LEAN DAVID (1908-1991)

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Les Grandes Espérances, de David Lean

Les Grandes Espérances, de David Lean
Crédits : Universal International Pictures/ Collection privée

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Oliver Twist, de David Lean

Oliver Twist, de David Lean
Crédits : Bert Hardy/ Picture Post/ Getty Images

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La Route des Indes, D. Lean

La Route des Indes, D. Lean
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Cinéaste épique ? Cinéaste académique ? On continue de débattre des mérites qui ont fait la renommée des principaux films de David Lean : Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d'Arabie, Docteur Jivago, La Route des Indes. Magnifiées pour ces trois derniers films par la musique de Maurice Jarre, servies par des acteurs de talent et de grands professionnels du cinéma, ces œuvres, loin d’être de simples superproductions, tranchent par leur dimension romanesque, leur capacité à bâtir un récit porté par le souffle de l’histoire. Elles ont été reconnues à leur juste valeur par des metteurs en scène aussi différents que Steven Spielberg, Stanley Kubrick et George Lucas.

La construction d'un style

Né le 25 mars 1908, à Crayton, en Angleterre, dans une modeste famille de quakers, David Lean entre dans la carrière cinématographique à dix-huit ans, en 1926. Engagé aux studios Gainsborough, il travaille comme clapman, assistant réalisateur, assistant costumier, assistant opérateur et assistant monteur, avant d'être nommé, en 1930, chef monteur. À ce titre, il assurera le montage d'une vingtaine de longs métrages de fiction et de quantité de films d'actualités (Gaumont Pictures, Movietone). Doté d'une solide réputation, il est contacté par le dramaturge et comédien Noel Coward pour codiriger, en 1942, In Which we Serve (Ceux qui servent en mer), l'un des plus célèbres documentaires romancés sur la guerre. Il réalisera trois autres films sous l'égide de Coward : This Happy Breed (Heureux Mortels, 1944), chronique de la vie d'une famille ouvrière dans l'entre-deux-guerres, Blithe Spirit (L'Esprit s'amuse, 1945), une comédie fantasmagorique et, surtout, Brève Rencontre (1945), sobre et sensible relation d'une courte mais passionnée liaison platonique entre un médecin et une ménagère des plus ordinaires.

Avec ce film, David Lean échappait au « parrainage » de Noel Coward, affirmait sa personnalité et posait définitivement, en les portant à leur poin [...]

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Écrit par :

  • : critique et historien de cinéma, professeur d'histoire du cinéma

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Pour citer l’article

Alain GAREL, « LEAN DAVID - (1908-1991) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-lean/