DAO [TAO]

CHINOISE (CIVILISATION) - La pensée chinoise

  • Écrit par 
  • Claude GRÉGORY
  •  • 3 454 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Wu et dao »  : […] Avant d'évoquer le dao – et l'on ne peut guère que l'évoquer – il faut mettre en exergue le mot wu , sans doute le plus important de la langue chinoise. Jusqu'en 1911, année de son effondrement, le trône des empereurs de Chine était surmonté d'un panneau de laque qui portait l'inscription wuwei , généralement rendue par : non-agir, ne pas agir, ne pas intervenir (Kaltenmark), venue du fond des âg […] Lire la suite

CHINOISE (CIVILISATION) - Symbolisme traditionnel et religions populaires

  • Écrit par 
  • Maxime KALTENMARK, 
  • Michel SOYMIÉ
  •  • 7 067 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le monde et son ordonnance »  : […] Le monde n'était pas pour les anciens Chinois l'œuvre d'un créateur. Les fragments de mythes cosmologiques qui subsistent parlent de héros qui aménagèrent la terre pour la rendre habitable, de sages qui firent de l'homme primitif un civilisé ; il n'est nulle part question d'une création ex nihilo . Il y avait aussi des mythes relatifs à la séparation du Ciel et de la Terre, au modelage des premier […] Lire la suite

DAODE JING [TAO-TÖ KING] - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Catherine DESPEUX
  •  • 774 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Enseignements du Dao »  : […] La Voie, c'est le chemin, la méthode, l'art de la communication entre le ciel et la terre, mais aussi entre les puissances sacrées et les hommes. C'est le pouvoir mystérieux du devin, du magicien, ou du roi. Aux époques historiques, on prêtait aux rois et aux empereurs une vertu (Dao ou Daode) capable de faire régner l'ordre non seulement parmi leurs sujets mais encore dans la nature tout entière […] Lire la suite

ÉLÉMENTS THÉORIES DES

  • Écrit par 
  • René ALLEAU
  •  • 8 234 mots

Dans le chapitre « Circulations royales des énergies »  : […] Aux éléments, dans les deux systèmes du Yue ling et du Hong fan , répondent des « saveurs » : « (Ce qui) humecte (et) tend vers le bas (Eau : 1) produit le salé  ; (ce qui) flambe (et) tend vers le haut (Feu : 2) produit l' amer  ; (ce qui) se courbe (et) se redresse (Bois : 3) produit l' acide  ; (ce qui) est ductile (et) multiforme (Métal : 4) produit l' âcre  ; (ce qui) est ensemencé (et) mois […] Lire la suite

GUO XIANG [KOUO HIANG] (mort en 312)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 454 mots

Philosophe chinois de l'école Xuanxue, Guo Xiang est connu pour le commentaire du Zhuangzi qui porte son nom. La question de savoir si ce commentaire a réellement été écrit par lui ou s'il est l'œuvre de Xiang Xiu (221 env.-300) a été beaucoup discutée depuis l'époque de sa parution jusqu'à nos jours. En définitive, il semble que le commentaire actuel soit, en effet, de Guo Xiang, mais que ce der […] Lire la suite

HUAINAN ZI (Liu An)

  • Écrit par 
  • Pierre MARSONE
  •  • 868 mots

En publiant le Huainan zi (le « Maître de Huainan ») pour la première fois dans une langue occidentale (Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2003), Charles Le Blanc, Rémi Mathieu et leurs collaborateurs ont enfin mis à la portée du plus large public une synthèse majeure de la sagesse et du savoir de la Chine dans les premières décennies de l'Empire ( ii e  s. av. J.-C.). Si l'on considè […] Lire la suite

PERFORMANCE, art

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES
  •  • 19 226 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'esthétique du groupe Zaj »  : […] Performer, disions-nous à partir de l'exemple de M. Duchamp, c'est transformer un ready-made. Les analyses d'un J.-F. Lyotard montrent de quelle manière un ready-made se branche sur un discours : la tradition est une transformation s'appliquant à un récit pris comme ready-made. Et par « récit », il faut entendre l'ensemble des énoncés possibles, selon les divers degrés de narrativité envisageables […] Lire la suite

SHAO YONG [CHAO YONG] (1011-1077)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 513 mots

Sage, philosophe et poète, un des principaux artisans, avec Zhou Dunyi, de la métaphysique du Daoxue, mouvement de renouveau de la pensée chinoise connu en Occident sous le nom de néo-confucianisme. Le retour aux classiques et la résistance contre le bouddhisme avaient été préparés politiquement par Han Yu (768-824) et ses disciples. Mais c'est seulement avec Shao Yong et ses amis qu'apparaît un s […] Lire la suite

TAOÏSME

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 8 929 mots
  •  • 1 média

Le terme de taoïsme ( daojia ) s'est appliqué d'abord aux écrits de certains mystiques de la Chine antique. C'est là une classification établie a posteriori par les bibliographes impériaux de l'époque des Han antérieurs (206 av.-9 apr. J.-C.). Parmi les nombreuses écoles philosophiques de la Chine pré-impériale, on chercherait vainement en effet une école « taoïste ». Le Dao [ Tao en ancienne tr […] Lire la suite

XI KANG [HI K'ANG] (223-262)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 330 mots

Originaire d'une famille aisée et traditionnellement confucianiste, marié à une princesse de la dynastie régnante, Xi (on transcrit aussi Ji) Kang n'occupa jamais dans la hiérarchie des fonctionnaires qu'un poste honoraire sans charge ( zhongsan dafu ). Pour un homme de sa classe et de ses talents, ce refus de s'engager dans la vie publique est si extraordinaire que les usurpateurs au pouvoir l'on […] Lire la suite

YIN & YANG

  • Écrit par 
  • Caroline GYSS
  •  • 1 221 mots

Dans le chapitre « Succession rythmique et non-opposition »  : […] La notion de yin et yang et la vaste déclinaison de significations qui lui sont associées – ombre et soleil, froid et chaleur, humidité et sécheresse, féminité et virilité, hiver et été, réclusion et travaux extérieurs, etc. – ne sont pas perçues comme une dualité, une opposition, mais comme la succession rythmique de deux aspects complémentaires. L'alternance des saisons commande les attitudes et […] Lire la suite

ZHANG XUECHENG [TCHANG HIUE-TCH'ENG] (1738-1801)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 582 mots

L'ère Qianlong (1736-1796) se caractérise notamment, pour ce qui est de la pensée, par un mouvement de critique de l'orthodoxie confucianiste qui s'exerça surtout dans le domaine philologique, dans l'étude textuelle de l'ensemble des livres « classiques », du Canon ( Jing ) qui est la bible du confucianisme ; mais, chez les plus fortes têtes, cette critique prit un tour philosophique qui devait pe […] Lire la suite

ZHUANGZI

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE
  •  • 2 413 mots

Dans le chapitre « La pensée du « Zhuangzi » »  : […] Impossible de tirer du Zhuangzi un système ; la notion même de système serait un contresens. L'exposé des idées est rarement discursif ; il use de l'illustration concrète, souvent du mythe traité en procédé littéraire. Il y a aussi beaucoup d'éléments se rattachant à de vieilles croyances magico-religieuses, à des pratiques chamaniques, à des techniques psychophysiques favorisant la longue vie : […] Lire la suite

ZHUANGZI (TCHOUANG-TSEU) (Zhuang Zhou) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre MARSONE
  •  • 1 122 mots

Dans le chapitre « L'art de la provocation »  : […] En s'ouvrant sur l'étrange description d'un immense poisson qui se transforme en oiseau géant, pour continuer par un chapitre prônant l'égalité de toutes choses, la vie et la mort notamment, le Zhuangzi donne d'emblée une idée de l'un de ses tons dominants, la provocation. Ce style apparaît déjà dans la forme. En introduisant des dialogues factices entre Laozi et Kongzi (Confucius), desquels ce […] Lire la suite


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Faîte suprême

Faîte suprême

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Diagramme du « faîte suprême » adapté de Zhou Dunyi (Tcheou Touen-yi), env 1050 apr J-C Les cinq cercles sont rigoureusement équivalents et ne font que présenter aux yeux humains les aspects de « tai ji », le faîte suprême Cercle supérieur : tai ji dans sa pure vacuité indicible... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Faîte suprême

Faîte suprême
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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