CARRINGTON LEONORA (1917-2011)

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Leonora Carrington, née en 1917 à Clayton Green, dans le Lancashire (Grande-Bretagne) et décédée en 2011 à Mexico, est une artiste et écrivain associée au groupe surréaliste. Issue d'une famille de riches industriels du textile et rétive à l'éducation des pensionnats religieux, Leonora Carrington poursuit ses études à Florence, où elle découvre l'art de la Renaissance italienne. En 1935, elle est présentée au roi Georges V, ce qui lui inspira plus tard une fiction, La Débutante (1978). Elle étudie la peinture à l'Académie créée par Amédée Ozenfant à Londres. À l'occasion de l'Exposition internationale du surréalisme présentée aux New Burlington Galleries en 1936 et de la publication du livre sur le mouvement d'Herbert Read, elle découvre l'art surréaliste. L'année suivante, elle fait la connaissance de Max Ernst, dont elle va partager la vie en France. Elle participe aux décors réalisés par Ernst pour Ubu enchaîné de Jarry. Des figures du monde de l'art telles que Hans Bellmer, Jean Arp, André Breton et Leonor Fini font alors partie de son univers. Son premier récit, Le Petit Francis, paraît en 1938, suivi par La Maison de la peur et La Dame ovale (1939), tous deux illustrés par Ernst, puis Les Sœurs nouvelles (1940) et Waiting (1942). En 1938, Leonora Carrington participe à l'Exposition internationale du surréalisme à Paris et à Amsterdam. En 1939, Max Ernst est interné, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, au camp des Milles, près d'Aix-en-Provence, en raison de sa citoyenneté allemande. Après la défaite de 1940, Leonora Carrington, de nationalité britannique, doit s'enfuir en Espagne. À la suite de ces événements, frappée par une crise psychique, elle entre à l'hôpital psychiatrique de Santander. Cette expérience lui inspirera le récit Down Below (En bas) en 1945. Une fois guérie, elle se rend à Madrid puis à Lisbonne. En 1941, elle épouse Renato Leduc et se rend aux États-Unis. L'année suivante, elle expose à la galerie Pierre-Matisse de New York. Elle avait déjà réalisé de nombreux dessins et peintures, comme le célèbre Autoportrait (1937-1938). Il s'agit souvent de scènes oniriques dont les éléments se désagrègent. À Mexico, où se reforme un cercle surréaliste, elle se lie avec Benjamin Péret et Luis Buñuel. En 1944, le mécène Edwards James commence à lui acheter des œuvres. Elle divorce de son mari et épouse le photographe hongrois Imre Weisz. Elle écrit un roman fantasmagorique, Open, Stone Door (La Porte de pierre). Ses œuvres font l'objet de plusieurs expositions à Mexico (1950), à la galerie Pierre-Loeb à Paris (1952), à la galerie de Arte Mexicano de Mexico (1956), et une rétrospective de son œuvre (peintures et tapis) est organisée au Musée national d'art moderne de Mexico (1960). Elle réalise les décors et les costumes de La Fille de Rappaccini d'Octavio Paz et fait partie du groupe théâtral Poesia en voz alta. Sa pièce de théâtre Pénélope (1946) est mise en scène avec ses propres décors et costumes en 1961. Pour le Musée national d'anthropologie de Mexico, elle réalise en 1963 une fresque et présente son travail au Palacio de Bellas Artes et à la Galeria de Arte Mejicano en 1969. Des expositions ont également eu lieu à Paris, aux États-Unis, en Angleterre et au Japon. Elle s'installe à New York en 1985, puis vit entre Chicago et Mexico de 1988 à 1991.

Leonora Carrington a toujours partagé son existence entre l'écriture et les arts plastiques. Grâce à son ami le traducteur et éditeur Henri Parisot, ses livres paraissent en français : En bas paraît en 1973, Le Cornet acoustique... en 1974 avec une Préface d'André Pieyre de Mandiargues, La Porte de pierre en 1976, La Débutante en 1978. Si son œuvre se développe dans un esprit toujours onirique, Leonora Carrington a parfois recourt à des constructions scénographiques dérivées de la Renaissance et métamorphosées. Elles sont placées sous le signe du fantastique, du rêve, de sa vie intime, mais aussi de clés ésotériques qui n'appartiennent qu'à elle. Ses compositions emblématiques sont La Tentation de saint Antoine (1947), qu'elle a exécutée pour un concours en même temps que Max Ernst et Salvador Dalí, Les Distractions de Dagobert (1945) et Bird Bath (1978 [...]

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Gérard-Georges LEMAIRE, « CARRINGTON LEONORA - (1917-2011) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/leonora-carrington/