BAKER JOSÉPHINE (1906-1975)

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Joséphine Baker

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Joséphine Baker à Paris

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Après avoir effectué ses débuts dans la comédie musicale à Broadway et à Philadelphie, Joséphine Baker participe à une tournée en France des Black Birds (1925) : c'est la Revue nègre présentée au théâtre des Champs-Élysées, et dont les décors et l'affiche sont signés par Paul Colin. Pratiquement nue (ses reins sont entourés d'une corolle de bananes), Joséphine Baker danse sur des rythmes encore inconnus (charleston en particulier) et utilise son corps comme jamais on ne l'a fait jusque-là sur une scène française ; ses contorsions, le galbe de son corps, sa science du geste font merveille. Le succès et le scandale sont tels que, malgré les protestations des bien-pensants (certains critiques l'accusent de déshonorer le music-hall français !), ils suffisaient à imposer auprès du public le personnage de Joséphine Baker.

Joséphine Baker

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Joséphine Baker (1906-1975) est arrivée à Paris avec une troupe américaine qui présentait la Revue nègre au théâtre des Champs-Élysées, en 1925. Elle s'établit en France pour y mener sa carrière de meneuse de revue, de chanteuse et d'actrice. 

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Joséphine Baker à Paris

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L'Américaine Joséphine Baker (1906-1975) arrive à Paris avec la Revue nègre, en 1925, et s'impose auprès du public français par le succès et le scandale provoqué par sa ceinture de bananes. 

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Elle va alors se produire un peu partout à Paris, dans diverses revues, et commence, en 1927, à chanter ; sa petite voix de soprano et son accent américain la distinguent des autres chanteuses de charme exotique de l'entre-deux-guerres. Des chansons comme La Petite Tonkinoise (paroles de Henri Christiné, musique de Vincent Scotto), vieux succès de Polin qu'elle remet à la mode, ou J'ai deux amours (paroles de Géo Koger et Henri Varna, musique de Vincent Scotto, créée au Casino de Paris en 1930) vont très vite affirmer son image de marque et on les lui réclamera encore dans les années soixante, lors de ses rares passages à l'Olympia.

Au cinéma parlant, elle devient la vedette d'aventures romanesques et quelque peu racistes : Zouzou de Marc Allégret (1934) et Princesse Tam-Tam d'Edmond T. Gréville (1935). En 1939, Fausse  Alerte de Jacques de Baroncelli ne fait que perpétuer l'image légendaire de la chanteuse de J'ai deux amours.

Joséphine Baker sert dans la Croix-Rouge en 1939-1940, puis passe au Maroc où elle rend de grands services aux officiers du 2e bureau. En 1942, elle est promue sous-lieutenant dans l'armée de l'air des Forces françaises libres. Sa conduite lui vaut l [...]


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Pour citer l’article

Louis-Jean CALVET, « BAKER JOSÉPHINE - (1906-1975) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/josephine-baker/