FABRE D'ÉGLANTINE PHILIPPE FABRE dit (1750-1794)

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Fils d'un marchand drapier de Carcassonne, Fabre d'Églantine est un auteur-comédien ambulant. Le célèbre Il pleut, il pleut bergère... est tiré d'une de ses opérettes. Au cours d'un séjour à Lyon, il se lie avec Collot d'Herbois, mais il ne participe pas à l'agitation prérévolutionnaire. Entré au club des Cordeliers, qui deviendra le club des Jacobins, il se lie dès lors avec Danton dont il devient l'homme de plume. Besogneux, et sans cesse à l'affût de spéculations lucratives, il propose, en 1790, au ministre de la Marine, contre 3 millions, de pousser les Jacobins à se montrer favorables à la monarchie. Il est cité aussi comme ayant reçu de l'argent du roi à la veille du 10 août 1792. Après cette journée, il publie un journal mural : Compte rendu au peuple souverain, où il apparaît comme un révolutionnaire intransigeant ; il pousse aux massacres de Septembre et tente même d'en organiser en province. Puis on le voit trafiquer sur les fournitures aux armées. Élu député de Paris à la Convention, il fait adopter par l'Assemblée son calendrier républicain, le 25 octobre 1793. Après la chute de la Gironde, il fait partie de la faction des Indulgents. Accusé d'avoir falsifié un décret de la Convention nationale relatif à la liquidation de l'ancienne Compagnie des Indes, il est arrêté le 18 mars 1794, jugé en même temps que les dantonistes, le 30 mars, et guillotiné le 5 avril.

—  Roger DUFRAISSE

Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, maître assistant à l'université de Caen

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Pour citer l’article

Roger DUFRAISSE, « FABRE D'ÉGLANTINE PHILIPPE FABRE dit (1750-1794) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fabre-d-eglantine/