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LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, film de George A. Romero

Premier film à petit budget d'un réalisateur inconnu – George A. Romero alors âgé de vingt-huit ans –, La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead) acquiert lentement, et dans le monde entier, la réputation d'un sommet du film d'horreur, devenant un film-culte souvent cité aux côtés des films les plus marquants de la décennie, comme 2001 : l'Odyssée de l'espace (1969) de Stanley Kubrick. Les aspects a priori négatifs du film, tels que le caractère brut et sommaire de la photographie, ou le physique quelconque des interprètes, ont au contraire rendu l'histoire plus crédible. Le réalisateur devait lui donner plusieurs suites, avec un budget plus important, dont Dawn of the Dead (1978), où l'action se situe dans un centre commercial, et Le Jour des morts-vivants (Day of the Dead, 1985), où les zombies s'attaquent à une base militaire. D'innombrables imitations, ainsi que des remakes plus officiels ont été tournés de ces différents films qui ont fait de leur réalisateur un mythe.

<it>La Nuit des morts-vivants</it>, de George A. Romero, 1968, affiche

La Nuit des morts-vivants, de George A. Romero, 1968, affiche

<em>La Nuit des morts-vivants</em>, de G. Romero

La Nuit des morts-vivants, de G. Romero

Un petit coin de l'Amérique, en Pennsylvanie

La jeune Barbara et son frère Johnny arrivent en voiture dans un petit cimetière pour déposer une couronne sur la tombe de leur père. Johnny est tué par un mystérieux inconnu cannibale, et Barbara se réfugie dans une maison isolée, où se trouve déjà Ben, un Noir, qui se protège lui aussi contre des zombies renaissant indéfiniment à la suite – nous l'apprenons plus tard – d'une mutation causée par des radiations qu'un satellite a ramenées sur notre planète. Ces radiations touchent les morts non encore enterrés, et le seul moyen de tuer ces « morts-vivants » est de détruire leur cerveau puis de les brûler. Des milices locales sont chargées de leur faire la chasse. Ben barricade la maison, où se sont réfugiés aussi un couple ainsi qu'une famille avec une fillette. Alors que la maison est assaillie par un nombre croissant de monstres, et que Barbara reste prostrée sous le choc de la mort de son frère, Ben est confronté à la lâcheté et à l'impuissance du père de famille. La petite fille, mordue par les monstres, devient elle aussi une « morte-vivante » et assassine son père et sa mère. Au petit matin, Ben, le seul survivant, pris pour un des zombies, sera abattu par une milice.

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Écrit par

  • : écrivain, compositeur, réalisateur, maître de conférences émérite à l'université de Paris-III

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Médias

<it>La Nuit des morts-vivants</it>, de George A. Romero, 1968, affiche

La Nuit des morts-vivants, de George A. Romero, 1968, affiche

<em>La Nuit des morts-vivants</em>, de G. Romero

La Nuit des morts-vivants, de G. Romero

Autres références

  • FANTASTIQUE

    • Écrit par Roger CAILLOIS, Éric DUFOUR, Jean-Claude ROMER
    • 21 027 mots
    • 17 médias
    – Le film de zombie. La Nuit des morts-vivants (G. Romero, 1968) invente une figure du mort-vivant (la démarche mécanique et lente, le corps qui pourrit) appelée à connaître de nombreuses variations, avec une apogée dans Zombie (1978 ; toujours de Romero, mais cette fois en Italie, en collaboration...
  • ROMERO GEORGE ANDREWS (1940-2017)

    • Écrit par Raphaël BASSAN
    • 1 449 mots
    • 2 médias
    ...déjà mis en chantier dans ses reportages et de l'imagerie novatrice du curieux Carnival of Souls, unique film d'Harold « Herk » Harvey (1962). Tourné en noir et blanc pour une somme modique, La Nuit des morts-vivants devient un succès planétaire et marque une date dans l'histoire du cinéma....

Voir aussi