JEUX OLYMPIQUESLe cinéma et les Jeux

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Les Chariots de feu, H. Hudson

Les Chariots de feu, H. Hudson
Crédits : Courtesy of Warner Brothers, Inc.

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« Buster » Crabbe dans Flash Gordon

« Buster » Crabbe dans Flash Gordon
Crédits : Universal Pictures

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Au-delà de l'événement sportif, les compétitions olympiques sont souvent le cadre d'aventures humaines mêlant rivalité, amitié, honneur, convictions... Il en est ainsi de l'histoire des Britanniques Harold Abrahams et Eric Liddell aux Jeux d'été de Paris en 1924.

Né de parents juifs lituaniens, Harold Abrahams doit surmonter les humiliations liées à l'antisémitisme pour trouver son chemin et construire sa vie : l'athlétisme sert de marchepied à ce garçon orgueilleux et volontaire pour faire sa place dans la société. À l'inverse, Eric Liddell, né de parents protestants presbytériens, dédie son existence à Dieu ; le sport ne constitue pour ce jeune homme humble nullement un but en soi, mais une des façons d'affirmer sa dévotion. Les deux champions sont des sprinters redoutables, et la question de la suprématie sur les courses de vitesse doit se voir tranchée à l'occasion du 100 mètres olympique à Paris en 1924. Or la finale de cette épreuve a lieu un dimanche, ce qui interdit à Liddell d'y prendre part, car il lui faudrait pour ce faire transgresser toutes les règles liées à sa pratique religieuse. Une voie royale se dessinerait-elle pour Abrahams ? Nullement. En effet, Abrahams n'est pas le favori de ce 100 mètres, une course qui a toujours vu la victoire d'un Américain aux Jeux ; en outre, il doit se battre contre un adversaire invisible, Liddell – dans son esprit, tout autre résultat qu'une victoire serait humiliant.

Le 7 juillet 1924, jour de la finale du 100 mètres, quarante mille spectateurs ont pris place dans les gradins du stade de Colombes ; à 19 heures, le silence se fait. Parmi les six concurrents, quatre sont américains : Jackson Scholz, le recordman du monde, Charlie Paddock, vainqueur à Anvers en 1920, Loren Murchison, redoutable, et Chester Bowman, moins connu. Abrahams et le Néo-Zélandais Arthur Porritt complètent le plateau. Au coup de pistolet du starter, Abrahams jaillit ; il avale la cendrée, casse le buste e [...]


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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pierre LAGRUE, « JEUX OLYMPIQUES - Le cinéma et les Jeux », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-le-cinema-et-les-jeux/