DIVAGATIONS, Stéphane MallarméFiche de lecture

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Publié l'année précédant la mort de Stéphane Mallarmé (1842-1898), le volume de Divagations recueille, sous forme d'anthologie, l'essentiel de ses écrits en prose. À plusieurs reprises déjà, le poète avait choisi cette forme : Album de vers et proses (1887-1888), Pages (1891) ou Vers et prose (1893) proposaient à chaque fois un « modeste florilège », seul substitut possible au grand œuvre, à l'achèvement toujours repoussé.

Stéphane Mallarmé, É. Manet

Stéphane Mallarmé, É. Manet

Diaporama

Dans le sillage de Baudelaire, Mallarmé poursuit une réflexion sur la fonction du langage et la place du poète dans la modernité, qui interroge également l'œuvre des peintres (Manet) et des musiciens (Wagner). Édouard Manet, Stéphane Mallarmé, 1876. Huile sur toile, 27,5 cm × 36 cm.... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG-images

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Comme Vers et prose, Divagations s'ouvre sur un avant-propos dépréciatif : « Un livre comme je ne les aime pas, ceux épars et privés d'architecture », affirme Mallarmé, qui se reproche entre autres des compromissions avec le journalisme. Aux dernières lignes se laisse pourtant deviner une réconciliation de l'auteur avec son projet : « les Divagations apparentes traitent un sujet, de pensée, unique – si je les revois en étranger, comme un cloître quoique brisé, exhalerait au promeneur, sa doctrine ». Il y a donc bien une architecture, fût-elle brisée.

À la fin du volume, une « bibliographie » minutieuse et très développée (comme le sera celle des Poésies) apporte des précisions sur ce « volume premier » de Divagations. Elle se justifie par l'extrême diversité des textes réunis et témoigne aussi de la difficulté qu'éprouve Mallarmé à mettre un point final : la bibliographie lui permet de glisser in extremis un article supplémentaire, récemment paru dans la Revue blanche.


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MALLARMÉ STÉPHANE (1842-1898)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis BACKES
  •  • 5 980 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Musique mentale »  : […] À l'automne de 1871, il est enfin nommé à Paris. Il y trouve un milieu littéraire et artistique plus vaste que celui que lui offrait Avignon avec la compagnie des félibres. Il se plonge avec bonheur dans cette vie dont l'absence, à Tournon, à Besançon, lui avait été pénible. Vie d'amitiés, avec Manet , avec Villiers de L'Isle-Adam, avec Verlaine, avec tous ceux qui, à partir de 1877, se retrouvero […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stephane-mallarme/#i_35946

Pour citer l’article

Patrick BESNIER, « DIVAGATIONS, Stéphane Mallarmé - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/divagations/