LYDGATE JOHN (1370 env.-env. 1450)

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De l'œuvre très volumineuse de ce moine bénédictin, cent quarante-cinq mille vers ont été conservés. Ses poèmes vont de vastes narrations, comme Le Livre de Troie (The Troy Book) et La Chute des princes (The Falle of Princis), à de brèves poésies de circonstance en quelques vers. Le Livre de Troie, commencé en 1412, à la demande du prince de Galles qui devait devenir Henri V, et terminé en 1421, est une traduction de l'Historia Troiana de Guido Delle Colonne. Il fut suivi par Le Siège de Thèbes (The Siege of Thebes), dans lequel l'intrigue centrale est tirée d'un roman français perdu, et embellie d'emprunts à Boccace.

Lydgate, qui admirait intensément l'œuvre de Chaucer, imita sa versification. Entre 1431 et 1438, il travailla à La Chute des princes, traduite en vers royaux chaucériens d'une version française de l'œuvre de Boccace. Il écrivit également des allégories amoureuses telles que La Complainte du chevalier noir (The Complaint of the Black Knight) et Le Temple de verre (The Temple of Glass), des vies de saints, des adaptations des fables d'Ésope, divers poèmes de circonstance, enfin des textes de chansons de caractère religieux ou profane.

Son œuvre est de qualité très inégale, et la proportion de bonne poésie est faible. Cependant, en dépit de ses défauts, le meilleur Lydgate écrit des vers expressifs et gracieux. Sa réputation fut longtemps l'égale de celle de Chaucer et, durant un siècle, il exerça une très forte influence.

—  Alain LABROUSSE

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Alain LABROUSSE, « LYDGATE JOHN (1370 env.-env. 1450) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-lydgate/