DUPARC HENRI (1848-1933)

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Représentant éminent de la mélodie française d'inspiration romantique. L'édition définitive de ses œuvres comprend treize mélodies, auxquelles, à peu de choses près, se limite sa production, mais qui suffisent à rendre son nom célèbre. Elles se situent toutes entre 1868 et 1884. Né à Paris dans un milieu où la pratique des arts est à l'honneur, Henri Duparc devient, dès avant la guerre de 1870, un des tout premiers élèves de César Franck et assiste à Munich à la création de La Walkyrie. Cofondateur en 1871 de la Société nationale de musique, dont il sera longtemps l'actif secrétaire, il voit, en 1885, sa santé déjà altérée lui rendre tout travail créateur impossible : alors commence un calvaire qui durera un demi-siècle. Il fait deux voyages à Lourdes en 1902 et en 1906 (avec Paul Claudel et Francis Jammes), s'oriente vers une vie intérieure empreinte de mysticisme et d'esprit contemplatif, perd la vue et meurt à Mont-de-Marsan, où il était retiré en 1924. Les treize mélodies, parmi lesquelles L'Invitation au voyage (Baudelaire, 1870), La Vague et la cloche (Coppée, 1871), Extase (Lahor, 1872), Élégie (Thomas Moore, 1874), Le Manoir de Rosemonde (Bonnières, 1879), Phydilé (Leconte de Lisle, 1882), Lamento (Gautier, 1883), La Vie antérieure (Baudelaire, 1884), valent moins par leurs nouveautés techniques que par une intensité d'expression d'autant plus grande que les moyens utilisés (simple altération d'un son, modulation inattendue, répétition obstinée de quelques accords) se font plus discrets. Ses seules autres partitions ayant atteint quelque notoriété sont un Poème nocturne pour orchestre (1874) et le poème symphonique Lénore (d'après Bürger, 1875).

—  Marc VIGNAL

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  • Henry BARRAUD
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Dans le chapitre « Duparc »  : […] Avec Henri Duparc, on aborde une solution nouvelle des problèmes posés par le lied à un compositeur de langue française, beaucoup moins déterminé que le compositeur allemand par le schéma rythmique du langage parlé. Il s'agit chez Duparc d'un véritable poème chanté, non pas resserré comme le lied allemand, mais brossé par larges touches de couleurs simples, mais délicates et chaudes, prenant son […] Lire la suite

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Marc VIGNAL, « DUPARC HENRI - (1848-1933) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-duparc/