LE RETOUR (mise en scène L. Bondy)

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Un auteur qui « ramène le théâtre à sa base élémentaire, la pièce close et le dialogue imprévisible, où les êtres sont livrés les uns aux autres, et où le déguisement se brise. Avec un minimum d’intrigue, le drame surgit de la lutte et du cache-cache dans la confrontation verbale…».

C’est par ces mots que l’Académie suédoise a salué Harold Pinter en lui attribuant le prix Nobel de littérature, le 13 octobre 2005. Une récompense aussi méritée que tardive. Sans doute, avec le temps, cet auteur contestataire, issu de la génération anglaise des « jeunes gens en colère » des années 1950 (celle des Wesker, Osborne, Arden…), avait vu son image s’assagir, tandis qu’il passait du statut d’auteur « révolutionnaire » à celui d’auteur « classique ». Son écriture, caractérisée par son refus des codes traditionnels, avait fini par être récupérée par un théâtre bourgeois, sinon boulevardier.


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Écrit par :

  • : journaliste, responsable de la rubrique théâtrale à La Croix

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Didier MÉREUZE, « LE RETOUR (mise en scène L. Bondy) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-retour/