus stables, au point que, pour l'essentiel, le département du Morbihan se superpose assez bien à la civitas des Vénètes, devenue au haut Moyen Âge le Browaroch, puis, jusqu'en 1789, le diocèse de Vannes. Sur un territoire de quelque 7 000 kilomètres carrés, les p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vannetais/#i_38107

Pour citer l’article

Jean OLLIVRO, « LORIENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lorient/