SOLIMENA FRANCESCO (1657-1747)

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Fils d'un peintre avec lequel il fait ses premières études, Solimena travaille ensuite chez Francesco de Maria mais se forme surtout au contact des œuvres de Lanfranco, de Matia Preti et de Luca Giordano. La verve décorative de celui-ci inspire sa manière tour à tour nuancée ou dramatique, tumultueuse ou délicate, qui reste très personnelle par la saveur et l'éclat des accents colorés. Il ne quitta jamais Naples où il a laissé une œuvre considérable, affirmant un sens des compositions complexes et tourbillonnantes, des éclairages orageux et inquiétants : des fresques de San Giorgio Maggiore à l'immense et fougueux Héliodore chassé du temple du Gesù Nuovo (1725), de la Conversion de saint Paul à San Paolo Maggiore (1689-1690) aux Saints Dominicains entourant la Vierge (1709), cet accent passionné donne à la peinture décorative une orientation nouvelle, qui comptera pour Goya et aussi pour Delacroix.

—  Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

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Dans le chapitre « Les domaines de l'« hispanidad » »  : […] Cette diversité du baroque espagnol se retrouve dans plusieurs domaines de l' hispanidad . Le Levant de la Péninsule (Valence et Murcie) s'ouvrit à la fin du xvii e siècle et au xviii e à d'autres influences baroques, encore mal étudiées. Du moins la parenté est-elle frappante avec le baroque d'Europe centrale, peut-être pour avoir puisé à des sources communes. L'Espagne, c'est encore la Flandr […] Lire la suite

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Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE, « SOLIMENA FRANCESCO - (1657-1747) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/francesco-solimena/