BARBIROLLI JOHN (1899-1970)

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Chef d'orchestre et violoncelliste britannique, John Barbirolli est issu d'une famille franco-italienne. Fils d'un violoniste italien établi en Angleterre et d'une Française, Giovanni Battista Barbirolli naît le 2 décembre 1899 à Londres. Il s'initie au violon dès l'âge de quatre ans, avant d'opter pour le violoncelle et, à l'âge de dix ans, entre au Trinity College of Music de Londres. Après avoir fréquenté la Royal Academy of Music de Londres de 1912 à 1916, le jeune homme, qui anglicise son prénom, se lance dans une carrière de violoncelliste d'orchestre et de soliste ; il fait beaucoup de musique de chambre, notamment au sein du Quatuor Kutcher, qu'il rejoint en 1924, et fonde son propre orchestre à cordes. John Barbirolli se tourne ensuite vers l'opéra, devenant chef d'orchestre à plein temps. De 1929 à 1933, il est premier chef de la Covent Garden Touring Company ; il dirige au Sadler's Wells en 1934 et prend la direction du Scottish Orchestra de Glasgow (1933-1936). Invité par l'Orchestre philharmonique-symphonique de New York pour la saison 1936-1937, il succède à Arturo Toscanini à la tête de la prestigieuse phalange, jusqu'à la fin de la saison mémorable organisée pour le centenaire de l'orchestre, en 1941-1942.

De 1943 à 1968, Barbirolli dirige le Hallé Orchestra de Manchester, dont il va faire un des meilleurs orchestres britanniques. Également premier chef de l'Orchestre symphonique de Houston de 1961 à 1967, il sera l'un des invités permanents de l'Orchestre philharmonique de Berlin de 1961 jusqu'à sa mort. Une crise cardiaque le terrasse, le 29 juillet 1970, à Londres, peu après une répétition avec le Philharmonia Orchestra. John Barbirolli avait été anobli en 1949.

Son nom reste attaché aux œuvres de ses compatriotes Frederick Delius, William Walton, Edward Elgar, Ralph Vaughan Williams et Benjamin Britten, ainsi qu'à celui de Gustav Mahler. Il a créé la deuxième suite de Façade de Walton (1938), le Concerto pour violon (1940) et la Sinfonia da Requiem (1941) de Benjamin Britten, les Symphonies no 7 « Sinfonia antartica » (1953) et no8 (1956, qui lui est dédiée), de Vaughan Williams.

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Pour citer l’article

« BARBIROLLI JOHN - (1899-1970) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-barbirolli/