COWARD NOEL (1899-1973)

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Né en 1899 dans la banlieue londonienne, Noel Coward est précocement attiré par le théâtre. Après de difficiles débuts, il sait s'imposer à l'attention du public anglais de l'entre-deux-guerres, et son succès lui assure dès lors une audience internationale. Comédien, romancier, auteur dramatique, il va être l'une des figures les plus populaires du théâtre anglais. Bon nombre de ses pièces, dont la plus célèbre, Brève Rencontre (1945, D. Lean), furent portées à l'écran. Joué aux quatre coins du monde, promu à la dignité de chevalier par la reine Élisabeth en 1970, il s'éteint à la Jamaïque le 26 mars 1973, victime d'une crise cardiaque.

Noel Coward et Yvonne Printemps

Noel Coward et Yvonne Printemps

photographie

Le Britannique Noel Coward (1899-1973), comédien et auteur dramatique, et l'actrice française Yvonne Printemps (1894-1977) dans une scène de sa pièce Conversation Piece, au His Majesty's Theatre de Londres, en 1934. 

Crédits : Hulton Getty

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Spirituel humoriste, d'une audace frisant parfois l'impertinence, Noel Coward a gardé de son enfance le goût de la farce et de la mystification. Il peut être considéré comme le Sacha Guitry de l'Angleterre. Monté pour la première fois sur une scène à l'âge de dix ans, il avait écrit sa première pièce à douze. Pourtant, cet homme brillant et distingué, qui posséda la réputation d'être le plus parisien des auteurs dramatiques anglais, dut affronter la misère avant de séduire la fortune.

Après le succès triomphal de The Vortex (1924), histoire d'un jeune intoxiqué dont la mère est immorale, il s'essaie un temps à la revue, puis crée d'élégantes comédies. Si certaines furent boudées par le public, comme Sentiment, Peace in Your Time, d'autres firent le tour du monde, comme Private Lives (1930), Gai Fantôme (1941) et surtout Brève Rencontre, qui fut jouée seize mois de suite à New York et dont l'adaptation cinématographique obtint en 1946 le grand prix de la critique internationale au festival de Cannes. Le cinéma attira également Noel Coward, qui connut le succès dans Heureux mortels (D. Lean, 1944), d'après sa pièce Cavalcade, puis dans Égarement (1951), dont il était à la fois l'auteur, le dialoguiste, l'acteur principal et le compositeur. Créateur polyvalent (il s'adonnait aussi à la peinture), il écrivit deux livres autobiographiques : Present Indicative (1937) et Future Indicative (1954).

—  Paul MORELLE

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COMÉDIE MUSICALE

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Dans le chapitre « Le musical au Royaume-Uni : de Noël Coward et Ivor Novello à Andrew Lloyd Webber et Elton John »  : […] Jacques Offenbach des ouvrages comme H.M.S. Pinafore (1878) ou The Pirates of Penzance (1979), Noël Coward (Bitter Sweet, 1929 ; Conversation Piece, 1933) et Ivor Novello (Glamourous Night, 1935 ; The Dancing Years, 1939 ; King's Rhapsody, 1949...) sont les deux principaux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comedie-musicale/#i_99093

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Dans le chapitre « La construction d'un style »  : […] de films d'actualités (Gaumont Pictures, Movietone). Doté d'une solide réputation, il est contacté par le dramaturge et comédien Noel Coward pour codiriger, en 1942, In Which we Serve (Ceux qui servent en mer), l'un des plus célèbres documentaires romancés sur la guerre. Il réalisera trois autres films sous l'égide de Coward : This Happy Breed […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-lean/#i_99093

Pour citer l’article

Paul MORELLE, « COWARD NOEL - (1899-1973) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/noel-coward/