VIVARINI LES

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Famille de peintres vénitiens. C'est dans l'atelier d'Antonio Vivarini (1410 env.-entre 1476 et 1485) que la venue sur la lagune de Masolino puis d'Uccello et d'Andrea del Castagno détermine la première réaction vénitienne aux conquêtes de la Renaissance toscane, élargissant la culture encore gothique qui est celle de Vivarini et lui révélant un sens nouveau de la rigueur plastique, de la perspective et du modelé. Le grand Polyptyque de sainte Sabine à San Zaccaria (chapelle San Trovaso), qu'il signe en 1443 avec son beau-frère Giovanni d'Alemagna, reste fidèle à la formule gothique du fond d'or, mais, dans la zone inférieure, le buisson de roses, souvenir du style international, se prolonge d'un panneau à l'autre et indique une tendance à l'unification de l'espace. On retrouve plus nettement cette préoccupation, avec une recherche nouvelle de la profondeur, dans le grand triptyque de la Vierge en trône, exécuté aussi avec Giovanni d'Alemagna (1446, Académie, Venise), bien que le fond d'architecture déploie encore toutes les préciosités du gothique. L'évolution s'accentue lorsque Antonio Vivarini entre en contact avec Donatello et Mantegna à Padoue : il participe en effet, en collaboration avec Giovanni d'Alemagna, au décor de la chapelle Ovetari, aux Eremitani, dont Mantegna réalise les principales compositions (1448). Mais Antonio saura éviter les sécheresses des squarcionesques et garder une délicatesse qui l'a fait surnommer par Roberto Longhi « le Masolino vénitien ».

À partir de 1450, après la mort de Giovanni d'Alemagna, il travaille avec son frère et élève Bartolomeo (1432 env.-env. 1495), sensible lui aussi à l'influence de Mantegna comme en témoigne le triptyque de Santa Maria Formosa et de San Giovanni in Bragora, qu'il signe respectivement en 1473 et 1478, et où l'acuité, l'énergie de l'exécution s'accompagnent d'une ampleur dans la conception d'ensemble par laquelle Bartolomeo dépasse les formules plus retenues d'Anton [...]


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BERENSON BERNARD (1865-1959)

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  • Henri PERETZ
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Dans le chapitre « Attributions et jugements »  : […] Bernard Berenson a effectué un nombre considérable d'attributions et de datations. Il résolut certains problèmes nés d'œuvres de Giovanni Bellini ; ainsi, après avoir attribué La Sainte Justice à Alvise Vivarini, il revint à Giovanni Bellini. Ne sachant trancher entre Filippino Lippi et le jeune Botticelli, Berenson inventa un peintre qu'il nomma « l'ami de Sandro ». En véri […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bernard-berenson/#i_4777

Pour citer l’article

Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE, « VIVARINI LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-vivarini/