HATHAWAY HENRY (1898-1985)

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Cinéaste américain, né à Sacramento (Californie). Fils d'un comédien et lui-même initié de bonne heure au théâtre, il tente sa chance au cinéma, mais comme accessoiriste et scénariste, avant de mettre en scène des westerns de séries B pour Paramount (1929-1934). Sa vraie chance lui vient lorsqu'il dirige le « recollage » des Trois Lanciers du Bengale, film dont la partie « documentaire » avait été tournée en Inde par Ernest Schoedsack et gravement endommagée par la chaleur. Le succès de ce produit hybride (1936) lui vaut la confiance durable des producteurs, qui l'emploient aux rajustages de « transparences » et de second units (scènes tournées en décors naturels par des assistants).

Toutefois, son abondante production ne se limite pas à cette spécialité. Elle frappe au contraire par sa variété. À l'exception de la comédie — où il n'a signé qu'une réussite (mais c'est une parodie de western, Le Grand Sam [North of Alaska ; 1961]) —, il a abordé tous les genres avec une évidente prédilection pour certains. Beaucoup de ses films ne sont que des œuvres de commande, toujours soigneusement réalisées mais d'allure anonyme : à commencer par Peter Ibbetson (1936), beau film d'amour, qui suit la merveilleuse histoire de George du Maurier, mais non ses digressions, et auquel fait défaut un certain équilibre dans l'interprétation, Gary Cooper dépassant trop nettement ses partenaires.

L'une des veines les mieux exploitées par Hathaway a été celle du film d'aventures (Souls at Sea, 1937 ; China Girl, 1943 ; Prince Vaillant, 1954). Une autre est le « thriller » à tendance sociale ou réaliste, qu'il traite dans un style à effets (Le Carrefour de la Mort [Kiss of Death, 1947] ; Appelez Nord 777 [Call Northside 777, 1948]).

Le Carrefour de la mort, H. Hathaway

Le Carrefour de la mort, H. Hathaway

Photographie

Brian Donlevy, Richard Widmark et Victor Mature dans Le Carrefour de la mort, un des grands titres du film noir, de Henry Hathaway (1947). 

Crédits : Hulton Getty

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C'est surtout après la guerre que Hathaway put développer une activité « personnelle », en tirant parti de l'esthétique du Cinémascope et en devenant son propre producteur sur des sujets qui lui permettaient de souligner certains motifs pri [...]

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Dans le chapitre « L'âge d'or du film fantastique américain (1931-1939) »  : […] De 1931 à 1939, aux États-Unis, c'est véritablement l'âge d'or du cinéma fantastique. On y assiste à l'avènement des grands mythes inspirés des classiques de la littérature de l'étrange et de l'effroi. Dracula , réalisé par Tod Browning et présenté le 14 février 1931 aux États-Unis, est le premier film sonore d'épouvante. Adapté de l'œuvre de Bram Stoker qui avait inspiré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fantastique/#i_80165

Pour citer l’article

Gérard LEGRAND, « HATHAWAY HENRY - (1898-1985) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/henry-hathaway/