FLAVINE MONONUCLÉOTIDE (FMN)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Coenzyme flavinique dérivée de la riboflavine (vitamine B2). C'est une cotranshydrogénase qui représente le groupement prosthétique du « ferment jaune de Warburg et Christian ». Avec le flavine adénine dinucléotide (FAD), elle constitue le groupement actif des enzymes jaunes ou flaviniques qui participent aux processus d'oxydoréduction.

Le FMN est formé par de la riboflavine, du ribose et de l'acide phosphorique. Il peut fixer réversiblement deux atomes d'hydrogène sur les atomes d'azote 1 et 10 ; cette fixation fait disparaître une double liaison :

FMN + XH2 ⇌ FMNH2 + X.

Pour pouvoir exercer sa fonction catalytique, le système flavinique doit être réoxydé, ce qui fait intervenir un système enzymatique immédiatement couplé. L'hydrogène transporté est transmis d'un donneur XH2 (divers métabolites ou coenzymes à nicotinamide réduites : en effet, le potentiel d'oxydoréduction du FMN, voisin de 0,06 V, est plus élevé que celui du NAD+) à un accepteur. Dans quelques cas, cet accepteur est l'oxygène, d'où formation d'eau oxygéne (H2O2) ; dans d'autres cas, il s'agit des cytochromes (chaîne respiratoire).

La forme oxydée (FMN) est jaune et absorbe au voisinage de 450 nanomètres. La forme réduite (FMNH2) est incolore. Cette différence peut être utilisée pour suivre par des méthodes optiques le processus de réduction.

Le FMN est la coenzyme de la L-aminoacide déshydrogénase, qui catalyse la désamination des L-acides monoaminés monocarboxyliques, et de la NADPH-cytochrome c réductase. C'est également un constituant de l'acyl carrier protein (ACP), protéine multi-enzymatique qui joue un rôle important dans la biosynthèse des acides gras.

—  Paul DI COSTANZO

Écrit par :

  • : ancien maître de conférences, agrégé, biologiste des hôpitaux de Paris

Classification


Autres références

«  FLAVINE MONONUCLÉOTIDE (FMN)  » est également traité dans :

AMINOACIDES ou ACIDES AMINÉS

  • Écrit par 
  • Pierre KAMOUN
  •  • 4 605 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Désamination oxydative »  : […] La désamination des acides-α-aminés est pratiquement toujours effectuée par oxydation avec formation d'acide α-cétonique et d'ammoniac suivant la réaction simplifiée 5. La nécessité d'un apport d'oxygène a été démontrée : un atome d'oxygène est consommé par molécule d'aminoacide oxydé, et la quantité d'ammoniac libérée est équi-moléculaire de celle de l'acide-α-cétonique formé. La vitesse de désa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/amino-acides-acides-amines/#i_32280

OXYDORÉDUCTIONS, biologie

  • Écrit par 
  • René HELLER
  •  • 5 922 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les nucléotides »  : […] Le nicotinamide-adénine-dinucléotide ou NAD (cf. tableau, formule 1a) est un dérivé de la nicotinamide, ou vitamine PP, antipellagreuse. C'est un coenzyme libre. Sous sa forme oxydée (NAD + ) et en présence d'une enzyme appropriée, il réalise l'oxydation du substrat en le déshydrogénant, avec libération d'un H + dans le milieu. Inversement, la réduction par la forme réduite (NADH) s'effectue par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oxydoreductions-biologie/#i_32280

THEORELL AXEL HUGO THEODOR (1903-1982)

  • Écrit par 
  • Samya OTHMAN
  •  • 216 mots

Biochimiste suédois, né en 1903 à Linköping, mort en 1982 à Stockholm. Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1955 pour ses travaux « sur la nature et le mode d'action des enzymes d'oxydation ». Professeur de chimie à l'université d'Uppsala (1931), Theorell est ensuite promu directeur du département de biochimie de l'institut Nobel à Stockholm (1936). Les travaux de Theorell sur les enzymes d'o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/axel-hugo-theodor-theorell/#i_32280

VITAMINES

  • Écrit par 
  • Marc PASCAUD
  •  • 4 765 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Riboflavine, vitamine B2 »  : […] La molécule de riboflavine, ou lactoflavine, comporte un noyau isoalloxazine substitué lié à un sucre, le ribitol. On connaît deux coenzymes dérivés, d'une part l'ester phosphate appelé – improprement – flavine mononucléotide FMN, d'autre part le dérivé mononucléotidique à adénine du premier, appelé – également improprement – flavine adénine dinucléotide FAD. Les coenzymes à flavine sont des agen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vitamines/#i_32280

Pour citer l’article

Paul DI COSTANZO, « FLAVINE MONONUCLÉOTIDE (FMN) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/flavine-mononucleotide/