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LARYNX, pathologie

Les paralysies laryngées

Paralysies laryngées associés - crédits : Encyclopædia Universalis France

Paralysies laryngées associés

Les paralysies laryngées sont soit périphériques, c'est-à-dire liées à une lésion du nerf pneumogastrique (dixième paire crânienne) ou de ses branches laryngées supérieures et inférieures (= nerfs récurrents), soit d'origine centrale. Elles entraînent la paralysie de l'une ou des deux cordes vocales, selon que ces lésions sont uni- ou bilatérales. De plus, elles peuvent s'associer à des paralysies des nerfs voisins.

La paralysie unilatérale la plus fréquente est la paralysie récurrentielle, donc périphérique ; le côté gauche est le plus atteint, car le trajet du récurrent gauche est plus long que le droit.

La paralysie récurrentielle est due soit à un traumatisme, soit à une compression, soit à une infection (virus), soit à une intoxication. Le traumatisme est rarement accidentel ; il est le plus souvent opératoire, consécutif à une thyroïdectomie. Les compressions, rarement vasculaires (anévrismes de l'aorte), sont souvent dues à un cancer (thyroïde, œsophage, ou adénopathie cancéreuse). L'examen laryngoscopique est caractéristique, il montre l'immobilité de la corde vocale paralysée.

La paralysie bilatérale peut être récurrentielle bilatérale, mais la plus fréquente est la paralysie incomplète, dite des dilatateurs. Dans ce cas, la phonation est possible ; le symptôme majeur est, en revanche, la dyspnée, qui rend quelquefois nécessaire la trachéotomie. La cause peut être centrale, bulbo-protubérantielle ; mais aussi périphérique par atteinte bilatérale du nerf récurrent lors du cancer de l'œsophage cervical ou du corps thyroïde.

Les paralysies laryngées doivent être distinguées des immobilités mécaniques secondaires à des traumatismes, le plus souvent, internes (intubation prolongée), responsables du blocage laryngé et d'une sténose parfois sévère. Leur traitement, long et difficile, est fondé sur la mise en place d'un tube dilatateur pendant des mois, précédé éventuellement de l'exérèse des lésions fibreuses.

— Marcel AUBRY

— Bernard MEYER

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Écrit par

  • : professeur honoraire à la faculté de médecine de Paris
  • : praticien hospitalier, professeur des Universités

Classification

Pour citer cet article

Marcel AUBRY et Bernard MEYER. LARYNX, pathologie [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Médias

Cavité buccale - crédits : Encyclopædia Universalis France

Cavité buccale

Larynx : structure - crédits : Encyclopædia Universalis France

Larynx : structure

Paralysies laryngées associés - crédits : Encyclopædia Universalis France

Paralysies laryngées associés

Autres références

  • TROUSSEAU ARMAND (1801-1867)

    • Écrit par Jacqueline BROSSOLLET
    • 501 mots

    Né à Tours le 14 octobre 1801, Armand Trousseau est d’abord formé comme professeur de lettres classiques et devient répétiteur au lycée de Châteauroux. Il est remarqué par Pierre Fidèle Bretonneau, grand médecin de Tours, qui l'engage dans son service à l'hôpital de Tours et lui fait entreprendre...

  • VOIX, physiologie

    • Écrit par Jean ABITBOL, Bernard VALLANCIEN
    • 4 694 mots
    On rencontre les nodules chez deux types de sujets : les enfants et les femmes, surtout chanteuses en tessiture aiguë (particulièrement soprano colorature). Ils sont le résultat d'une mauvaise utilisation du larynx dans la phonation des sons aigus.

Voir aussi